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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 15:32

Vivre n’est pas simple. Encore plus confiné. !

Comment faire pour prendre soin de nous et s’adapter à ce temps suspendu ? En effet, tous nos petits choix au quotidien, mis bout à bout, auront un impact significatif sur la façon dont nous négocierons cette expérience de vie hors norme. Alors je vous propose quelques conseils pour composer votre boussole et vous y retrouver dans cette tourmente.

 

Tout d’abord, il est nécessaire d’accueillir cette expérience qui s’impose à nous. Cela nous demande probablement à de l’acceptation et des renoncements pour négocier au mieux cette vague épidémique comme un surfeur négocie la vague qui se propose à lui.

  • Accepter, pour ne pas boire la tasse, permet de négocier sans s’enliser dans une lutte qui sera source d’angoisses ou de ruminations.
  • Renoncer à ce qui ne peut pas être aujourd’hui ou demain du fait du contexte, nous libère pour vivre ce temps présent.

Manger des aliments réels : Attention, lorsque c’est possible, à la nourriture industrielle qui favorise l’obésité et la dépression. C’est aussi l’occasion de manger en pleine conscience. C’est-à-dire en ralentissant pour être curieux des gouts et des consistances. Manger en pleine conscience permet de privilégier le plaisir à la quantité et de faire de cette situation une opportunité pour faire évoluer son rapport à la nourriture.

S’offrir une réelle opportunité de sommeil : Beaucoup de troubles psychologiques sont dus à des difficultés de sommeil. La société de loisir a amputé du temps de sommeil. Le confinement peut être l’occasion de retrouver une quantité de sommeil nécessaire à notre santé (en moyenne 8 H/Jours) et faire éventuellement une sieste (pas plus de 30 mn). Il est aussi important d’être vigilant de garder un rythme de vie en ayant des heures de lever et de coucher régulières. La désynchronisation de notre horloge peut-être à l’origine de trouble anxio-dépressif. Il est aussi nécessaire de gérer avec mesure son temps d’écran en les arrêtant au moins une heure avant de se coucher et en les laissant si possible hors de la chambre.

Faites chaque jour de l’exercice physique, de préférence le matin d’un point de vue chronobiologique : gainage abdominal, vélo d’appartement, étirements, abdominaux, cours de yoga ou de stretching en ligne, etc. L’activité physique est anxiolytique et antidépressive. L’être humain a besoin de mouvement.

https://theconversation.com/lecons-de-confinement-comment-mandela-a-su-rester-en-forme-dans-sa-minuscule-maison-de-soweto-et-en-prison-135774?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%207%20avril%202020%20-%201587015198&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%207%20avril%202020%20-%201587015198+CID_c33a8384ab2d7f18bf8abbdce951ba76&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Leons%20de%20confinement%20%20comment%20Mandela%20a%20su%20rester%20en%20forme%20dans%20sa%20minuscule%20maison%20de%20Soweto%20et%20en%20prison

Cultiver son réseau social : Des études récentes ont montré que le principal facteur qui influe sur notre façon de vieillir et notre durée de vie est la qualité de notre appartenance sociale. Distance physique ne veut pas dire distance sociale. Organisez vous des apéros Skype, suivez des cours de sport en ligne, proposez à vos enfants de faire des récréations avec leurs amis, etc.

Cultiver la pleine conscience de soi dans nos actions du quotidien : Quand on marche, quand on prend sa douche ou que l’on fait la vaisselle, de prendre le temps d’être vraiment là et non pas la tête ailleurs. Apprendre à être juste là et présent à soi. Soyez curieux du silence, du chant des oiseaux, de l’expérience sensorielle qui se présente à vous, du temps qui passent… favorisez la contemplation à la mentalisation.

Diminuer les toxines : drogues, alcool, cigarettes, médicaments

Poser des actes significatifs : C’est-à-dire d’être engagé dans sa vie en agissant en fonction de ce qui a du sens pour soi et non être un touriste ou un consommateur de la vie. En effet, encore plus que jamais le futur est incertain. Nous ne le connaissons pas. Le seul endroit où nous pouvons vivre et agir c’est maintenant. Toute chose est source d’opportunité. Peut-être, c’est l’opportunité de jouer, de vous aimer, de créer, de raconter des histoires, etc. Osez ! Beaucoup de choses restent possible malgré ce confinement.

Ayez chaque jour des réalisations (Gâteau, bricolage, couture, rangement, écriture d’un carnet de vie, etc.). C’est l’occasion de tenter des choses, d’explorer vos talents et d’être créatif.

Pratiquer l’autocompassion : Nous ne sommes pas des êtres parfaits mais des êtres vulnérables. Ce n’est pas le résultat qui est important car cela nous amène à juger et à commenter notre vie, mais notre attitude mais aussi la façon dont nous avons de la tendresse pour nos ratés et notre vulnérabilité.

Etre continent de tout mots négatifs ou de reproches pour ne pas transformer ce confinement en huis clos. il y aura bien le temps ensuite de s'expliquer. Encore plus que jamais, la vie ensemble, confiné, est une histoire de compromis et de bienveillance. Faites le pour les autre ou au moins pour vous.

Pratiquer la gratitude : Lors du confinement des camps de concentration, les personnes qui prenaient le temps de percevoir et de remercier les choses agréables qui leur arrivaient malgré l’horreur de la situation avaient plus de chance de survivre. Lorsque les femmes de l’orchestre d’Auschwitz jouaient de la musique, elles prenaient le temps de remercier la possibilité de faire de la musique malgré leur terrible situation. Prenons le temps de remercier d’être vivant à cet instant, de respirer, de savourer un rayon de soleil, un oiseau qui chante, d’avoir une personne que l’on aime autour de nous, etc. La gratitude a un fort impact sur notre bonne santé psychologique.

Aidons notre prochain : Aider et rendre service nous fait aussi du bien. Alors ne ratons pas une occasion d’être généreux et de tendre la main sans rien attendre en retour. Par contre, il est nécessaire de faire la différence entre aider et s’épuiser à vouloir sauver. On prend mieux soin des autres lorsque l’on sait prendre soin de soi.

Cette démarche est la démarche ACT ( https://act-afscc.org/ ). L’ACT vise à développer la fléxibilité psychologique en essayant de se rapprocher par nos comportements de ce qui compte pour nous et d’arrêter de lutter sur ce que nous n’avons pas de prise. La démarche ACT montre que la souffrance et les épreuves font partie de la vie et ne doivent pas nous empêcher de vivre. C’est à nous de choisir comment les négocier.

Au fond, c’est de ce dire que l’épreuve du confinement est comme celle du marin qui est pris dans la tempête ou la brume. Si il se demande s’il va arriver à bon port, c’est la meilleure façon de se noyer. Pris dans la tempête ou la brume, il adapte sa voilure et avance vague après vague, tout en prenant soin de lui, et en se disant qu’il arrivera bien quelque part. Nous arriverons quelque part. Cela dépendra aussi de la façon dont nous prendrons soin de nous au jour le jour. Bon courage

Film : c'est quoi le bonheur?

Seznec Jean-Christophe et Le Guen Sophie : Débranchez votre mental. Trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie. Ed Leducs

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 18:21

L’épidémie du COVID 19 a déclenché une vague de peur du fait du risque infectieux, de la présence massive dans les médias de ce sujet et des mesures particulièrement exceptionnelles qui ont été prise dans le monde. Aussi, il me semble nécessaire de faire le point sur ce phénomène émotionnel qu’est la peur, ses conséquences et la façon dont on la négocie.

Tout d’abord, les émotions ont comme fonction de nous informer de nos besoins et de nous donner l’énergie suffisante pour les satisfaire par nos actions. Il s’agit d’un mécanisme adaptatif permettant notre survie, partagé par de nombreux animaux. En l’occurrence la peur nous informe que notre besoin de sécurité est en tension et qu’il nécessite une action pour le satisfaire. Elle peut nous donner l’énergie nécessaire pour courir plus vite qu’habituellement et s’échapper d’un danger. A l’époque des hommes préhistoriques, la peur était un mécanisme adaptatif très utile car la vie de ces hommes étaient peuplées de dangers mortels. Il était, par exemple, nécessaire d’anticiper, que derrière un rocher il pouvait se trouver un tigre aux dents sabres. L’énergie que nous procure une émotion nous sert à produire une action adaptée mais aussi à produire des pensées notamment pour résoudre le problème qui se présente à nous et anticiper la suite.

La peur est utile. Nous sommes vivants parce que nos ancêtres ont eu peur et ont su se protéger des dangers que la vie réelle leur présentait. En effet pendant des siècles, la principale occupation des êtres humains était de survivre et de se reproduire pour perpétuer l’espèce.

Progressivement, depuis la préhistoire, l’enjeu de la survie n’a plus été, pour une large majorité de personnes un enjeu majeur. Les opportunités de se nourrir ont été de plus en plus grandes, les dangers mortels de moins en moins fréquents, en dehors des périodes de guerres, d’épidémies ou de famine. L’espérance de vie s’est particulièrement allongée ce dernier siècle. Le temps de vie libéré a offert plus de temps pour penser et développer notre imaginaire. Aussi, la peur c’est de plus en plus nourrit non pas de danger réel mais de notre imaginaire à travers nos jugements et nos commentaires sur la vie. D’un point de vue psychopathologique, elles s’organisent notamment en phobie : Peur de ne pas réussir, peur de la foule, peur des autres, peur de l’école, etc.

Lorsque la peur dépasse nos capacités de gestion, elle suit la règle des trois F qui nous empêche d’avoir le comportement adaptatif nécessaire :

  • F comme flight : fuite devant le danger
  • F comme fight : lutte contre le danger
  • F comme freeze : paralysie devant le danger

La panique

La panique est un emballement de la peur lorsque l’on perd ses repères et que l’on ne sait quel comportement choisir qui nous rapprocherait d’un état sécurisant. Elle crée une agitation mentale ou comportementale au risque d’aggraver le danger auquel on est confronté tout comme quelqu’un qui s’agite dans un sable mouvant.

 

Comment faire face à une peur

  • Tout d’abord faire la différence entre le futur et le présent. Bien souvent, la peur se nourrit de ce que l’on imagine qui se passera dans le futur alors que pour l’instant tout va bien dans le présent.
  • Faire la différence entre ce que dont nous avons peur, de qui est possible qu’il arrive et ce qui nous arrive véritablement. Il existe souvent de très grosses différences entre ces trois éléments
  • Se poser les questions suivantes : Où est le problème ? Le pire est-il sur ? Est-ce ci grave ? Que puis- je faire dans l’instant présent ?
  • Ne pas rester seul et chercher du soutien, de la réassurance ou des ressources auprès de ses congénère. En effet, une étude a montré que des babouins du Serengeti en Tanzanie, face à un danger, ont un taux de cortisol et d’adrénaline quasi nul lorsqu’ils fuient en groupe (Levine S., Coe C. and Weiner S.G. : Psychoneuroendocrinology of stress: a psycholbiological perspective. In Psychoendocrinology, Brush F.R. and Levine S. Academicpress 1989). Les femmes souffrant d’un cancer pouvant citer le nom de dix amis ont quatre fois plus de chance de survie que les autres (Kroenke et al: Social networks, social support, and survivalafterBreast cancer diagnosis in Journal of clinicalOncology (2006))
  • Face à une épreuve ou un danger, raccourcir sa focale d’attention à l’instant présent pour ne pas être happé par un futur cauchemardesque.
  • Etre le capitaine de son âme pour être maître de son destin

Face à l’épreuve du COVID 19, une partie de la solution sera de gérer la peur qu’il induit. Nous aurons à rester bien centré sur le présent et sur les actions nécessaires pour prendre soin de nous et nous protéger. Cela nous demandera probablement être capable à des renoncements pour avoir la créativité pour nous adapter. Pour cela, il est capital que l’on informe avec justesse chacun sur la réalité de la situation à chaque étape. Il faudra que les politiques et les médias fasse preuve de pédagogie pour faire adhérer le plus grand nombre aux actions décidées et nous protéger autant du déni que d’un imaginaire cauchemardesque. Nous avons besoin d'un chef d'orchestre ou d'un capitaine qui nous guide dans la brume. Ce capitaine c'est aussi vous!

Ilios Kotsou : éloge de la lucidité

Ilios kotsou et autre : les compétences émotionnelles

Christophe andré : La force des émotions. Ed Odile Jacob

Jean-christophe Seznec et Sophie Le Guen : Débranchez votre mental, trucs et astuces pour ne plus ressassez et profiter de la vie - Ed Leducs

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:42

Le corona est notre nouveau combat. Nous voilà tous en action pour mener ce combat.

L'idée d'un combat collectif me renvoie à des propos d'autrefois tenu par ceux qui avaient connu la deuxième guerre mondiale et qui pestait devant l'évolution du monde moderne.

En effet, je me souviens que pendant la crise économique de 70, un certain nombre d’anciens disaient qu’il nous faudrait une bonne guerre ! Pour eux, la guerre remettrait les pendules à l’heure, calmerait les agités, faire reset et de repartir sur de bonnes bases faute de savoir réformer.
Il leur faudrait une bonne guerre !

Manque de pot nos armes sont trop destructives pour jouer à la guerre mondiale, elles feraient exploser notre terre. En outre toutes les guerres que mènent l'occident à droite ou à gauche n'ont plus ces vertus, se chronicisent et créer des migrants menaçant de nous envahir... Puis on a déjà eu si peur avec Hiroshima et la crise de Cuba.

 

Il leur faudrait une bonne guerre. Ce genre de guerre qui résout les pb que nous ne savons pas résoudre. La pilule miracle, le coup de baguette magique qui fait des dégâts mais pas trop… Un peu comme le cancer du bras de Coluche !

 

Il leur faudrait une bonne guerre pour calmer ces gilets jaunes, la mondialisation, le capitalisme sauvage, les islamistes et toutes ces dérives religieuses, résoudre le pb des retraites, des attentats, du consumérisme et celui des questions existentielles. Une bonne guerre qui ancre tout le monde dans le présent et remet le monde en marche ; Une bonne guerre qui fait taire les commentaires, le cynisme et la passivité. Une bonne guerre qui remet sur les rails un peuple, qui remet en rang les individus pour se ressouder autour d'un ennemi.

Voilà que le corona virus arrive. Quelle opportunité de nous mettre en état de guerre mondiale contre un ennemi non humain. Un ennemi qui inquiète mais qui fait au final pas trop de mort puisque à ce jour nous avons en France 69 mort alors que chaque année la grippe fait 10000 mort dans l’indifférence générale. Un corona virus qui réveille nos peurs ancestrales et qui servira de levier pour fédérer le monde dans un même combat. Pu la peine de s’entre tuer, nous avons notre guerre contre un ennemi invisible le covid 19.
Quel génie, nous avons réussi à inventer la guerre imaginaire ! C'est merveilleux. Nous voici tous dans nos bunkers, faisant nation pour lutter contre ce grand Satan de Corona. Les terriens sont tous sommés d'être debout face à ce pb mondial à la demande de nos politiques et attisés par les médias pour faire haro sur ce diable de corona et faisant fi de l'impact économique. D'ailleurs Emmanuel Macron a dit lors de son allocution que cela sera l'occasion de repenser notre façon de vivre, de produire, de consommer, d'être, tout comme après une bonne guerre...

Il leur faudrait une bonne guerre ! Mais dans celle-ci c’est les vieux que l’on enferme, qui vont dépérir dans l’isolement,  et les jeunes qu’on libère de l’école.

Voici le souvenir qui remonte devant cette agitation collective

Il leur faudrait une bonne guerre…

 

A méditer
La Peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert.
« Où allez-vous si vite? » s’enquit le chef.
« A Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. »
Au retour de Damas, la Peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit: « C’est
cinquante mille vies que vous avez prises, non mille ».
« Non, dit la Peste. J’en ai pris mille. C’est la Peur qui a pris le reste. »

Anthony de Mello

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:42

Je me souviens que pendant la crise économique de 70, un certain nombre d’anciens disaient qu’il nous faudrait une bonne guerre ! Pour la guerre remettait les pendules à l’heure, calmait les agités et permettaient de remettre les pendules à l’heure, de faire reset et de repartir sur de bonnes bases faute de savoir réformer.
Il leur faudrait une bonne guerre !

Manque de pot nos armes sont trop destructives et elles feraient exploser notre terre si elle était à nouveau mondiale. Déjà qu’elle ne va pas si bien avec tous ces pb écologiques… A déjà eu si peur avec Hiroshima et la crise de Cuba.

 

Il leur faudrait une bonne guerre. Ce genre de guerre qui résout les pb que nous ne savons pas résoudre. La pilule miracle, le coup de baguette magique qui fait des dégâts mais pas trop… Un peu comme le cancer du bras de Coluche !

 

Il leur faudrait une bonne guerre pour calmer ces gilets jaunes, la mondialisation, le capitalisme sauvage, les islamistes et toutes ces dérives religieuses, résoudre le pb des retraites, des attentats, du consumérisme et celui des questions existentielles. Une bonne guerre qui ancre tout le monde dans le présent et remet le monde en marche ; Une bonne guerre qui fait taire les commentaires, le cynisme et la passivité.

Voilà que le corona virus arrive. Quelle opportunité de nous mettre en état de guerre mondiale contre un ennemi non humain. Un ennemi qui inquiète mais qui fait au final pas trop de mort puisque à ce jour nous avons en France 69 mort alors que chaque année la grippe fait 10000 mort dans l’indifférence générale. Un corona virus qui réveille nos peurs ancestrales et qui servira de levier pour fédérer le monde dans un même combat. Pu la peine de s’entre tuer, nous avons notre guerre contre un ennemi invisible le covid 19.
Quel génie, nous avons réussi à inventer la guerre imaginaire ! C'est merveilleux. Nous voici tous dans nos bunkers, faisant nation pour lutter contre ce grand Satan de Corona. Les terriens sont tous sommés d'être debout face à ce pb mondial à la demande de nos politiques et attisés par les médias pour faire haro sur ce diable de corona et faisant fi de l'impact économique. D'ailleurs Emmanuel Macron a dit lors de son allocution que cela sera l'occasion de repenser notre façon de vivre tout comme après une bonne guerre/

Il leur faudrait une bonne guerre ! Mais dans celle-ci c’est les vieux que l’on enferme, qui vont dépérir dans l’isolement,  et les jeunes qu’on libère de l’école.

Voici le souvenir qui remonte devant cette agitation collective

Il leur faudrait une bonne guerre…

 

A méditer
La Peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert.
« Où allez-vous si vite? » s’enquit le chef.
« A Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. »
Au retour de Damas, la Peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit: « C’est
cinquante mille vies que vous avez prises, non mille ».
« Non, dit la Peste. J’en ai pris mille. C’est la Peur qui a pris le reste. »

Anthony de Mello

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:15

Je me souviens que pendant la crise économique de 70, un certain nombre d’anciens disaient qu’il nous faudrait une bonne guerre ! Pour la guerre remettait les pendules à l’heure, calmait les agités et permettaient de remettre les pendules à l’heure, de faire reset et de repartir sur de bonnes bases faute de savoir réformer.
Il leur faudrait une bonne guerre !

Manque de pot nos armes sont trop destructives et elles feraient exploser notre terre si elle était à nouveau mondiale. Déjà qu’elle ne va pas si bien avec tous ces pb écologiques… A déjà eu si peur avec Hiroshima et la crise de Cuba.

 

Il leur faudrait une bonne guerre. Ce genre de guerre qui résout les pb que nous ne savons pas résoudre. La pilule miracle, le coup de baguette magique qui fait des dégâts mais pas trop… Un peu comme le cancer du bras de Coluche !

 

Il leur faudrait une bonne guerre pour calmer ces gilets jaunes, la mondialisation, le capitalisme sauvage, les islamistes et toutes ces dérives religieuses, résoudre le pb des retraites, des attentats, du consumérisme et celui des questions existentielles. Une bonne guerre qui ancre tout le monde dans le présent et remet le monde en marche ; Une bonne guerre qui fait taire les commentaires, le cynisme et la passivité.

Voilà que le corona virus arrive. Quelle opportunité de nous mettre en état de guerre mondiale contre un ennemi non humain. Un ennemi qui inquiète mais qui fait au final pas trop de mort puisque à ce jour nous avons en France 69 mort alors que chaque année la grippe fait 10000 mort dans l’indifférence générale. Un corona virus qui réveille nos peurs ancestrales et qui servira de levier pour fédérer le monde dans un même combat. Pu la peine de s’entre tuer, nous avons notre guerre contre un ennemi invisible le covid 19.
Quel génie, nous avons réussi à inventer la guerre imaginaire ! C'est merveilleux. Nous voici tous dans nos bunkers, faisant nation pour lutter contre ce grand Satan de Corona. Les terriens sont tous sommés d'être debout face à ce pb mondial à la demande de nos politiques et attisés par les médias pour faire haro sur ce diable de corona et faisant fi de l'impact économique. D'ailleurs Emmanuel Macron a dit lors de son allocution que cela sera l'occasion de repenser notre façon de vivre tout comme après une bonne guerre/

Il leur faudrait une bonne guerre ! Mais dans celle-ci c’est les vieux que l’on enferme, qui vont dépérir dans l’isolement,  et les jeunes qu’on libère de l’école.

Voici le souvenir qui remonte devant cette agitation collective

Il leur faudrait une bonne guerre…

 

A méditer
La Peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert.
« Où allez-vous si vite? » s’enquit le chef.
« A Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. »
Au retour de Damas, la Peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit: « C’est
cinquante mille vies que vous avez prises, non mille ».
« Non, dit la Peste. J’en ai pris mille. C’est la Peur qui a pris le reste. »

Anthony de Mello

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:15

Je me souviens que pendant la crise économique de 70, un certain nombre d’anciens disaient qu’il nous faudrait une bonne guerre ! Pour la guerre remettait les pendules à l’heure, calmait les agités et permettaient de remettre les pendules à l’heure, de faire reset et de repartir sur de bonnes bases faute de savoir réformer.
Il leur faudrait une bonne guerre !

Manque de pot nos armes sont trop destructives et elles feraient exploser notre terre si elle était à nouveau mondiale. Déjà qu’elle ne va pas si bien avec tous ces pb écologiques… A déjà eu si peur avec Hiroshima et la crise de Cuba.

 

Il leur faudrait une bonne guerre. Ce genre de guerre qui résout les pb que nous ne savons pas résoudre. La pilule miracle, le coup de baguette magique qui fait des dégâts mais pas trop… Un peu comme le cancer du bras de Coluche !

 

Il leur faudrait une bonne guerre pour calmer ces gilets jaunes, la mondialisation, le capitalisme sauvage, les islamistes et toutes ces dérives religieuses, résoudre le pb des retraites, des attentats, du consumérisme et celui des questions existentielles. Une bonne guerre qui ancre tout le monde dans le présent et remet le monde en marche ; Une bonne guerre qui fait taire les commentaires, le cynisme et la passivité.

Voilà que le corona virus arrive. Quelle opportunité de nous mettre en état de guerre mondiale contre un ennemi non humain. Un ennemi qui inquiète mais qui fait au final pas trop de mort puisque à ce jour nous avons en France 69 mort alors que chaque année la grippe fait 10000 mort dans l’indifférence générale. Un corona virus qui réveille nos peurs ancestrales et qui servira de levier pour fédérer le monde dans un même combat. Pu la peine de s’entre tuer, nous avons notre guerre contre un ennemi invisible le covid 19.
Quel génie, nous avons réussi à inventer la guerre imaginaire ! C'est merveilleux. Nous voici tous dans nos bunkers, faisant nation pour lutter contre ce grand Satan de Corona. Les terriens sont tous sommés d'être debout face à ce pb mondial à la demande de nos politiques et attisés par les médias pour faire haro sur ce diable de corona et faisant fi de l'impact économique. D'ailleurs Emmanuel Macron a dit lors de son allocution que cela sera l'occasion de repenser notre façon de vivre tout comme après une bonne guerre/

Il leur faudrait une bonne guerre ! Mais dans celle-ci c’est les vieux que l’on enferme, qui vont dépérir dans l’isolement,  et les jeunes qu’on libère de l’école.

Voici le souvenir qui remonte devant cette agitation collective

Il leur faudrait une bonne guerre…

 

A méditer
La Peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert.
« Où allez-vous si vite? » s’enquit le chef.
« A Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. »
Au retour de Damas, la Peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit: « C’est
cinquante mille vies que vous avez prises, non mille ».
« Non, dit la Peste. J’en ai pris mille. C’est la Peur qui a pris le reste. »

Anthony de Mello

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 21:01

Après le célèbre « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus », je vous propose une autre image fonctionnelle de la compréhension de la différence de fonctionnement entre les hommes et les femmes : Les femmes fonctionnent comme des armoires et les hommes comme des commodes.

Une commode est faite de tiroirs. Les hommes rangent chaque domaine de vie dans un tiroir spécifique. Lorsqu’il rencontre des difficultés dans le tiroir professionnel, il peut aisément fermer celui-ci pour ouvrir le tiroir activité sportive ou copains. Lorsqu’il part le matin au travail, il ferme le tiroir famille pour ouvrir le tiroir travail. L’avantage de cela est que le désordre dans un tiroir n’affecte pas les autres tiroirs. Tout est bien cloisonné. Ce fonctionnement peut être vécu pour une femme comme abrupt, voire brutale.

Dans une armoire tout est en communication. Les femmes sont très relationnelles et tout ce qu’elles vivent est en relation. Aussi, lorsqu’une femme vit un désordre dans un pan de sa vie, cela affecte l’ensemble de sa vie. Le désordre à un endroit de l’armoire touche l’ensemble de l’armoire. Ce fonctionnement peut être vécu comme envahissant pour un homme.

Cette histoire d’armoire et de commode est évidemment une image et non d’une vérité. Certains hommes fonctionnent inversement comme des armoires et des femmes comme des commodes. En outre, le genre humain est un camaïeu de possibilités et non deux catégories étanches comme je le propose ici. Cependant, cette image est souvent utile en thérapie de couple pour comprendre comment fonctionne la personne du sexe opposé, développer l’altérité et avoir de la bienveillance sur un fonctionnement différent. En effet, dans les problèmes de couple, on retrouve souvent des personnes qui ne comprennent pas le fonctionnement de l’autre, en souffre et s’enlise dans une lutte contre celui-ci alors que le soulagement peut venir en acceptant la différence et en voyant les opportunités. Le simple fait de comprendre et d’accepter la différence pour construire un autre mode d’échange permet parfois de régler des problèmes de couples et des frustrations de la vie.

Malgré tout, lorsque l’on a bien compris ce fonctionnement mobilier, il peut être intéressant de travailler à quelques aménagements dans notre meuble pour le bien du couple.

  • Les femmes aimeraient bien que quelque chose d’elles existent dans chaque tiroir d’un homme pour ne pas ressentir la brutalité d’un tiroir qui se ferme.
  • Les hommes aimeraient bien que leurs femmes aient un tiroir dans l’armoire où ils ne peuvent ne pas être là afin d’avoir des espaces de liberté.

 

En thérapie ACT (thérapie de l’acceptation et l’engagement), on utilise beaucoup d’images comme levier au changement. Ce n’est pas leur réalité qui importe, c’est comment elles permettent de modifier une perception ou une attitude. Dans mon expérience, cette métaphore des commodes et des armoires fonctionne plutôt bien. Et vous, vous fonctionnez comme quel meuble ?

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 14:49

Sarah Abitbol, 44 ans, a parlé ce jeudi 30 janvier sur France Inter a propos des abus sexuels qu’elle a subi de l’âge de 15 à 17 ans par son entraineur, Monsieur O. Elle l’appelle Mr O car elle n’a pas la force de prononcer son nom à la suite du traumatisme qu’elle a subi. Elle a consigné chacun d’entre eux dans un carnet et elle peut enfin en parler à travers un livre « un long silence » , qu’elle co-signe avec Emmanuelle Anizon. Son témoignage est terrible par la violence de ce qu’elle a vécu et par les conséquences psychologiques dont elle dit encore souffrir.  Il est aussi terrible car il met en lumière les insuffisances et les complaisances d’un milieu sportif qui ne prend pas encore pleinement la mesure de ces drames et les moyens de prévention nécessaires.

Le monde du sport est en effet un lieu de vulnérabilité pour les abus sexuels.

  • En effet, les jeunes enfants rentrent très tôt dans la filière du haut-niveau, particulièrement dans la gymnastique, le patinage artistique et le tennis.
  • Ils sont très vite coupés de leur milieu familial, de leurs amis et de leur village social pour être élevés afin de devenir les champions de demain.
  • Il se construit bien souvent une relation fusionnelle avec un entraineur qui est là pour les transformer et les magnifier. Cet entraineur est à la fois leur mentor, celui qui va leur faire atteindre le Graal et dont ils dépendent, la seule personne repère pour se rassurer et celui qui peut, du jour au lendemain, les éjecter du système.
  • Pour construire le geste sportif, l’entraineur devra nouer une relation tactile avec la jeune personne afin de la guider dans son apprentissage.
  • Ces jeunes n’ont pas toujours la conscience et la maturité pour savoir ce qui se fait ou ne se fait pas. Ils n’ont pas toujours de lieu de communication pour partager un ressenti qu’ils ne savent pas toujours identifier du fait de leur jeune âge.
  • Le sentiment de honte et la peur que leur inspirent ces agressions musellent leur parole. Le révéler leur fait peur et, n’ayant pas encore appris à négocier leurs émotions, ils ont peur de la peur, ce qui les bloque.
  • Les filles sont particulièrement vulnérables aux prédateurs. Elles sont plus dans la relation que les garçons et recherche plus un réconfort relationnel dans le stress. Les criminels savent manipuler ce caractère pour en abuser.
  • Les sports individuels sont plus propices à ces abus car la présence des autres enfants est moins importantes. On est plus seul et vulnérable que dans les sports d’équipe ou le groupe protège un peu plus.

Ces abus sexuels touchent les garçons comme les filles. Les abuseurs peuvent être des femmes comme des hommes même si la prédominance masculine dans la population des entraineurs en fait le plus grand nombre de criminels.

Ce n’est pas la première histoire d’abus sexuel dans le sport. Auparavant, Isabelle Demongeot a déjà écrit un livre sur ce qu’elle a vécu dans le tennis. Tout récemment, il y a eu de nombreuses affaires qui ont été révélées aux USA dans la gymnastique.

Ce type de dérapage est d’autant plus possible que certains entraineurs sont dans des reconversions difficile : deuil de leur carrière sportive, insécurité financière et statutaire, eux-mêmes ont subit parfois des violences sexuelles, désir d’accomplissement par procuration, etc.

Quand aux parents, il est parfois difficile de dénoncer ses pratiques :

  • Ils ont surtout envie de sortir leur enfant de ce milieu maltraitant
  • Difficulté à surmonter l’épreuve d’aller à la police pour dénoncer le crime
  • Culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur pour prévenir et protéger leur enfant
  • Deuil difficile de leurs espoirs de succès sportifs et du cout que cela a engagé
  • Etc.

Cependant, le contexte a changé. Cette dernière année, nous avons eu le phénomène #metoo, le témoignage d’Adèle Haenel, les affaires de l’église catholique, le clip d’Angèle « Balance ton… et le livre sur le consentement de Vanessa Springora. Il n’est plus possible de se voiler la face, face à ces crimes et devant les mesures de protection nécessaire à prendre. Les instances sportives ont des obligations morales :

  • Former les entraineurs et cadres sportives sur les relations adéquates dans l’exercice de ses fonctions.
  • Mettre en place un plan de prévention des risques comme dans les entreprises
  • Evaluer régulièrement le plan de prévention et ses résultats sur le terrain.
  • Informer et former les jeunes sportifs sur leurs droits, la gestion émotionnelle, la capacité à faire appel et à identifier les ressources à leur disposition.
  • Apprendre le principe du consentement à toute personne dans une organisation
  • Mettre en place un d’écoute et d’expression.
  • Professionnaliser les pratiques.
  • Sortir des relations duelles entraineurs/sportifs source de dépendance, de fusion et de risque dérapage.
  • Imposer que ce sujet face partie de l’évaluation longitudinale obligatoire chez les sportifs de haut-niveau.

 

Il est urgent de moderniser les structures sportives pour que plus jamais de tels actes puissent avoir lieu.

 

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 09:06

En ce début 2020, un article du nouvelle 0BS a lancé une nouvelle polémique que les propos jugés non déontologiques et abusifs d’un groupe privé réunissant environ 11000 médecins. On reproche à ses participants de montrer des photos de patients non anonymisées, d’avoir des propos irrévérencieux envers les patients et un humour douteux dépassant l’esprit carabin.

Cette polémique est intéressante et informative sur les dérives de la communication et de l’information. En effet, dans ce divangate, on retrouve toutes les distorsions cognitives qui déforment aujourd’hui l’information. De ce fait, il me semble nécessaire d’en repérer les mécanismes pour ne pas se laisser manipuler eux dans d’autres affaires et avoir une vision déformée de la réalité.

La première étape est d’observer le contexte des personnes concernées. Tout d’abord, il est étonnant de remarquer qu’un groupe privé de Facebook puisse rassembler autant de médecins. Probablement que celui-ci répond à de nombreux besoins...

En effet, l’exercice de la médecine est de plus en plus difficile. Les médecins sont de plus en plus isolés et ont de moins en moins d’opportunités de se rencontrer. Ces rencontres étaient autrefois organisées plus ou moins directement par les laboratoires pharmaceutiques qui avaient certes un rôle de promotion mais aussi une fonction sociale qui n’a jamais été reconnue. Avec leur mise au ban de la société, du fait de la théorie du complot qui les entoure, aucun système alternatif n’a été mis en place pour reprendre ce rôle social. Les médecins sont de plus en plus entravés du fait de nombreuses contraintes administratives et de nombreuses réformes de la santé qui se font, non seulement sans eux, mais contre eux (ex : loi santé de Marisol Touraine réforme des retraites, réformes de la prescription des génériques, etc.). Enfin, les relations avec les patients se sont détériorées (plus de violences, de demandes abusives, etc.).

Dans ce contexte, le divan des médecins répond à plusieurs besoins :

  • Tout d’abord comme le dit son nom a un besoin de s’épancher, de partager et de pouvoir exprimer les ressentis difficiles liés au métier. Il est un espace d’expression et d’écoute.
  • Il est aussi la possibilité de blaguer, de rire et de tirer avec bienveillance le grotesque de certaines situations et de s’extirper de la dureté du métier. Cyrano de Bergerac n'est pas loin. Les fâcheux non plus...
  • Il permet de purger des colères, des frustrations ou des angoisses.
  • Il est aussi l’occasion de trouver des ressources à des problèmes médicaux ou à se former, à travers des échanges avec des collègues
  • Enfin, il a été l’occasion de la création de plusieurs chaines de solidarité envers des confrères malades, en souffrance ou ayant des parents ou des enfants en difficultés.

Des gens extérieurs au divan et au contexte de ce métier ont lancé une polémique sur les propos tenus dans le divan les jugeant indignes de médecins, en utilisant différentes techniques pour déformer et instrumentaliser les commentaires postés :

  • Tout d’abord en décontextualisant les propos.
    • Sortie de leur contexte des propos prennent un autre sens. Les médecins ne parlent pas aux patients et en public de la même façon qu’ils le font entre eux comme dans n’importe quel métier, tout comme des femmes de chambres d’hôtel ou du personnel funéraire ne s’expriment probablement pas en public de la même façon qu’ils partagent leur quotidien entre collègues…
    • Des propos émotionnels dites dans un groupe privé amical et confraternel n’ont pas la même signification que des propos professionnels et publiques.
  • En créant des généralisations en disant que certains propos discutables dit par quelques individus reflètent la façon de penser de tous les membres du groupe... et discréditent de ce fait le groupe.
  • En construisant des syllogismes. Une expression utilisée par les médecins pour se purger de leur colère contre certains comportements abusifs de certains patients est une image prise dans le film Bernie de Dupontel. Quand, ils sont en colère, ils disent que cela mérite un coup de pelle. Il s’agit d’une expression émotionnelle et évidemment aucun patient n’a reçu de coup de pelle et aucun médecin ne souhaite véritablement en donner un. Mais voici un exemple de syllogisme possible :
    • Des médecins veulent donner des coups de pelle aux patients
    • Les personnes qui donnent des coups de pelles sont des personnes violentes qu’il faut condamner.
    • Les médecins sont des personnes violentes dont il faut se protéger

 

Syllogisme actuel

  • Les médecins parlent de leur excès de poids à des patientes
  • Les personnes qui stigmatisent les personnes en excès de poids sont grossophobes
  • Les médecins sont grossophobes et se moquent de leurs patients

 

Un médecin a même eu une lettre d’avocat, avec une plainte pour grossophobie, d’une patiente pesant 120 kg pour 1 mètre 70 et qui venait pour une lombalgie et qui avait osé évoquer l’impact de son poids sur sa pathologie.

 

Le contexte des journalistes favorise l’embrasement de la polémique. De plus en plus, de journalistes sont pigistes et précaires. L’information journalistique est en lutte avec l’information divulguée par internet. De ce fait, un certain nombre de journalistes ont de moins en moins de temps pour enquêter et pour vérifier leurs données. Beaucoup de média recopient une information délivrée par un média sans la vérifier ni la contextualiser, ce qui propage les fakes news. Tout cela fait qu’une fausse information peut facilement se diffuser et s’amplifier, ce d’autant qu’elle sera relayée par des trolls sur internet. Les trolls sont des personnes qui sont contre tout et qui observent le monde en victime de nombreux complots qu’ils alimentent sur le net.

Dans ce contexte, les médecins sont pris dans un cercle non vertueux :

  • Il est de plus en plus difficile pour eux d’exercer.
  • Ils ont de fait de plus en plus besoin de parler.
  • Plus ils échangent et plus ils risquent de tenir des propos qui, sortis de leur contexte, sont déformés. 
  • Ces déformations participent à augmenter la pression qu’ils ressentent. Ils entrainent un plus grand besoin de s’exprimer.

Associé à ce mécanisme, la population confond le service que les médecins offrent à travers leur profession et la demande qu’ils soient à leur service, quelque soit les demandes déraisonnables que les médecins doivent gérer et qu’ils rapportent à leur façon sur leur divan. Les médecins doivent négocier ces demandent tout en étant sous le joug de la CPAM qui tracte tout délit statistique (prescription de plus de médicaments ou d’arrêts maladies que la moyenne de leur secteu, etc.). Ils se retrouvent coincer dans un double lien : répondre aux besoins et exigences des patients et suivre les règles que leur demande de suivre de nombreuses instances comme la CPAM.

Un autre syllogisme se présente :

  • Les médecins gagnent plus d’argent que la moyenne nationale et sont payés par l’argent de l’Etat.
  • Quand on gagne de l’argent, on ne peut pas se plaindre
  • Les médecins n’ont pas le droit de se plaindre.

Ce mécanisme de discrédit et de genèse d’une polémique touche aussi d’autres professions en lien avec le public comme les enseignants, les policiers et les agriculteurs. Toutes ces professions sont aujourd’hui en souffrance en France. Elles ont un taux de suicide deux fois plus important que la moyenne nationale. Quoiqu’elles fassent, ses professions sont prises régulièrement dans des polémiques qui stigmatisent leur métier et leur façon de travailler. Trop de personnes ne connaissant pas leur travail veulent contrôler leur travail. Plus on essaie de contrôler leur travail et plus ces professionnels sont entravés dans leur travail et font des erreurs ce qui valident la croyance qu’il faut les contrôler. Ce mécanisme détruit et appauvri ces métiers qui sont les piliers de la république et qui entraîne un en-sauvagement de la société à travers diverses violences.

L’affaire du divan est venue sur l’espace publique puis a disparu en attendant la prochaine qui touchera les médecins comme c’est le cas régulièrement depuis des années. On oublie au fur et à mesure ces polémiques mais elles laissent des plaies béantes chez ces professionnels qui se traduisent par un dégoût, un détachement voire un renoncement professionnel. Le cynisme qest l’un des trois symptômes du burn out. 60% des médecins souffrent de burn out. Après tout cela, qui va nous soigner demain si on a détruit ceux qui nous soignent ?

 

 

 

 

 

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 10:20

Vivre, la belle affaire... Mais pour faire quoi? Pour aller où puisque nous n'en sortons pas vivant à la fin. Léo Ferré disait, avec son franc parler, "tu nais, tu meurs, entre deux, il n'y a que des faits divers, tache de les choisir!"

 

Alors, comment trouver votre objectif de vie?

Voici ce que dit Steve Hayes, l'un des inventaires de la thérapie ACT
 
J'ai eu un jour une cliente qui, interrogée sur ses valeurs les plus profondes, a fait une longue pause, avant de finalement dire "c'est la chose la plus effrayante qu'on m'a jamais posée". Après une autre pause, elle a ajouté "Je n'y ai pas pensé depuis très longtemps" et a commencé à pleurer.

Malheureusement, l'expérience de mon client n'est pas rare. Il est facile de s'enliser dans nos tâches et nos habitudes quotidiennes tout en perdant de vue ce qui compte le plus. Comme un rouage dans une machine, nous pouvons fonctionner à l'extérieur, mais nous sommes en fait coincés, répétant les mêmes vieux mouvements, incapables de changer ou même de voir un mode de vie différent.

Nous pourrions avoir inconsciemment adopté les valeurs et les objectifs de nos amis et de notre famille, sans jamais oser explorer les nôtres, de peur qu'ils ne s'écartent de notre éducation culturelle. Ou nous pourrions avoir douté de notre capacité à suivre une voie différente, parce que nous ne sommes pas assez intelligents, pas assez confiants, pas assez beaux, ou tout simplement… pas assez.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles nous perdons contact, et elles conduisent toutes à la souffrance. Parce que les humains ne sont pas des machines stupides suivant un script programmé, mais plutôt des êtres respirant avec un désir de sens et d'auto-direction. Sans but, la vie devient vide et terne, c'est pourquoi les valeurs sont au cœur de mon travail avec les clients.


 

Qu'est-ce qui est important pour vous et qui peut constituer votre boussole de vie? Quelles valeurs comme points cardinaux?
 

Les valeurs sont des qualités choisies d'être et de faire, comme être un parent attentionné, être un ami fiable, être aimant, loyal, honnête et courageux. Ils peuvent être exprimés avec des verbes et des adverbes, comme enseigner avec compassion et donner avec gratitude. Cependant, ce ne sont pas des objectifs. Les buts sont finis; ce sont des réalisations et une fois réalisées, vous en avez fini avec elles. Les valeurs, en revanche, sont des guides de vie durables et continus. Vous ne pouvez pas atteindre une valeur, vous ne pouvez la manifester qu'en agissant conformément à elle.

Vos valeurs vous indiquent non seulement où concentrer vos efforts et vos énergies, mais vous fournissent également une nouvelle source de motivation. Quelle que soit la douleur que vous devez endurer tout au long de votre voyage, elle devient beaucoup plus facile à supporter lorsqu'elle est au service de vos objectifs et de vos valeurs. Et agir conformément aux désirs les plus profonds de votre cœur apporte un sentiment d’épanouissement et de vitalité qu’aucune richesse matérielle ne peut égaler.

Les valeurs que vous choisissez dépendent entièrement de vous. Cependant, si vous ne savez pas quelles pourraient être ces valeurs et comment les implémenter, voici quelques étapes utiles.

 

Comment connaître les désirs les plus profonds de votre cœur?
 

Première étape : Évaluez vos domaines de vie
 

L'exercice suivant est basé sur le questionnaire sur la valeur de la vie de mon ami et collègue Kelly G. Wilson. Veuillez examiner les domaines de la vie suivants et évaluer leur importance sur une échelle de 1 à 10 (1 = moins important et 10 = très important). N'oubliez pas, c'est pour vous et pour personne d'autre. Il n'y a pas de réponse juste ou fausse.

 

  • Famille (autre que mariage ou parentalité)
  • Mariage / couples / relations intimes
  • Parentalité
  • Amis / vie sociale
  • Travail
  • Éducation / formation
  • Loisirs / amusement
  • Spiritualité
  • Citoyenneté / Vie communautaire
  • Soins physiques (alimentation, exercice, sommeil)
  • Problèmes environnementaux
  • Art, expression créative et esthétique

 

 Etape 2 : Évaluez votre cohérence dans votre façon de vivre

Ensuite, regardez à nouveau les domaines de la vie, mais cette fois, évaluez-vous en fonction de la cohérence de vos actions ces derniers temps avec vos valeurs dans chacun de ces domaines.

 

  • Famille (autre que mariage ou parentalité)
  • Mariage / couples / relations intimes
  • Parentalité
  • Amis / vie sociale
  • Travail
  • Éducation / formation
  • Loisirs / amusement
  • Spiritualité
  • Citoyenneté / Vie communautaire
  • Soins physiques (alimentation, exercice, sommeil)
  • Problèmes environnementaux
  • Art, expression créative et esthétique

Étape 3 Écrivez vos valeurs

Jetez un coup d'œil à vos réponses de l'exercice précédent et identifiez les domaines qui ont un score d'importance élevé (9 ou 10) et un score de cohérence faible (6 ou moins). Ce sont des domaines problématiques, et je vous suggère de commencer à travailler vos valeurs avec l'un d'eux.

Ensuite, prenez un morceau de papier et écrivez pendant dix minutes sur vos valeurs dans l'un de vos domaines précédemment identifiés. Faites-le vraiment - dix minutes, ce n'est pas très long. Vous pouvez vous demander "Qu'est-ce qui m'importe dans ce domaine?", Ou "Qu'est-ce que je veux faire dans ce domaine qui reflète cette attention?", Et "Que puis-je faire pour manifester davantage cette valeur dans ma vie?" .

 

La recherche a montré que l'écriture de vos valeurs a un effet mesurable sur votre santé et votre comportement. Gardez à l'esprit que ce n'est que le début. Il existe de nombreuses façons de se connecter plus profondément à votre objectif et de vivre davantage en harmonie avec vos objectifs et vos valeurs, dont je partage beaucoup dans mon livre "débranchez votre mental, trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie."

Vivre en accord avec vos valeurs, ce n'est pas seulement savoir ce qui compte, mais aussi agir selon ces principes. Ce n'est pas un choix ponctuel, mais un voyage de choix et d'engagement tout au long de la vie.

Comme dit Nelson Mandela : Etre le capitaine de son âme pour être maître de son destin

Observer, choisir, s'engager, encore et encore.

Paix, amour et vie

 

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