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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 09:21

Faire l’amour, ça commence le matin par le premier regard que l’on se donne, le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.

Faire l’amour, c’est d’apporter le petit déjeuner au lit ou simplement un café, un jus de fruits accompagné d’une petite chanson d’amour ou de mots tendres récités avec toute la gaucherie dont on peut faire preuve.

Faire l’amour, c’est lancer à l’autre dans la glace un clin d’œil complice lorsqu’il fait sa toilette, c’est aussi l’embrasser sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.

Faire l’amour, c’est demander à l’autre quelle nuit il a passé et écouter attentivement sa réponse. C’est prendre le temps de se regarder, de se parler et de se toucher avant d’entreprendre la journée de travail.

Faire l’amour, c’est accompagner l’être cher à la porte au moment où il se prépare à partir; c’est de lui souhaiter une bonne journée; c’est de s’installer à la fenêtre et lui faire un signe de la main en affichant son plus beau sourire.

Faire l’amour, c’est de se téléphoner pour un rien, juste pour se dire que l’on s’aime ou prendre des nouvelles; c’est de se faire des surprises sans rien attendre en échange.

Faire l’amour, c’est prendre l’autre dans ses bras chaque fois que c’est possible, juste pour sentir la chaleur de l’être aimé, rétablir le contact et se donner de l’affection.

Faire l’amour, c’est parfois d’accorder à l’autre la liberté de vivre pour lui-même, sans attachement excessif, en lui laissant sentir qu’on l’aime toujours même si nos corps sont loin l’un de l’autre; c’est d’être assuré que nos âmes se moquent des distances et sont tendrement enlacées en toute situation, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.

Faire l’amour, peut aussi se résumer en une pensée lancée vers l’autre, les yeux fermées, pendant un instant.

Faire l’amour, c’est de s’accueillir et de s’étreindre au retour à la maison, c’est de s’informer de ce que l’autre a vécu durant la journée, c’est également le petit verre de vin que l’on prend le temps de déguster ensemble en se racontant toutes sortes de choses ou en goûtant tout simplement la sagesse du silence.

Faire l’amour, c’est même d’écouter le télé, serrés l’un contre l’autre, c’est de rire ou de s’émouvoir ensemble, c’est de vivre à deux et nourrir cette complicité de n’importe quelle façon.

Enfin, faire l’amour, c’est aussi « faire l’amour », mais ce n’est pas que ça! C’est une partie d’un tout indispensable… tout simplement, comme un dessert qui vient couronner un repas succulent...

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 00:49

Qu’est ce qui fait notre métier et que nous sommes des psychothérapeutes ?

Le monde des psy et des psychothérapies est vaste. On y retrouve à boire et à manger avec des personnes aux compétences et aux savoir  disparates. Psychothérapeutes, psychologues, psychiatres nous proposons à nos patients ou à nos clients nos services. Notre travail est souvent le fruit d’un apprentissage théorique, d’une connaissance médicale ou de techniques. Malgré tout ce savoir, nous avons rarement appris ce qui fait l’essence d’un travail psychothérapeutique. Nous avons rarement ralenti pour observer ce que nous faisons, ce que nous pratiquons et questionner notre travail et sa résonnance pour la personne qui nous consulte. Le travail de psychothérapeute n’est pas que la déclinaison d’un savoir ou l’application de techniques, c’est un art au service de la personne qui nous consulte et qui doit s’adapter à sa demande pour l’accompagner dans un chemin de vie qui l’amènera à nous quitter pour s’envoler plus léger et plus libre.

" Soyez patient en face de tout ce qu'il y a d'irrésolu dans votre cœur et essayez d'aimer les questions elles-mêmes. " – Rainer Maria Rilke

Irvin Yalom, psychiatre et auteur, a en son temps pris le temps de transmettre dans son livre « l’art de la thérapie » sa recette pour devenir psychothérapeute. Dans ce manuel, Irvin Yalom nous livre les conseils que l’on pourrait donner à un jeune psychothérapeute pour accompagner ses patients. Il construit une sorte d’inventaire libre et généreux à travers 85 thèmes se nourrissant de la thérapie existentielle : Le rôle essentiel de la relation, le dévoilement de soi, l’ici et le maintenant ou l’importance des rêves. Irvin Yalom explore les différentes approches, pratiques, philosophiques ou émotionnelles présentes dans toute thérapie. 
Ainsi le patient comme le psy pourront-ils en tirer un enseignement précieux – une meilleure appréhension de la complexité et de l'incertitude qui sous-tend l'entreprise thérapeutique. 

Savoir comment faire et l’appliquer et mettre toutes ces connaissances en musique est un pas difficile à franchir. C’est pour cette raison que j’ai choisi de coordonner un livre s’intitulant « ACT, applications thérapeutiques » qui plonge le lecteur au sein de la consultation en suivant pas à pas chaque thérapeute au fil des consultations. Les échanges significatifs et les techniques utilisées sont partagés dans cet ouvrage qui ouvre les portes des cabinets pour s’immiscer dans l’intimité de la relation thérapeutique.

Jeanne Siaud-Facchin franchit une nouvelle étape dans son dernier livre « S’il te plait, aide-moi à vivre » en interrogeant pleinement, sans aucune fausse pudeur, l’intention et l’ambition d’une psychothérapie. Elle nous transmet avec honnêteté, authenticité et enthousiasme ce qu’elle a appris, compris et reçu de la part de ces patients pour affiner et faire murir son expertise. En effet, un professionnel observe, évalue et fait évoluer son approche psychothérapeutique avec flexibilité et créativité, tout en se nourrissant de toutes les approches qui lui sont utiles pour accompagner au mieux les patients qui viennent le voir en détresse et qui aimerait qu’on les aide à vivre avec leurs maladies, leurs souffrances ou leurs problèmes. Un psychothérapeute est un sherpa qui fait un travail d’ombre plein d’amour et de bienveillance au service des patients pour les aider à poursuivre leur chemin de vie. Jeanne Siaud-Facchin vante l’intérêt et l’utilité d’une psychologie engagée, dynamique, constructive, vivante, pro-active, audacieuse, efficace, une psychologie proche de ce que chacun à besoin. Pour elle, la nouvelle psychologie se doit d’être intégrative et pensée au service des patients.

Le savoir en psychologie est désormais riche des neurosciences, des recherches dans les laboratoires de psychologie, d’années d’expérience pour que nous sortions de carcans et que nous ne pratiquions pas notre métier au service d’églises ou de chapelle mais que nous nous engagions dans la vie avec nos patients. Aussi, je propose à tous les psychothérapeutes de ralentir pour observer et interroger leur métier et leurs savoir-faire pour les examiner avec curiosité et les faire éventuellement évoluer avec douceur et bienveillance tout en partageant avec d’autres collègues leurs réflexions et observations afin de construire la psychologie d’aujourd’hui et qui fera les racines de la psychologie de demain.

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 22:24

Septembre, les vacances sont finies pour presque tout le monde. Les enfants ont fait leur rentrée scolaire. Pour nous aussi, septembre peut être aussi une rentrée… mais vers où, dans quel monde et dans quel environnement ? C’est à nous de choisir en fonction des comportements que nous adopterons aujourd’hui !

La rentrée signifie pour les enfants un changement de classe et de niveau. C’est aussi l’apprentissage de nouveaux comportements et de nouvelles connaissances pour grandir, trouver sa voie et tisser son chemin de vie. Pour les adultes, septembre peut aussi être une rentrée qui permet de choisir d’adopter de nouveaux comportements plus adéquats et plus fonctionnels en fonction de la vie que l’on souhaite avoir et du monde que l’on veut côtoyer.

Notre monde est en évolution permanente. Beaucoup de choses vont beaucoup mieux et se sont améliorés. Le niveau de vie dans le monde n’a jamais été aussi bon. La mortalité infantile n’a jamais été aussi basse. Dans l’histoire, c’est la période où on a le moins de mort dues à des guerres ou des maladies. La qualité de vie dans toutes les zones de la planète n’a jamais été aussi bonne. Pourtant, il existe de nombreux sujets qui restent difficiles, voire insupportables : la guerre, l’intolérance entre les peuples et les religions, l’extrémisme, la façon dont nous prenons soin de la planète, l’extinction de certaines espèces, l’alimentation industrielle avec un abattage massif d’animaux dans des conditions très discutables, quand cela n’est pas atroces, la liberté d’être, de s’exprimer, de penser et d’être différent, de croire, la qualité et la façon dont nous sommes gouvernés, etc. On pourrait faire une très longue liste de choses qui chagrinent beaucoup d’entre nous et qui peuvent être douloureuses, voire dramatiques.

Ce qui est particulier en cette rentrée, contrairement à d’autres époques, c’est que grosso modo, les humains ont à leur disposition la connaissance suffisante pour savoir comment prendre soin de la planète, des gens, des animaux, des relations entre les hommes, etc. Cette connaissance n’est d’ailleurs pas toujours bien partagée. La mondialisation met côte à côte des personnes avec des niveaux de connaissance et de compréhension disparates ce qui est source d’incompréhension, de tension et de violence.

A notre époque, on ne peut plus dire, contrairement à d’autres époques, que l’on ne savait pas ou que l’on ne pouvait pas savoir. Ces connaissances sont à notre disposition.  De plus, on a pu observer que les changements n’arriveront pas d’une autorité, d’un gouvernement, d’une société paternaliste ou maternante. Les sociétés modernes ont progressé techniquement mais patinent humainement car elles sont trop centrées sur l’économie et la croissance avec une vision court-termiste.

Aussi, les changements et les évolutions que nous voulons ne viendront probablement jamais de quelqu’un d’autre. Il nous faut aussi renoncer au grand soir car les révolutions sont sources de violences et de ressentiments qui génèrent des effets boomerang destructeurs et qui éloignent de l’objectif initial.

Dans notre société moderne, nous sommes libres mais plutôt seul. C’est donc à chacun d’agir paisiblement à travers des actes concrets et significatifs pour être en adéquation avec le monde que l’on souhaite. Par exemple, si nous souhaitons un espace public propre. Il est illusoire d’attendre que les gens qui polluent stoppent leur comportement, qu’ils soient suffisamment sermonnés pour qu’ils changent leur comportement ou qu’une autorité (étatique ou autre) nettoie l’espace publique pour nous. C’est à chacun de s’engager dans des comportements pour avoir un espace propre comme ramasser chaque jour gratuitement et généreusement pour la communauté et la planète quelques déchets. C’est dans cet objectif que le 15 septembre 20018, comme depuis quelques années, il y aura un élan collectif pour nettoyer les espaces publiques.

Ces comportements que nous avons la liberté de choisir nous permettent d’être activement au contact de qui peut nous être précieux.

Je pratique la thérapie ACT qui est une thérapie de l’acceptation et de l’engagement appartenant aux thérapie comportementales et cognitives. Dans l’esprit de cette thérapie, nous avons à observer et à accueillir que la vie ne se présente pas toujours comme on le voudrait. Par contre nous avons le choix entre nous plaindre et lutter contre cela au risque de se créer une double peine ou d’avoir des comportements engagés dans la direction de ce qui nous est précieux, c’est-à-dire ce qui est important pour nous et qui correspondent à nos valeurs.

En cette rentrée, la question se pose donc de savoir quelle vie et quel monde voulons-nous ? Voulons nous avoir des comportements bienveillants envers nous, les autres, les animaux, la planète malgré les différences de cultures et de pensées ? La réponse à cette question n’est pas un discours qui viendra se rajouter à tant d’autres ou à de nouvelles plaintes. La réponse à cette question seront les comportements observables et significativement que nous choisirons d’avoir gratuitement et généreusement pour nous, pour les autres, pour l’environnement, pour les animaux et pour la planète.

Aussi, je vous interroge : quels engagements concrets compter vous avoir en cette rentrée ? Notre futur se construit à partir de nos comportements présents. Nous sommes tous responsables de notre communauté, de notre espace et de notre planète.

 

Agissons ! Il est temps et nécessaire de rentrer dans le monde que nous voulons. Contrairement à l’école, il n’y a pas de redoublement ni de rattrapage.

 

 

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 22:21

La Testostérone est une hormone stéroïdienne qui focalise particulièrement du monde du sport notamment pour son effet sur les muscles, la gagne et le comportement de dominance. Les anabolisants stéroïdiens cherchent à reproduire les effets de celles-ci et sont détourner de leur usage dans les comportements dopant.

 

Rôle de la testostérone

 

La testostérone est l'hormone responsable des effets androgéniques et anabolisants que l'on observe chez les adolescents. Virtuellement, toutes les cellules du corps humain possèdent des récepteurs à la testostérone. Les effets de celle-ci ne sont pas liés au type d'agoniste mais au type de la cellule cible.

 

Utilisation médicale des anabolisants stéroïdiens

 

Les anabolisants stéroïdiens ont été utilisés dans le traitement de diverses pathologies (Dysfonction de la reproduction, Anémie de Fanconi, Angiœdème héréditaire, Métastases du cancer du sein, Déficit protéique, dans la convalescence d'infections sévères, de brûlures, de gestes chirurgicaux ou de traumatismes, etc.). Différentes recherches ont été faites autour des anabolisants stéroïdiens pour trouver un contraceptif masculin. Ils ont même été utilisés dans le traitement de la dépression de 1930 à 1970.

Il a été démontré que les anabolisants stéroïdiens interagissent avec différents récepteurs : Gaba A, NMDA, sérotoninergiques et androgèniques.

Effets comportementaux des anabolisants stéroïdiens

 

Sur l'animal, ces molécules influent significativement sur le comportement agressif et de dominance. Ils augmentent l'activité sexuelle.

Il existe une relation entre le taux de base en testostérone et en œstradiol, et les comportements agressifs. Les hommes rapportent plus d’agressivité physique et verbale que les femmes. Les hommes ont aussi un plus haut score d’impulsivité et un plus grand manque de tolérance à la frustration, tandis que les femmes évitent plus la confrontation. Les hommes homosexuels ne peuvent pas être différenciés des hétérosexuels, tandis que les femmes homosexuelles ont un score plus faible en agressivité verbale que les hétérosexuelles. La somme des taux d’œstradiol et de testostérone est significativement corrélée positivement à plusieurs indices reflétant le comportement agressif (physique, verbal, impatience) chez les hommes, et négativement à ces mêmes mesures chez les femmes. Une autre étude chez les vétérans américain a montré une corrélation entre les taux de testostérone sanguins et les comportements antisociaux. Cependant, ces troubles semblent moduler par le statut socio-économique des personnes. Les hommes produisant plus de testostérone ont moins tendance à se marier, ont plus tendance à divorcer, à avoir des relations extra-maritales ou être responsables de disputes violentes avec leurs épouses (bris d'objets, etc.). Les criminels inculpés qui ont un haut taux de testostérone ont commis plus de crimes violent et ont été jugés plus durement. Il a été aussi émis l'idée que le comportement agressif liée à la testostérone serait dû à une conversion de celle-ci par une enzyme cérébrale en œstrogène : l'aromatase.

 

 

Les anabolisants stéroïdiens influent sur la "gagne".  Les gagnants ont un plus fort taux de testostérone que les perdants. Cet effet est même démontré lors de jeux de hasard ou lors de tournoi d'échec.

Toutes ces raisons font que les anabolisants stéroïdiens dont une piste privilégiée pour augmenter les performances des athlètes.

 

Si le dopage et la lutte contre le dopage sont très souvent médiatiquement rattachés au vélo, tous les sports ont été touchés par la consommation d'anabolisants stéroïdiens. Cependant le traitement médiatique n'est pas le même et tous les sports ne sont pas traités à égalité dans le dépistage. On trouve plus de personnes positives aux anabolisants stéroïdiens dans le vélo tout simplement parce que le vélo est nettement plus testé que tous les autres sports. En 1998, lors de l'affaire Festina qui a déclenché la lutte contre le dopage dans le vélo, on a vite oublié que de nombreux joueurs de l'équipe de France de football, vainqueurs de la coupe du monde, étaient passés la même année chez les juges, en Italie, aussi pour des histoires de dopages. Cependant, les bénéfices sportifs, sociales et politiques de cette victoire faisaient que peu de personnes étaient enclin de polémiquer sur ce sujet.

 

Les coureurs de l'équipe de vélo professionnelle Festina s'étaient eux-mêmes dénommés "les seigneurs". Ce terme révèle tout l'impact des anabolisants stéroïdiens sur le sentiment de puissance et de dominance. Il existe de nombreuses situations où des équipes ont été amenés à saccager des hôtels, des avions et être à l'origine d'agressions sexuelles au cours de déplacement. La consommation d'anabolisant stéroïdiens est fortement suspectée. C'est d'ailleurs la première hypothèse à étudiée devant un sportif présentant un comportement agressif détonnant à sa conduite habituelle. Aux Etats-Unis, la responsabilité des anabolisant stéroïdiens a été retenue dans plusieurs procès pour violences (notamment des violences conjugales), notamment chez des sportifs (bodybuilders, haltérophiles, football américain, etc.). Par contre l'utilisation d'anabolisants stéroïdiens chez les femmes ne semblent pas modifier l'agressivité. Il serait intéressant de mesurer les taux de testostérone de ces footballeurs pris dans des affaires de sextape.

 

Plus spécifiquement, une méta analyse a montré une différence significative dans la réponse testostérone aux matchs de football entre gagnants et perdants, avec des changements positifs et négatifs dans les gagnants et les perdants, respectivement. Par contre le résultat du match n’a aucune incidence sur les taux de cortisol. Les joueurs professionnels ont une réactivité de la testostérone plus importante que les joueurs amateurs. L’anxiété fait augmenter le cortisol chez les amateurs alors que la testostérone augmente chez les professionnels du fait des changements d’humeurs et la connexion sociale. En clair, lorsque vous êtes motivés, que vous jouez à domicile et que vous avez un public qui pousse derrière, cela influe votre niveau de testostérone et cela influe sur la gagne ! Enfin, une autre étude suggère que la testostérone favorise, chez les hommes, la cohésion de groupe face à une menace extérieur et participe ainsi à l’ajustement de la cognition sociale masculine.

 

Un problème de santé dépassant le sport de compétition

 

L'abus d'anabolisants stéroïdiens est devenu aux Etats-Unis un problème de santé publique majeur.

            - Plus d'un million d'américains disent avoir consommé des anabolisants stéroïdiens (dont 300 000 en 1991).

            - De plus, dans les lycées américains, 4 à 12 % des garçons et 0,5 à 2 % des filles admettent avoir consommé des anabolisants stéroïdiens à un moment de leur vie.

            - Il a été estimé qu'approximativement 500 millions de dollars étaient dépensés par an pour la prise d'anabolisants stéroïdiens dans le but d'améliorer le physique et la force aux U.S.A.

            - La prise d'anabolisants stéroïdiens dépasse aux Etats-Unis largement les utilisateurs traditionnels que sont les athlètes, pour toucher les amateurs, les adolescents et toutes les personnes se trouvant dans une situation de compétition.

            - Une coureuse sud-africaine de 14 ans a été contrôlée positive aux stéroïdes, ce qui fait d'elle la plus jeune compétitrice au monde condamnée pour dopage (Elsewhere USA Today, 1995).

            - C'est au cours de compétitions para-olympiques que, pour la première fois, qu’un athlète a été contrôlé positif aux anabolisants stéroïdiens et a été interdit de compétition par sa fédération (USA Today, 1992).

 

 

Les gagnants ont plus de testostérone que les perdants!

 

Il est à craindre que dans cette nouvelle coupe du monde de football de nombreux sportifs utilisent des anabolisants stéroïdiens. Les enjeux sociaux et économiques liés à ce sport sont tellement importants. Outre les tests de dépistages qui ne sont pas toujours effectués dans les meilleures conditions, pour repérer des consommateurs ont peut observer les modifications de leur physique au cours des années ainsi que l'apparition de comportements agressifs et violents sur le terrain comme hors du terrain. Enfin, il est parfois difficile de faire le lien entre certains comportements et les anabolisants stéroïdiens car de nombreux sportifs les achètent sur le marché noir. La composition de ces produits n'est pas certaine. En outre, il est difficile de faire la différence entre les troubles du comportement imputé aux anabolisants stéroïdiens ou au fait de faire du sport. En effet, Marie Choquet, Sociologue a montré que les hommes faisant plus de huit heures d'activité physique par mois présentaient plus de comportements toxicomaniaques et plus de violences sexuelles et conjugales que des non sportifs. En ce qui concerne les sportives, elles présentaient plus de troubles du comportement alimentaire et plus de violences verbales.

 

Bahrke MS, Yesalis CE, Wrignt J : Psychological and behavioral effects of endogenous testosterone and anaolic-androgenic steroids. Sport med. Dec 22 :6, 367-90. 1996

 

Choquet M, Arvers P. : sport pratices and violent behaviors in 14-16 years olds analysis based on the ESPAD 99 survey data. Ann Med Interne (Paris). 2003 Nov;154 Spec No 2:S15-22

 

Diekhof EK, Wittmer S, Reimers L : Does competition really bring out the worst? Testosterone, social distance and inter-male competition shape parochial altruism in human males.

 journal.pone.0098977. eCollection 2014

 

Fothergill M, Wolfson S, Neave N. : Testosterone and cortisol responses in male soccer players: The effect of home and away venues. j.physbeh.2017.04.021. Epub 2017 Apr 21

 

Slimani M. et al : Steroid hormones and psychological responses to soccer matches: Insights from a systematic review and meta-analysis. journal.pone.0186100. eCollection 2017. Review.

 

 

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 20:12

Le chemin, jusqu’au gain de la coupe du monde, est long. Il y a tout d’abord un tournoi qui permet à deux équipes de sortir de chaque poule puis une deuxième partie de compétition avec quatre matchs à élimination directe. Ce parcours en deux temps est semé d’embûches et d’épreuves qui forgent le caractère de chacun jusqu’à l’apothéose du trophée. Comme l’a dit Emmanuel Macron, une coupe du monde réussie et est une coupe du monde gagnée ! La gestion des différents temps de cette compétition est déterminante et permettra à une équipe de sortir vainqueur de cette compétition. Aussi, comme la fable de la Fontaine, le lièvre et la tortue, ce n’est pas forcément celui qui part le plus vite qui gagne. Au cours de certaines coupes du monde, on a vu des équipes brillées en poules pour disparaître rapidement en huitième ou quart de final. En effet, le long de ce chemin toute les équipes vont se fortifier et grandir pour donner le meilleur d’eux-mêmes lors de la finale. Les poules ne servent pas qu’à se qualifier mais permettent aux équipes et aux joueurs de mûrir. La différence se fera par l’éclosion de l’équipe qui aura le plus appris et aura grandi au cours des poules pour se lancer et traverser avec succès les matchs mortifères de la deuxième partie de la compétition.

Pour savoir quel pays va aller le plus loin, il est intéressant de regarder quelles équipes ont été éprouvées et lesquelles semblent avoir appris des matchs difficiles en poules. Le principal est d’être bon au bon moment et d’obtenir la victoire finale.

Cette discussion sur le parcours me fait penser aux lycéens qui passent le baccalauréat. Cette épreuve du bac évolue. A ma lointaine époque, l’important était d’être prêt le jour J, quel que soit le chemin qui précède l’épreuve du bac. En effet, les adolescents ne grandissent pas de façons rectilignes. Les adultes les plus compétents et les plus épanouies ne sont pas forcément ceux qui ont eu la meilleure scolarité. Leurs progrès se font en dent de scie, notamment pour les garçons. J’ai vu nombre de première de la classe se faire lâcher à l’approche de la finale (le bac) et des lycéens moyens, pendant toute leur scolarité qui se sont révélés très bon dans leurs études supérieures une fois le bac en poche.

Cependant, ces dernières années, la donne change avec l’introduction de plus en plus importante du contrôle continu. Actuellement, les orientations sont déjà jouées avant le bac, sur l’examen des dossiers, transformant le bac en une formalité où la mention se réduit à un problème d’orgueil. Alors quelle est le bon système ? Un système où il faut être bon le jour J ou un système avec une progression linéaire tout au long des études ? Le système du contrôle continue et de l’orientation sur dossier favorise très nettement les filles qui sont des bucheuses endurantes. En coupe du monde, préfère-t-on sélectionné pour la final des équipes qui ont bonne tout le temps ou des équipes qui ont réussi à passer tant bien que mal les différentes épreuves pour être grande le jour de la finale et gagner la coupe du monde ? Pour mémoire, en 1998, la France n’a pas été brillante pendant toute la compétition et a passé chaque étape sur le fil pour être étincelante le jour de la finale. Quel spectacle préférez-vous ? Une coupe du monde gagnée par l’Allemagne qui a été parfaite pendant les poules de sélection à la coupe du monde om la victoire d’une équipe qui se sera sublimé lors de cette épreuve ?

Qu’en pensez-vous ? Evidemment, moi qui suit un garçon, je préfère une épreuve où l’on est bon le jour J (baccalauréat ou coupe du monde) qu’une épreuve où l’on doit être bon tout le temps.

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 17:44

La veille d’un grand jour est un moment particulier. En ce qui nous concerne, nous sommes la veille du match de football France – Australie qui débutera la campagne française de Russie pour cette coupe du monde 2018.

Ce jour d’avant amène chacun à une confrontation à la réalité. Le grand jour arrive et il n’est plus temps de se raconter des histoires. Cet instant est une confrontation avec soi et avec l’être humain que l’on est. Ce moment est propice à une montée en puissance du corps et de l’esprit pour devenir le guerrier pacifique[1] qui surmontera l’épreuve avec honneur et panache, et qui fera de nous, peut-être, un héros de notre vie. Vivre un combat est un moment fort dans l’histoire d’un être humain.

Cependant, l’épreuve de la réalité risque aussi de révéler les fragilités de chacun, les petits arrangements dans la préparation, les manquements ou les petites médiocrités que certains ont pu avoir et qui pourront claquer à la figure à travers un résultat éventuellement décevant.

Aussi, cette veille est source de pensées et d’émotions qui peuvent déborder les participants de cette épreuve.

Leur attention peut être happé par des événements du passé source de tristesse ou de colère. Cela peut être l’occasion de ressasser des erreurs ou des accidents qui ont pu entraver la bonne préparation ou alimenter le doute. La machine à penser des joueurs peut générer des pensées hameçons qui les happeront vers des ruminations ou générer un syndrome de l’imposteur.

Leur attention peut aussi être attiré vers le futur, en l’occurrence le lendemain, avec des pensées hameçons en tout ou rien : est-ce que je vais être à la hauteur, est ce que je ne vais pas me blesser, est-ce que l’on va gagner. Toutes ces pensées, en tout ou rien, sont sources d’anxiété qui vont distraire les joueurs du moment présent et de leur engagement dans ce qu’ils ont à faire

Ce type de pensées, nourries par l’émotion de l’événement, sort les individus du jeu pour devenir des commentateurs de l’événement. Or, ce n’est pas ainsi que l’on joue au football et que l’on gagne éventuellement.

L’enjeu pour ces joueurs est de vivre et d’explorer avec curiosité ce moment de l’avant en se concentrant sur les sensations corporelles et en renforçant l’appartenance à un collectif et à des valeurs qui vont les portées.

Les lycéens qui sont aussi dans les jours avant du bac vivent aussi la même situation. C’est pour cela que l’on dit que la moitié du bac est une histoire de travail et d’apprentissage et que l’autre moitié est une histoire de psychologie. Des bons élèves échouent parfois au bac car ils n’ont pas su surmonter l’épreuve psychologique alors que des médiocres, ne se posant pas de questions, réussissent celui-ci.

Notre histoire de France comporte aussi une veille célèbre. Il s’agit de la veille de la bataille d’Austerlitz. Lors de cette veille, les soldats n’avaient aucune idée de leur futur. D’ailleurs, pour nombre d’entre eux, il risquait d’être mortel. Penser à l’avance aux risques du lendemain aurait été source d’une terrible angoisse qui les auraient empêchés de combattre. A cet instant de l’histoire, penser aurait été source de souffrance. Aussi, que restait-il à faire lors de ce moment suspendu avant un futur très incertain ? Des soldats ont choisi de vivre pleinement cet instant de veille en faisant ce qui était important pour eux. Ils ont allumé des feux qui ont illuminé la nuit et se sont regroupés pour partager ce qui leur importait. Aussi, de façon, assez surréaliste, certains vont parler de poésie et de théâtre. Napoléon parle de Corneille. On évoque l’Egypte et les rêves de du Général Bonaparte.

Napoléon fit une dernière tournée du bivouac de ses soldats qui le saluèrent avec enthousiasme avant de se retourner s’endormir.

Plaige : "L'Empereur, à pied, accompagné du prince Berthier et de deux ou trois officiers généraux, visitait la ligne. Des soldats pour éclairer sa marche s'avisèrent d'éclairer (sic) des poignées de paille et de les agiter autour de sa personne en criant "Vive l'Empereur". En un instant ils furent imités de toute l'armée et l'illumination devint générale. Cette scène est aussi difficile à peindre qu'à décrire, il faut en avoir été témoin pour s'en faire une juste idée : cent mille hommes, campés sur une ligne de deux lieues, portant chacun dans leurs mains des torches de paille et les renouvelant aux dépens de leur bivouac lorsqu'elles étaient brûlées"

Barrès : "Peu de temps après, l'Empereur vint à notre bivouac, pour nous voir ou pour lire une lettre qu'on venait de lui remettre. Un chasseur pris une poignée de paille et l'alluma pour faciliter la lecture de cette lettre. De ce bivouac, l'Empereur fut à un autre. On le suivit avec des torches allumées pour éclairer sa marche. »

Beauval : "L'écho des vivats retentit jusque dans le camp ennemi. Là, tout était morne et silencieux ; on écouta sans doute, on chercha à interpréter cette réjouissance nocturne, ce hourra français précurseur du combat. Il ne révéla que trop la confiance d'une armée dans son chef et dans son lendemain."

Ségur : "Les Russes, dit-on, s'imaginèrent que nous brûlions nos abris, ils crurent que nous allions nous retirer ; leur présomption s’en augmenta."

 

Ce moment de partage et de communion a probablement participer à la force collective qui permis la victoire.

Lors d'une veillée d'arme, il n'est plus le temps de discuter et de penser. Il est le temps de se rassembler et d'être là, bien présent à ce temps savoureux à vivre : la veille.

Lors de grands moments, comment avez-vous appréhender cette veille ? Comment les joueurs de l’équipe de France vont le faire ? Comment Didier Deschamps va gérer ce moment. Fera-t-il, tel Napoléon, un tour de chambre pour visiter chacun ?

 

[1] Dan Millman : le guerrier pacifique

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 16:51

La préparation mentale est le serpent de mer de toute compétition. Pendant de nombreuses années, on savait que c’était un sujet important sans savoir comment l’aborder. De plus, jusqu’à peu, la psychologie était monopolisée par la psychanalyse. Or, avec un bon sens pratique, les entraîneurs comme les athlètes ne voyaient pas en quoi s’allonger ou raconter leur vie influençait significativement leurs performances. Les préparateurs mentaux étaient souvent des gourous ou des personnes avec une formation superficielle en psychologie. Avec l’essor du développent des neurosciences et de la recherche en psychologie de nouveaux outils pratiques et opérants sont désormais disponibles. C’est ainsi que la pleine conscience est progressivement devenue l’outil indispensable de tout sportif de haut niveau.

Un athlète n’est pas simplement un corps, qui se muscle et qui se coordonne, et un être qui apprend et améliore une technique sportive. Il est aussi un être humain dont l’activité sportive résonne à travers des émotions et des pensées pouvant parasiter l’efficience sportive. Les entraîneurs et les techniciens savent agir sur le corps et la technique mais ne savent pas toujours s’y prendre avec les émotions et les pensées.

Etre performant demande à être totalement présent à un instant donné pour donner le meilleur de soi-même. Les pensées et les émotions peuvent détourner l’attention du sportif qui peut ressasser des événements sportifs ou personnels passées, source de tristesse ou de colère, ou se préoccuper d’événements futurs qui seront sources d’anxiété. La machine à commenter, à juger et à comparer est un véritable sécateur de l'action. En outre, penser en termes de résultats fait quitter le présent pour aborder de façon dichotomique un futur que l’on ne connait pas. En effet, penser à gagner fait automatiquement penser que l’on peut perdre. Se demander si on va être à la hauteur de l’événement fait penser que l’on ne sera peut-être pas à la hauteur. L’athlète a donc la nécessité de bien s’ancrer dans le présent pour se concentrer sur ses intentions, ses actions et sa posture qui le conduira vers un résultat. Celui-ci sera la cerise sur le gâteau de ses actions présentes même si c’est le Graal recherché.

Pour fonctionner de façon opérante, l’athlète a besoin de savoir gérer son corps, sa machine à fabriquer ses pensées et ses émotions. La pleine conscience est un outil fonctionnel répondant bien à la problématique du sportif. Celle-ci va l’entraîner à s’ancrer dans le présent et à observer ses pensées et ses émotions. Il pourra ensuite trier et choisir les pensées et les émotions qui lui sont utiles et celles qu’il doit laisser filer comme des nuages dans le ciel. Une célèbre méditation est la méditation de la montagne. On apprend à se ressentir comme une montagne bien ancré sur le sol et bien présente dans l’ici et le maintenant qui voit passer le long de son flanc des nuages (pensées et émotions), plus ou moins vite (certains pourront s’arrêter ou être coincé un temps sur le sommet) sans la déstabiliser ou la déséquilibrer.

En outre si je sais observer mes pensées et mes émotions (mais aussi à ma douleur), je ne suis pas mes pensées et mes émotions. Cela me permet de me défusionner à celles-ci.

Pratiquer la méditation (ou pleine conscience), ce n’est pas ne plus penser ou n’avoir aucune émotion. Méditer, c’est ne plus être esclave de celles-ci tout en s’ouvrant à l’expérience émotionnelle présente avec curiosité. Chaque instant est une opportunité à vivre. Il deviendra ce que l’on en fera. Il existe de nombreuses applications sur les smartphones qui peuvent accompagner les athlètes au quatre coins du monde et leur offrir une pause ou un instant tout en se reconnectant à soi.

https://www.facebook.com/petitbambouzen/videos/1670970996313602/

Il existe un célèbre exemple d’une mise en pratique des principes de la pleine conscience dans le sport collectif. Lors d’une final de la coupe d’Europe de Rugby, l’équipe de Clermont dominait très nettement à la mi-temps l’équipe de Toulon. L’ouvreur de Toulon était Jonny Wilkinson qui pratiquait la méditation. Il a pris ses co-équipiers sous les poteaux et il leur a proposé que de se concentrer désormais à 500% à chaque instant, à chaque passe, à chaque poussée, à chaque plaquage sans se préoccuper de la suite ni du résultat. Il a demandé à son équipe d’avancer en pleine conscience pas à pas coller au présent. Progressivement l’équipe de Toulon a remonté pour l’emporter. L’équipe de Clermont se voyait gagnante avant l’heure et n’était plus présente au match qu’elle a laissé filer. Jonny Wilkinson a pu évoquer dans le journal l’Equipe que la pleine conscience lui avait permis de redresser ce match pour l’emporter.

En outre, ce joueur était aussi un fameux tireur de pénalités. Il avait tout une technique pour se rassembler et se concentrer à l’instant de son tir malgré les actions passées et malgré le public. Il était capable de se construire une bulle et de focaliser toute son attention dans le geste à produire. Lors d’un match de football, l’épreuve du penalty est aussi un moment où le tireur comme le gardien doivent savoir être vraiment là sans être distrait par des pensées ou des émotions. Ce moment est d’ailleurs le titre d’un célèbre livre « l’angoisse du gardien de but au moment du pénalty » de Peter Handke.

Dans le prolongement de la pleine conscience, la thérapie ACT (Acceptance and commitment therapy) permet, dans un contexte donné, de choisir les actions dans lesquels ont va s’engager en fonction de ce qui nous importe.

Pour une équipe de football, il s’agit de définir les valeurs que l’on souhaite mettre en œuvre (partage, agressivité, générosité, engagement, présence, etc.) et de savoir observer si les comportements que l’on choisi d’avoir se rapprochent ou s’éloignent de ceux-ci. L’entraineur pourra définir les valeurs qui seront des directions à chaque geste de son équipe. La pratique de l’ACT est un formidable outil de management pour les entraineurs pour une approche flexible et opérante.

Gagner une coupe du monde est un long chemin. Beaucoup d’équipes échouent faute de savoir tirer expérience des matchs passés et savoir avancer pas à pas. On dit que chaque jour est une vie. Lors d’une coupe du monde, chaque jour est un match. Cela demande à être bien là à cet instant pour jouer celui d’aujourd’hui et non un autre!

Bibliographie

Seznec jc et al : L’act, applications thérapeutiques. Ed Dunod

Seznec jc et Carouana L. Savoir se taire, savoir parler. Ed InterEditions

Seznec jc : J'arrête de lutter avec mon corps, Ed PUF

Seznec JC : L'économie de l'effort. Ed désiris

 

 

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 21:09

Lorsque l’on est soignant, nous avons à être vigilant à ne pas nous oublier en route dans une relation thérapeutique, pour ne pas s’épuiser et bien soigner. En effet, une relation thérapeutique se pratique à deux. Faire cela demande de considérer de la même façon les deux protagonistes de cette relation, de prendre le temps de ralentir pour observer, voire de s’arrêter, pour s’ouvrir à l’expérience présente.

 

Or l’engagement dans une pratique soignante, le dévouement et une empathie non contenue associés aux objectifs de performances que demande désormais l’administration font que le soignant à de grand risque de s’oublier dans le soin et dans son travail d’exécutant.

En effet, les contraintes organisationnelles et la dérive administrative et comptable de notre système de soin transforme de plus en plus les soignants en employé de santé. Cette dérive élude la part nécessaire d’humanité à l’exercice de la médecine et à la qualité du soin.

A force de « faire » et de vouloir offrir le maximum à ses patients, le soignant risque d’oublier « d’être » et de vivre un épuisement empathique. Cet épuisement empathique est la première marche du burn-out. De nombreuses études montrent que plus d’un soignant sur deux en souffre. Il est donc nécessaire de repenser sa posture de soignant pour bien prendre soin de soi et probablement mieux accompagner ses patients. En effet, prendre soin de soi n’est pas une posture égoïste mais il s’agit de se mettre au service d’une relation thérapeutique en proposant une présence de qualité qui respecte et considère la personne en face de soi.

Pour nouer cette relation, le soignant a à s’engager dans une relation horizontale avec ses patients comme avec ses collègues. Il construira ainsi un espace collaboratif et mènera un travail thérapeutique, tous ensemble. Il aura à prendre soin de ne pas abuser de sa posture et ni de se maltraiter au service de la mission dans laquelle il s’est engagé.

Prendre soin de soi demande à développer des compétences de pleine conscience de son intériorité (émotion et pensée) et pouvoir s’ouvrir à l’expérience émotionnelle. Cette expérience émotionnelle est d’ailleurs source d’informations qui donnera des directions au soignant pour s’adapter à la relation thérapeutique.

Dans ce travail de pleine conscience, le thérapeute observera les résonances intérieures de la relation avec le soigné, les réactions de son interlocuteur et ce qui se passe dans le lien établi. Il pourra aussi faire l’expérience de ses limites et de son rapport à ses limites afin de s’ajuster dans son travail.

 

En pratique, il existe de nombreuses possibilités pour décliner cette approche

  • Tout d’abord en faisant un cycle MBSR[1] et en poursuivant par une pratique personnelle régulière.
  • Mettre en place des pauses méditatives dans son travail pour s’offrir des bulles de flottaison dans l’instant : quelques respirations ou pratiques méditatives entre les consultations, etc.
  • Proposer un espace dans les services ou les établissements où il est possible, régulièrement, de s’asseoir ensemble[2], pour une méditation libre et ouverte tout en se connectant, dans une verticalité qui rompt avec la verticalité de la hiérarchie, avec l’ensemble des collègues de travail (Pourquoi pas de la femme de ménage au chef de service !).
  • Organiser des méditations régulières dans les services
  • Etc.

Cette prise de conscience[3] s’exerce aussi dans la pratique de l’ACT[4]

Soigner, c’est certes des connaissances et des gestes techniques mais c’est aussi proposé son humanité à l’humain qui est en face de soi. En effet les patients sont parfois objectivés par un système sanitaire industriel ou par une maladie ou une douleur qui gomme son humanité. En étant fermement humain, on donne la possibilité au patient d’être toujours humain malgré l’épreuve qu’il surmonte, et à l’issu parfois fatale. Le travail de soignant est un travail de sherpa qui vise à accompagner des femmes et des hommes dans une épreuve de vie tout en lui mettant à disposition les outils nécessaires pour la traverser. En outre, le temps du chemin de la maladie est aussi un temps de vie qui mérite d’être vraiment vécu. En clown, on dit que chaque jour est une vie…

La pleine conscience est un outil important qui est désormais à la disposition des soignants pour prendre soin d’eux et de la relation qu’ils construisent avec leurs patients. Cette pratique est de plus en plus diffusée à travers de DU ou des initiatives dans les services hospitaliers ou les établissements de soin. La diffusion de cette pratique est encore à son début et nécessite d’être encouragé pour que tous puissent librement en bénéficier. Soigner est un acte d'amour et bien souvent de passion. Bien aimer demande à ne pas s'oublier pour être le partenaire qu'à besoin l'autre.

 

 

 

[1] Meditation Based Stress Reduction

[3] Kelly Wilson et Troy Dufrene : La pleine conscience en thérapie. Ed De boeck

[4] Acceptance and Commitment therapy ou thérapie de l’acceptation et de l’engagement appartenant tour comme la pleine conscience dans les thérapie comportementales et cognitives de troisième vague.

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 20:31

La pleine conscience est un levier de la pratique du clown. Pourtant, pour le grand public, il n’est pas évident de rapprocher ces deux domaines. En fait, le grand public méconnaît le véritable travail du clown qui est un formidable outil pour les psychothérapeutes.

Le clown est un funambule de la vie. Il marche sur le fil de son l'histoire en posant ses pas dans le présent, dans l'ici et le maintenant. Il avance, le feu au fesses, doté d'un balancier : à un bout son esprit cause, à l'autre son corps émotionnel s'exprime. De cet équilibre improbable, il fait naitre son jeu. La fragilité de son existence, il en joue en pleine conscience. Le clown est un humain qui a cette folie d'être lui et d'oser partager sa fragilité avec générosité. Le clown nait de ses échecs et de son ridicule pour Etre alors que nous n'arrêtons pas de faire : faire un travail, du sport, consommer, manger, etc.

« Etre un clown », c’est laisser vivre son dérisoire, se moquer de soi et de sa propre réalité. C’est être présent dans l’instant, sans munition, sans défense dans une urgence vitale et primitive. C’est laisser apparaître son innocence. C'est jouer « à » et pour le public. Le clown est avant tout dans le ludisme, à la recherche de son plaisir. C’est un curieux de tout ! Un explorateur, un aventurier de l'insignifiant ! Dans ses mains, un stylo devient une fusée, un télescope, un être vivant, un aspirateur, une porte vers un autre monde… Ce n’est pas ce qu’il fait qui importe mais ce qu’il vit et ce qu’il est. Dans cette expression, chacun y reconnaît ses failles : cette fragilité que l'on tente tant de masquer pour avoir l'air, alors que l'on n'a pas l'air du tout ! Cà, le clown le sait. Quand il voit que le public rit de l'avoir pris à avoir l'air, il en rit aussi. Même pas peur, même du bide !

Etre un clown, c'est aussi être au contact de son enfant intérieur. Un clown a toujours quatre ans. Dans l'innocence de cet âge, il s'extrait de la souffrance de la vie pour s'évader et vagabonder la tête dans les étoiles, émerveillé par tout ce qui s'offre à lui. Face à lui, le public ne rit pas par moquerie mais par empathie et par tendresse.

Woody Allen dit que "la vie est une maladie sexuellement transmissible à pronostic toujours défavorable". Il rajoute " depuis l'homme le sait, il est plus tendu". Le clown est justement là pour nous détendre et pour nous procurer des moments de respiration afin d'échapper à nos angoisses existentielles[1] (l'angoisse de mort, la liberté, la solitude et le sens de la vie, etc.). Il nous propose une invitation au voyage dans son univers pour une échappée belle. Il entraine le publique dans une émotion, un rire, joyeux et consolateur. Les spectateurs se retrouvent un peu délesté de la lourdeur de la vie et un peu plus léger partageant avec ce trublion la piste aux étoiles. En effet, le clown est peut-être né dans l'arène d'un cirque de Renz où un garçon de piste ivre et trébuchant le long de la piste a apporté une respiration à un public tendu devant les prouesses équestres des acrobates. Le public, hurlant de rire devant ces pitreries, traitant ce maladroit d' August ("Idiot" dans le dialecte local) lui a donné vie. Sa présence, c'est imposé pour apporter de l'humour et de la dérision à un spectacle régit par des codes où les artistes côtoient la mort afin d'atteindre la performance et qui met en tension le spectateur. Il est le contre-point participant à la théâtralisation du spectacle et à son humanisation.

Cependant, en étant pleinement en vie et en nous affichant outrageusement sa liberté d'être, il nous parle aussi de la mort et de la souffrance. En effet, avoir c'est montrer que l'on peut ne pas avoir. Etre, c'est montrer que l'on peut ne pas être. C'est en cela que le clown peut être angoissant, voire être source de phobie. Le voir évoluer et rebondir de ses chutes, c'est percevoir notre vulnérabilité. Pour certains spectateurs, c'est insupportable. Il révèle le grotesque de nos tentatives de contrôle et de camouflage, la futilité de nombre de nos actions et que notre espace de vie ne tient qu'au fil de l'instant présent. En nous embarquant dans son histoire, il nous empêche de nous raconter des histoires sur notre existence afin d'éviter la crudité de la réalité. Par sa présence, il nous oblige à être en pleine conscience de l'instant et de son impermanence tout en nous proposant sa solution : "Du moment que l'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses"[2]. Si le clown est naïf, nous pas. C'est là toute l'épreuve que nous propose le clown.

Il est difficile de rester pleinement dans le présent. Nous sommes vite distrait par notre esprit. La souffrance psychologique est issue de cette relation avec notre intériorité. Elle s'exprime par :

  • L'évitement du présent en ruminant le passé et en s'inquiétant du futur
  • Une attention happée par les commentaires et les jugements de notre esprit qui viennent entraver l'individu,
  • Un abandon du corps pour se perdre dans les méandres de la tête,
  • Des tentatives stériles de contrôle pour se sécuriser,
  • Une lutte avec ce qui se présente à soi et en soi.

Lorsque l’on travaille le clown, on muscle sa liberté d’être. On se nourrit de ses doutes pour exprimer et ne pas interpréter. Le clown se nourrit d’amour. Dans ce travail, il est question d’être là et d’accepter sa fragilité et sa connerie.

Travailler le clown permet d'apprendre à s'inscrire dans le présent et dans l'instant pour ne pas se faire "harponner" par nos pensées hameçons qui nous font ruminer le passé et nous inquiéter du futur. Dans cette approche on travaille l'à propos (terme issu de l'escrime). L'à propos est la capacité de trouver la parole ou le geste juste qui, dans l'instant, nous maintient au contact de ce qui est important pour nous. L'à propos se nourrit de notre intelligence émotionnelle. Notre cerveau cortical (machine à penser et à réflexion) est trop lent pour cela. Le temps d'observer, d'analyser, d'évaluer et de choisir, c'est trop tard ! Les techniques de clown sont utiles en psychothérapie tant pour les patients que pour les thérapeutes. Les exercices de pré-clown permet d’expérimenter sa vulnérabilité, le vertige et le déséquilibre sans en faire un problème pour apprendre à le négocier de façon ludique. Elles aident les individus à redescendre dans le corps et le présent lorsque les personnes sont bloquées dans leur tête, dans leurs pensées et la crainte d'un futur imaginaire. Elles sont aussi utilisées en team building en entreprise.

On dit que "l'on admire les acrobates et que l'on aime les clowns". Or dans la vie, nous sommes tentés à être performant et à atteindre des objectifs comme les acrobates. Pourtant, ce qui nous importe, c'est surtout d'être aimé. Le clown nous montre une voie mais cela passe par l'acceptation de ce que l'on est: de simples humains. C'est cela qui est génial! Le clown est un poète de la vie qui nous invite à jouer, à rire et à danser, quelque soit la "plantade" ou la situation comme Zorba le Grec, car "Tout va bien[3]" et que la vie est belle pour le clown[4]. De toutes les façons, avons-nous autre chose à faire? Jour sans rire, jour perdu dit le poète dans une chanson d'Henri Tachan.

Médecin psychiatre, je pratique la thérapie ACT. J'ai fais pendant plusieurs années des études de clown à l'école du Samovar. Souvent, je dis qu'après avoir fait des études pour essayer d'être intelligent, j'en ai fait d'autres pour apprendre à être con… ce qui est un compliment pour un clown ! Cette double formation m'a fait prendre conscience du lien évident entre l'ACT et le clown[5] et c'est devenu ma philosophe de vie. Lorsque l'angoisse me prend (comme tout le monde !!), je pense à la chanson des Monty Pithon Always look on the bright side of life[6]. Nous sommes très rarement au contact de la réalité. Le simple fait de nommer une chose, cela nous amène à la juger et à construire une représentation qui est propre à chacun, selon son histoire et son contexte. Notre cerveau émotionnel passe son temps à commenter pour nous raconter des choses sur tout et n'importe quoi. Au lieu d'être sur le terrain de la vie, nous passons notre temps dans les tribunes à la commenter. Nous sommes prisonniers de nos croyances et des "je me dis". Nous sommes totalement conditionnés sous le joug de nos représentations. Il n'est pas simple de se libérer du diktat de cette radio intérieure. Je propose d'ailleurs à mes patients de donner un nom grotesque à ce commentateur afin d'apprendre à l'observer et à prendre ses distances pour s'en libérer. Le clown accueille tout ce qui se présente à lui sans jugement car tout est une possibilité de jeu même le bide.

 

Le clown s’exprime en pleine conscience du public, de son ridicule et des états qui l’habite. Il n’a pas besoin de méditer assis pour vivre. C’est dans le mouvement qu’il explore le présent et qu'il est curieux de l'instant.

Chaque jour est une vie et c’est aujourd’hui que vit le clown.

 

 


 

 

[1] Thérapie existentielle. Yalom I. Galaade Edition

[2] Raymond Devos

[3] Premier commandement du clown

[4] "La vie est belle" film de Roberto Begnini

[5] "Pratiquez l'ACT par le clown", jc seznec, Dunod édition.

[6] "La vie de Brian" film des Monty Pithon. Eric Idle a aussi chanté cette chanson le jour de l'enterrement de son comparse Graham Chapman.

 

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 15:16

La CPAM est prête à entrouvrir la porte du remboursement pour permettre la prise en charge d’une consultation par un psychologue. Les psychologues attendaient cette mesure depuis longtemps. En effet, leurs actes de psychothérapies n’étaient pas remboursés alors que les psychiatres pouvaient faire des actes remboursés de psychothérapie.

En fait, les psychiatres déguisaient des actes de psychothérapie sous des actes de consultations psychiatriques. Les actes de psychothérapie ne sont pas théoriquement remboursables.

Pour les psychologues, cette différence constitue une concurrence déloyale qui a un impact sur l’accès à leur expertise et est source d’une différence de rémunération notable.

 De plus, ces professionnels sont souvent très sensibles à la situation de leurs patients. Ils étaient régulièrement confrontés à des patients nécessitant une prise en charge psychothérapeutique mais qui n’avaient pas les moyens de se la payer, dans un contexte de désert médical, avec très peu d’offre médicale alternative.

Enfin, il paraissait illogique que des thérapies telles que les thérapies comportementales et cognitives qui ont montré scientifiquement leur efficacité dans la prise en charge de certaines maladies et dans la prévention de la rechute ne soit pas autant reconnu qu’une prise en charge médicamenteuse, parfois sources d’effets indésirables, effectuée par des médecins. Il était donc très compréhensible que les psychologues demandent et obtiennent cette reconnaissance et ce remboursement.

Tout cela était valable avant la dérive de notre système de soin vers un système administrative et industriel. En effet, la CPAM n’est désormais plus une simple assurance. Dorénavant, elle essaie de diriger et contrôler les soins. La loi santé de Marisol Touraine à instituer que l’Etat était devenu le garant des soins donc les contrôles. Tout cela fait que la CPAM et l’Etat dirige désormais la façon d’exercer avec une vision comptable. Cette dérive a eu plusieurs conséquences :

  • Les soignants sont englués dans les tâches administratives
  • Ils se retrouvent sanctionnés pour des délits statistiques
  • La relation médecin malade est devenu consumériste et s’est altérée. Cela a eu comme conséquence une augmentation des consultations non honorées et des violences envers les soignants..
  • On se retrouve face à une crise des vocations où les médecins sont dans un mouvement général pour quitter la CPAM soit en partant à l’étranger, soit en s’installant en secteur 3 soit en faisant des actes non côtés.

Dans cette logique administrative et comptable, la CPAM propose une expérimentation sur quatre départements du remboursement des actes des psychologues dans les conditions suivantes :

  • Le prix des consultations est de 22 euros la demiheure et 32 euros les 45 minutes sans dépassement d’honoraires.
  • Ces consultations s’effectuent uniquement sur prescription médicale
  • La première consultation est de 45 minutes.
  • Ensuite, le patient a 10 consultations de 30 mn avec un rapport à rendre au médecin.
  • Si les soins doivent être poursuivi, on peut proposer 10 nouvelles consultations de 45 mn.

Il est clair à la lumière de ces règles qu’il s’agit d’un encadrement très strict. Tout d'abord, elle ne propose pas un simple remboursement, mais un remboursement qui contrôle l'activité et les tarifs. Ces tarifs ont été calculés en fonction de la rémunération des psychologues à l’hôpital. Or, déjà cette rémunération est honteusement basse. Pendant longtemps, les psychologues compensaient en détournant leur temps FIR dans l’exercice d’une activité plus rémunératrice. A l’époque de la mise en place des 35 heures, l’administration s’est rendue compte que beaucoup de psychologues abusaient en ne travaillant au final que 6 mois sur l’année en cumulant le temps FIR, les vacances et les récupérations. Ce temps FIR est désormais très encadré.

Cette rémunération proposée aux psychologues libéraux ne tient pas compte qu’à l’hôpital, on est payé pendant ses vacances, en cas d’absence des patients, pendant que l’on fait des réunions, que l’on boit un café, lorsque l’on est malade, etc. En outre, lorsque l’on est libéral, on donne 60% de son salaire dans des charges diverses.

Cette proposition est tentante comme la pomme que le serpent propose à Eve. Cependant, elle est actuellement contre l’histoire où les soignants se débattent avec la CPAM.

La rémunération proposée est honteuse, déconnectée de la réalité. Elle s'inscrit dans une logique comptable digne de la vision stalinienne actuelle qui prévaut à la CPAM.

Depuis fort longtemps, les psychologues ont désiré rentrer dans le système, parfois un peu envieux des psychiatres, pour que l'on reconnaisse mieux leurs compétences. La CPAM leur dit oui, mais... et leur propose d'être de simples employés de santé à qui elle veut donner la pièce. D'ailleurs, les podologues et les orthophonistes ont actuellement un exercice professionnel difficile du fait des tarifs, sécurité social, imposés.

Outre, l'enjeu du remboursement, actuellement, serrer la main de la CPAM est ouvrir la porte au contrôle du soin par celle-ci, comme elle le fait pour les médecins en contrôlant leur façon d’exercer.

La liberté de soigner dans les règles de l'art et le code de déontologie est le fondement de l'acte de soin. Ne l'oublions pas et résistons aux sirènes...

 

 

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