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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 08:54

Confronter à la vie, notre mental en voulant trouver des solutions et la clef du bonheur nous vampirise. Happé par notre tête, nous perdons du temps de vie et de la paisibilité. Il est donc nécessaire d’apprendre à être continent de notre cerveau pour ne pas être inondé par cette diarrhée de pensées qui souille bien souvent la beauté de l’instant.

Apprivoiser son esprit s’apprend tout comme nous avons appris à manger proprement ou à aller aux toilettes quandd il faut. Nelson Mandela ne s’est-il pas appuyé sur cette célèbre phrase du poème Invictus pour survivre à ces années de prison : Je suis le capitaine de mon âme et maître de mon destin ?

C’est pour cela que j’ai choisi d’écrire ce livre avec Sophie Le Guen, Débranchez votre mental ! Trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie, pour partager une façon pratique et fonctionnelle de gérer son intériorité que personne ne nous apprend.

 

 

 

Voici quelques premiers conseils avant la lecture du livre :

  • Ne pas perdre son énergie à se plaindre.
  • Accueillir le changement avec confiance et bienveillance.
  • Savoir tourner la page sans ressasser ce qui ne peut être changé.
  • Accepter ses échecs, ils sont sources d’apprentissages et d’opportunité, pour rebondir.
  • Réussir selon ses propres mérites, sans attendre à être privilégié.
  • Définir son cap dans la vie et ne pas le perdre en route.
  • Placer son énergie dans le présent et ne pas s’accrocher au passé et perdre son temps à anticiper un futur que vous ne connaissez pas (sinon jouez au loto !).
  • Persévérez, ne pas chercher des résultats immédiats. La vie est se jardine.
  • Faire preuve de bienveillance. Vous le valez bien !
  • Tolérez les situations inconfortables
  • Accepter ses sentiments sans de faire déborder par eux.
  • Faire un point d’étape régulièrement pour se situer sur son chemin de vie.
  • Se réjouir du succès des autres sans les jalouser.
  • Dépenser son énergie mentale à bon escient.
  • Prendre des risques intelligemment
  • Ne pas avoir peur de la solitude. C’est le gage de la liberté.
  • Se remettre en cause. Savoir s’adapter.
  • Evacuer les pensées négatives, penser de manière productive.
  • Savoir prendre position sans chercher à plaire aux autres
  • Accepter l’entière responsabilité de ses erreurs.
  • Renoncer à la comparaison. Vous être unique donc précieuse !

 

 

Pour bien vivre, nous apprenons à prendre soin des mots que nous disons en présence des autres pour ne pas parler pour ne rien dire ou blesser autrui. De la même manière nous avons à apprendre à prendre soin de nos pensées quand nous sommes seuls pour ne pas dériver dans des jugements et des commentaires qui nous ferons inéluctablement souffrir.

https://www.amazon.fr/D%C3%A9branchez-astuces-arr%C3%AAter-ressasser-profiter/dp/B07KLFK8VF/ref=sr_1_4?ie=UTF8&qid=1552636373&sr=8-4&keywords=seznec+jean-christophe

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 11:32

Voici, en cette Saint Valentin, la question que j’ai envie de partager avec vous.

Selon moi, l’équilibre d’une relation nécessite que trois piliers se mettent en place.

  • Le premier pilier est l’art du compromis. En effet, vivre à deux nécessite de savoir faire des compromis. Dans un couple, chacune des personnes a des envies, des contraintes différentes mais pour s’engager sur le même chemin, cela nécessite de pouvoir faire des compromis. Attention, faire un compromis n’est pas renoncer ! C’est plutôt comme lorsque l’on dort à deux avec une couette trop petite, si l’une des personnes prend toute la couette l’autre attrape froid. Faire des compromis est l’art d’être créatif à deux pour que personne n’attrape froid et soit plutôt satisfait et confortable par la situation. Cela demande aussi de sortir de l’égocentrisme pour considérer et entendre le besoin de l’autre et de choisir des actions qui tiennent compte de celui-ci malgré des besoins personnels différents.
  • Le deuxième pilier est de savoir accueillir la fragilité de l’autre. Nous sommes tous des êtres fragiles et vulnérables. Dans la vie et dans la société, nous mettons des masques et nous portons parfois des armures. Une vie de couple demande de pouvoir se mettre à nu en toute sécurité dans l’intimité. Personne n’est parfait mais l’autre doit être capable d’accueillir notre fragilité tout comme nous sommes capable d’accueillir la sienne.
  • Le troisième pilier est l’art de la complicité. Vivre ensemble demande à tisser une complicité ensemble comme on tricote avec une aiguille par personne un pull à nombreux motifs. Il s’agit de tisser une complicité intellectuelle, affective, sensuelle, sexuelle, etc. qui est propre à chaque couple selon ce qui leur importe et ce qu’ils ont envie de partager.

Ces piliers sont présents à tous les temps de la vie de couple. Dès les premiers moments d’une rencontre, on peut observer si ces piliers se mettent en place. Par exemple, est-ce que pour l’heure pour convenir d’un rendez-vous, c’est le résultat d’un compromis ou si c’est toujours la même personne qui s’adapte ?

La construction d’un couple est confrontée à trois obstacles :

  • Le premier est que le sentiment amoureux nous amène à nous raconter des histoires sur l’autre personne. Je me souviens d’une personne qui était amoureuse d’un homme taciturne, qui parlait peu. Elle trouvait très sexy ses silences. Elle le trouvait très intérieurs et fantasmait sur la profondeur de son monde intérieur. Au bout de quelque temps, elle s’est rendu compte qu’il n’était pas intérieur mais juste con ! Aussi, regardons bien si ce que l’on voit de l’autre est bien la réalité ou le fruit de notre imagination, de nos désirs ou de nos fantasmes pour ne pas nous cogner durement à une réalité quelque temps plus tard.
  • Le deuxième obstacle est que les humains sont comme des oignons. Ils sont fait de couches. Tout comme un oignon, il faut parfois goûter à plusieurs couches pour se rendre compte que les couches profondes sont pourries. Lorsque l’on a goûté à un fruit pourri, on a parfois peur d’en regouter à un autre. On voudrait être sur que la nouvelle personne que l’on va rencontrer sera la bonne. Cependant, bien souvent, il faudra trouver le courage de regouter aux couches superficielles pour savoir comment sont les couches profondes.
  • Le troisième obstacle est que le mode de communication pour exprimer son amour n’est pas forcément le même pour chacun. Certaines personnes apprécient les cadeaux quand d’autres apprécient des moments. Cette problématique est l’objet d’un célèbre libre : les langages de l’amour de Gary Chapman. Des quiproquos ou des disputes sont souvent dus au fait que l’on ne parle pas le même langage alors que les deux personnes s’aiment.

Construire et entretenir une relation de couple est un vrai travail. il ne suffit pas de ressentir de l'amour et du désir pour que cela advienne. C'est un jardinage de chaque instant qui fait mûrir et évoluer une relation de couple. Aimer, c'est savoir entrer dans le jardin de l'autre pour enlever les ronces et y faire pousser des fleurs. 

Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin. Ce n’est peut-être pas le bon moment pour répondre personnellement à cette question. C’est peut-être plus l’occasion de vivre pleinement ce moment selon ce qui vous importe. Cependant, à l’occasion, regardez comment sont en place vos trois piliers chez vous.

Bonne Saint-Valentin !

 

Jc seznec et L Carouana : savoir se taire, savoir parler. Ed Interéditions.

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:27

L’enfance nous projette dans la vie sans forcément que nous sachions comment nous y prendre pour négocier ce qui se présente à nous et gérer les échos intérieurs qu’elle procure. Les événements de vie auxquels nous sommes confrontés nous procurent des résonnances source d’angoisses, de ruminations et de souffrances, voire de pathologies (surcharge mentale, burn-out, trouble anxieux, dépression, etc.).

En effet, nous apprenons à lire, à compter, à marcher et à faire du vélo mais pas forcément à vivre.

  • Tout d’abord, la vie ne se passe jamais comme nous avions prévu. La plupart des personnes feront carrière professionnelle dans un métier différent de leur premier métier ou de leurs études. On souffre souvent à force de lutter, sans succès, pour que la vie soit comme on l’a décidé ou que l'aimerai au lieu d'apprendre à composer avec ce qui arrive et en faire des opportunités.
  • En outre, on ne nous apprend pas que la vie est parsemée d’incidents et d’accidents plus ou moins douloureux. Nous aurons tous des peines d’amour, des déceptions, des accidents, des vols, des décès autour de nous, voire des accidents et des agressions. La seule chose que l’on ne sait pas, c’est quand cela va arriver et dans quel ordre cela va se produire.
  • Par ailleurs, nous produisons tous des sensations physiques, des pensées et des émotions qui nous débordent et qui nous amènent parfois à « dérailler » en ressassant, en mangeant trop, en fumant et en buvant excessivement, etc. On apprend rarement à être « continent » de nos émotions et de nos pensées. Ces pensées et ces émotions qui nous happent dans la souffrance et qui débordent, polluent nos relations avec les personnes qui nous entourent dans notre vie personnelle comme dans notre vie professionnelle. Elles nous empêchent d’avancer et de construire notre chemin de vie.

Au final, dans ce monde moderne, nous sommes souvent libres mais bien seuls et démunis pour vivre. Aussi, j’ai décidé de créer des ateliers pour apprendre à jardiner sa vie. Ces ateliers sont ouverts à tous pour pouvoir réconcilier l’épanouissement personnel et l’efficacité professionnelle.
Je les propose aux collectivités, aux associations et aux entreprises qui le demandent. Dans ces ateliers, je serai votre sherpa pour vous accompagner dans cet apprentissage à jardiner votre vie pour la faire fleurir. Il s'agit d'ateliers expérientiels ludiques, vivants et bienveillants.

Je m’appuie sur une approche fonctionnelle et pragmatique issue de la thérapie ACT et la pleine conscience mais aussi sur le partage de la façon dont fonctionne un être humain.

Chiche ! On se met au jardinage ? Alors, contactez-moi pour organiser des ateliers « jardiner sa vie ».

Livres :

Seznec jc : J’arrête de lutter avec mon corps, Ed Puf

Seznec jc et Carouana L. : Savoir se taire, savoir parler. Ed InterEditions.

 

 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:09

Les événements de vie, agréables comme désagréables, sont comme des cailloux qui tombent dans l’eau. En tombant dans l’eau, ils font des vagues qui vont diffuser pour s’atténuer dans l’espace liquidien qui les réceptionne.

Selon les événements, la taille de la pierre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde…

Sur une grande étendue d’eau, les vagues ou les ondulations provoquées ont le temps de s’atténuer tranquillement et paisiblement. Par contre, la même pierre qui tombe dans une bassine d’eau éclaboussera partout.  Pour l’être humain qui n’a pas suffisamment d’espace en soi pour accueillir cet événement aura son cerveau « éclabousser » par celui-ci ce qui provoquera des pensées hameçons ou des ruminations pour « trouver une solution » et digérer cet événement.


Cela fonctionne de la même manière en nous. Les événements de vie créent des résonances et des vagues (ne sommes-nous pas fait de 70% d’eau ?). Cette mer intérieure se situe dans notre ventre. Notre travail est de respirer régulièrement avec notre ventre, lentement et profondément pour avoir une mer intérieure suffisamment vaste pour accueillir les événements de vie que nous rencontrons. Nous avons à respirer pour faire toute la place nécessaire pour accueillir telle ou telle situation et à expirer pour éloigner dans ce souffle toute la tension que nous procure celle-ci. Ce travail de respiration et de digestion prend plus ou moins de temps selon la taille et la lourdeur de l’événement. Par contre, si on lutte contre ces vagues, on risque de boire la tasse.

Parfois certains événements de vie traversent notre intériorité comme un hors-bord qui longe la côte. Ils provoquent de grosses vagues. Plusieurs possibilités d’offrent à nous :

  • Pester contre le chauffeur, crier après lui ou se plaindre, mais cela ne changera rien aux vagues. Nous aurons juste une double peine.
  • Faire de ces vagues une opportunité de jeu.
  • Se mettre à l’abri en reculant ou en remontant sur la berge.

L'ACT (thérapie de l'action et de l'engagement) est souvent comparer au surfeur qui négocie les vagues dans la direction qui lui importe. Chacun son style. Le clown est un surfeur free style qui a besoin des vagues (des émotions) pour exister.

Et vous, comment accueillez-vous les vagues de la vie ? Comment négociez-vous celles-ci ?

 

Seznec JC et Ouvrié-Buffet T: Pratiquer l'ACT par le clown. Ed Dunod

Seznec JC et al : ACT, applications thérapeutiques. Ed Dunod

 

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 09:39

 

Depuis trois mois la France vit un grand bazar où tout le monde se crêpe le chignon, hausse le ton, sur et convaincu de son point de vue, tout en agressant l’autre. Chacun hurle comme dans le film « La journée de la Jupe », avec Isabelle Adjani, son droit au respect et à la considération. Dans le film, c’était une enseignante qui braquait une classe, aujourd’hui ce sont des gilets jaunes qui tentent de braquer la république. Cette situation est la conséquence d’une déliquescence de notre société où nous ne savons plus vivre ensemble, s’écouter et se parler. Faut-il une thérapie familiale à la France pour vivre à nouveau ensemble en paix et sortir de cette crise ?

L’Etat Français a dérivé inexorablement vers un état administratif qui ne sait répondre à tout problème que par une nouvelle loi ou une nouvelle taxe qui vient s’empiler dans un mille-feuille administratif. On a parfois l’impression qu’il faut du courage en France pour vivre, innover et entreprendre sans se retrouver englouti par ce maelström réglementaire, digne du château de Kafka. Chaque acte est réglementé à l’absurde pour garantir l’égalité et la protection de tous quitte à créer des maux pires que le risque initial. A toute question ou demande, le citoyen reçoit une réponse froide, mécanique voire déshumanisé. L’Etat infantilise ses citoyens en les transformant en sujet dans une gouvernance jacobine pyramidale. Le citoyen a beau questionner, interroger voire revendiquer, l’Etat reste sourd. Par exemple, la Loire Atlantique vient de signer une pétition massive avec plus de 100 000 signataires pour demander son rattachement à la Bretagne, ou du moins pouvoir organiser un référendum sur le sujet. L’Etat et les élus locaux n'ont rien trouvé de mieux que d'écarter, de façon autoritaire et autocratique, cette demande, sans la considérer, en la déclarant irrecevable alors qu’en pleine manif des gilets jaunes de nombreux citoyens se plaignent de ne pas être suffisamment entendu!

  • Être un assujetti social nécessite un temps plein pour répondre à tous les formulaires, toutes les requêtes administratives pour bénéficier de ses droits.
  • Refaire sa carte d’identité est devenu un parcours du combattant et si vous avez eu le malheur d’avoir eu une usurpation d’identité, la machine étatique devient folle à votre égard.
  • A l'hôpital, vous passez plus de temps à remplir des documents pour justifier de votre activité que de soigner
  • Etc.

L’Etat et les administratifs pensent selon des règles qui ne tiennent pas compte du contexte et de la vie concrète des citoyens. Comme cela leur semble logique, ils déroulent contraintes sur contraintes comme un rouleau compresseur,sûr de leur bon droit. En outre, pour eux, chaque contribuable semble être un potentiel fraudeur. Ils passent leur temps à chasser et à rajouter de nouvelles contraintes pour être sûr que personne ne fraude au risque de faire chuter tout le monde devant la complexité de leur organisation. Ils dépensent l’argent publique dans des systèmes de contrôle qui donne encore plus envie de frauder pour sortir de cette nasse administrative. L’Etat fonctionne comme un parent rigide qui ne parle que par règle et des yakafokons. Il ne sait plus communiquer à des humains avec bienveillance et chaleur. D’ailleurs, la dématérialisation fait qu’il n’y a plus d’humain pour refaire faire ses papiers, porter une plainte, à la poste ou à la banque. Il n’y a plus personnes pour écouter. Comme l’Etat se méfie de tout le monde et de toute initiative, il a transformé progressivement les enseignants en employé d’éducation, les soignants en employé de santé, les agriculteurs en subventionné, etc. Le résultat de cela est que dans cette société devenue inhumaine. Ceux qui se suicide le plus sont ceux qui soignent, protègent, nourrissent et éduquent. Cela fait 20 ans que les soignants se plaignent des multiples réformes qu’on leur propose et cela fait 20 ans que l’on en rajoute d’autres complexifiant les précédentes et redistribuant l’argent vers des systèmes de contrôles plutôt que donner les moyens de soigner à chacun. Les médecins, les policiers, les agriculteurs et les enseignants sont en souffrance et vive une crise de vocation. Ces métiers si important pour la vie publique ne font plus envie.

De l’autre côté, les citoyens ont été transformés en consommateurs. Tout le monde veut tout, tout de suite, estimant qu’il en a le droit, s’en tenir compte des conséquences pour l’autre et la société. La société de consommation a excité, à rendre fou, le désir de tous dans l’objectif que tous les êtres humains sur le marché se gave de nouveaux produits jusqu’à l’écœurement de la planète. Les consommateurs ne savent plus parler mais exigent et revendiquent en permanence. Ils ont des droits mais oublient leurs devoirs de citoyens. Il est devenu difficile d’avoir une relation humaine avec eux, ce d’autant que les français ont un penchant pour la paranoïa. Ils pensent que l’autre est le mal et profitent d’eux ce qui les amènent à revendiquer, voire à tricher pour rééquilibrer selon eux la balance. Le manque d’explication sur la société actuelle et la cour de récréation que sont devenus les réseaux sociaux cultivent l’ignorance et font la part belle aux Fake News qui alimentent la théorie du complot. L’autre est vu de prime abord comme un opposant, un obstacle ou un ennemi à l’expression de ses désirs contre lequel il faut lutter. L’intolérance à la frustration engendre de plus en plus de violence relationnelle. Il est devenu désormais difficile d’exercer certains métiers comme enseignant, médecin ou policier sans se faire agresser et maltraiter ce qui entraîne une grave crise de vocation à exercer ces métiers. Même entre gilets jaunes, ils se menacent, ils s’insultent et s’excluent.

https://www.facebook.com/pcanton/videos/10155898062447690/

La France est devenue une jungle où chacun tire la couverture à soi. De nombreux français sont devenus des enfants qui n’arrivent pas, d’en cette crise des gilets jaunes, à couper le cordon ombilical. En plein conflit œdipien, ils semblent vouloir tuer le père (le président et les policiers) et baiser la mère (la France) pour répondre à leur droit de vivre et d’exister. Ils ont appris à se défouler sur les réseaux sociaux. Certains citoyens se plaignent du manque de médecins mais ils les maltraitent et n’honorent pas leur rendez-vous, sans prévenir, ce qui majore la diminution de l’offre de soin. Les réseaux sont devenus pires que la cour de récréation avec insultes, menaces, harcèlement, etc. A force de s’exciter et de s’invectiver sur internet, certains ont cassé la digue qui séparait le virtuel du réel. Ils se conduisent dans la vraie vie comme des trolls pour faire parler d’eux, sans savoir vraiment ce qu’ils ne veulent ni payer le coût de leur désir.

A côté de cela, les politiciens ont, pour beaucoup, déserter le contact avec la population pour s’enfermer dans la théâtralité médiatique fait d’emphase ou ils jactent en dénigrant l’autre et en étant contre tout ce qui ne vient pas d’eux. Leur besoin de survie, dans le monde politique, en se faisant réélire, leur ont fait oublier que pour vivre ensemble il était nécessaire de construire des compromis sociaux et non que des oppositions. On a l'impression que pour supporter toute la violence et l'agressivité qu'ils subissent que seuls des personnalités pathologiques insensibles au relationnel, peuvent survivre et poursuivre cette vie. Les survivants donnent l'impression d'être des narcissiques plus préoccupés par leur carrière et coupés de la réalité des personnes qu'ils doivent représentés. Ils ont oublié que désormais, lorsqu’ils tournent leur veste, nous le savons tous grâce à la mémoire d’internet qui nous montrent des images où ils ont dit l’exact contraire la veille. Ils paraissent de plus en plus comme des guignols. Les fake news sur les réseaux finissent par les achever en discréditant toute parole juste ou non. La chique coupée, ils ont de plus en plus de mal a exercé une quelconque autorité pour gouverner le pays.

Quant aux journalistes, ils ne font plus d’information pour des organes de presse mais produisent des news au kilomètre pour des industries médiatiques. Précarisés, ils sont de plus en plus des pigistes essayant de survivre dans ce monde capitalistique. Faute de conseil de l’ordre, ils se font manipuler par le besoin d’image et la rentabilité de cette industrie. A force de courir après internet, ils en finissent par dire des bêtises, porter un regard tronqué ou avoir une vision déformée de la réalité. Pour plaire au public ou à la tendance, ils mettent l’accent sur des fausses vérités qui attisent le peuple, les agitant parfois dans des mouvements illégitimes. Dans toutes les affaires récentes concernant des affaires touchant la médecine, ce qui était dit globalement par les médias étaient erronés, tinté de doc Bashing avec des raccourcis et du populisme mis en avant. On a pu aussi faire le triste constat dans la suspicion de viol du jeune Théo par les policiers qui a amené journalistes, politiques et population à s’embarquer dans cette fausse vérité pour découvrir ensuite, image à l’appui, que le fait colporté n’avait rien à voir avec la réalité. Il a juste été arrêté après une bagarre avec la police où il tentait de se soustraire aux forces de l’ordre. Il existe de nombreux cas semblables qui jettent le discrédit sur cette profession si nécessaire à la République. Les images médiatiques qui pervertissent la réalité font qu’un jour on idolâtre les forces de l’ordre comme après les attentats de Charlie Hebdo et un autre jour, on les conspue en leur reprochant les pires mots sans prendre le temps de savoir la réalité et les conditions de travail de ces personnes. Les médias en continus attisent la passion pour faire de l’audience au risque de tout faire exploser.

Il y a dans cette foire à l’empoigne, des syndicats qui ne représentent plus personne et qui sont financés par l’Etat, ce qui les asservis. Ils proposent du canada-dry de négociation mais ce qu’ils proposent est souvent très loin de la réalité des citoyens. Les syndicats de médecins sont financés par l'Etat en majorité. La condition à cela est de signer la convention. N'est-ce pas un conflit d'intérêt?

https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/2050097208413467/

Quand aux grandes entreprises, avec la mondialisation, elles donnent l'impression de faire comme elles veulent, faisant fi des législations et des besoins des pays pour croître et grandir aux dépends des populations.

Pourtant chacun d’entre, pris un à un, sont souvent de supers individus. Souvent, ils agissent à leur insu par ignorance ou par passion. Cette fièvre que les grecs redoutaient tant à l’époque car elle détruisait des cités.

  • Face à ce grand bazar, on se demande s’il ne faudrait pas une thérapie familiale à la France pour réapprendre à chacun à s’écouter, à se parler, à tenir compte du contexte de l’autre, à sortir d’une posture égocentrée et sortir du désir et de la règle, pour juste redevenir humain.
  • Il serait intéressant d’apprendre à chacun la bienveillance et l’empathie afin de construire un nouveau contrat social. Pour devenir une société mature, il serait intéressant que l’on sorte d’une relation parent enfant (une mère patrie nourricière qui éduque ses enfants de façon stricte avec des enfants rois) pour une relation de compromis où chacun contribue à la société, pour ne pas juste consommer, et connaitre un peu mieux la vie sociale et celle des autres.
  • Il serait utile d’avoir plus de pédagogie afin que l’on comprenne mieux les lois, les règles et les taxes pour ne pas les conspuer sans comprendre. Pourquoi n’existe-t-il pas de télévision citoyenne (ou d’état) qui expliquerait les lois et les choix possible sans tomber dans ces pugilats politiciens qui n’apprennent rien. Ne serait-il pas utile, lors des manifestations, d’avoir des personnes, comme dans les pays nordiques, qui expliquent les actions des policiers avec des portes voix afin que chacun s’ajuste à la situation, ce qui éviterai des quiproquos se terminant parfois dramatiquement ?
  • Pour gagner en justesse dans l’instauration de nouvelles mesures ou de loi, ne serait-il pas bon de demander l’avis de personnes concernées et représentatives tirées au sort pour mieux appréhender les conséquences des décisions sur la vie réelle des citoyens et éviter toutes les collusions entre syndicats, lobbying et l’Etat ? On y gagnerait e pragmatisme et en représentativité tout en responsabilisant les citoyens qui délègues trop facilement leurs responsabilités à leurs représentant pour mieux s’en plaindre ensuite.
  • Ne serait-il pas un bon investissement d’apprendre à tous les enfants à méditer pour gagner en paisibilité et en attention, ce qui leur bénéficierait dans la vie adulte ? Ne serait-il pas bon que toutes personnes faisant un métier en relation avec du public fasse elles aussi de la méditation afin de savoir vraiment écouter les personnes, ne pas être esclave de ses réactions, ne pas s’user dans son travail et se ressourcer si besoin ?

Plus que des solutions n'a-t-on pas besoin d’un psychiatre familial, un systémicien, pour faire évoluer notre système relationnel, mieux communiquer, mieux considérer l’autre et mieux écouter toutes les personnes qui vivent avec nous, pour gagner en bienveillance et en gentillesse et sortir, ainsi, de cette paranoïa qui nous amènent à voir le mal partout et à se méfier de tous, tout en l’agressant verbalement et physiquement parfois? Comment retrouver un peu de paix pour construire ensemble les compromis sociaux pour vivre ensemble? Ne serait il pas temps que la société mûrissent et s'émancipe du désir pulsionnel de chacun?

 

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 16:10

Un être humain est un être émotionnel par essence. Le jour où nous n’aurons plus d’émotion sera le jour de notre mort. Pourtant, beaucoup de personnes sont embêtées et empêtrées par leurs émotions. Certaines deviennent presque « allergiques » aux émotions et aux pensées ou sensations corporelles qu’elles induisent, faute de les comprendre ou savoir les gérer. On a parfois l’impression qu’elles voudraient vivre comme des cadavres : des personnes qui ne ressentent pas et qui ne pensent pas ! Pour bien vivre, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne nos émotions et à quoi elles servent.

Les émotions servent à nous informer sur nos besoins et à nous fournir de l’énergie pour nous adapter. Par exemple, la peur nous informe de notre besoin de sécurité, la colère que nos droits sont bafoués et la tristesse que nous avons à renoncer. Les émotions s’expriment par des sensations physiques pour pouvoir les percevoir et en tirer l’information qu’elles portent et par des pensées pour nous aider à agir. Elles trouvent leur origine dans l’époque où nous étions des hommes préhistoriques et qu’il fallait anticiper les dangers pour ne pas mourir. Elles participent à notre système d’alerte pour nous ajuster et survivre. Si à cette époque, on vivait plutôt en petit groupe dans de grands espaces, on vit actuellement à 500 dans le métro. Du fait de cette évolution rapide, nous rencontrons nettement moins de dangers mortels mais nous sommes plus souvent stimulés par notre environnement, ce qui nous impose à pratiquer en permanence un tri entre les émotions utiles et celles inutiles, pour ne pas être déborder par elles. Une façon crue d’appréhender cette production, est de se dire que notre organisme produit des émotions et des pensées comme nous produisons de la salive, de l’urine, de la transpiration ou des selles. Même si nous en produisons, nous ne sommes pas notre salive, etc.

 

La digestion des émotions s’effectue par la respiration ventrale qui est apaisante. Pourtant peu de personnes savent respirer ainsi. La plupart d’entre nous vivons en apnée ou respirons avec le thorax, aveugle aux mouvements abdominaux. Il est souvent efficace d’inspirer avec son ventre en se disant que l’on fait toute la place nécessaire pour notre ressenti émotionnel et que l’on expirer pour expurger toutes les tensions qu’elles procurent.

Malheureusement personne ne sous apprend à faire ce travail de digestion émotionnelle au fil de la journée. En reprenant l’image de la salive, c’est un peu comme si nous étions invités chez quelqu’un qui cuisine bien. Sensible à ce repas appétissant qui s’annonce, nous salivons de façon continue en oubliant de régurgiter cette salive jusqu’au fameux repas. Arriver chez cette personne, dès que l’on ouvre la bouche pour parler, nous nous retrouvons à déborder de toute cette salive non digérer, ce qui n’est guère élégant et surtout incommodant. C’est le même mécanisme qui arrive chez les anxieux. Ils s’inquiètent à l’avance d’une situation ce qui génère des émotions. Ils ne font pas ce travail de digestion ventrale et les émotions s’accumulent. Une fois au contact de la situation anxiogène (transport, prise de parole, etc.), ils se retrouvent déborder par les émotions et font une crise panique.

Fort de cette image, il est nécessaire d’apprendre à être continent de ses émotions et de savoir les digérer au fur et à mesure. La salive est utile pour notre comportement alimentaire tout comme les émotions nous sont utiles pour réfléchir et nous adapter. Le tout est de comprendre comment cela fonctionne. Antonio Damasio, un célèbre neurologue, a montré dans son livre « L’erreur de Descartes ou la raison des émotions » que l’on raisonnait mieux grâce aux émotions même pour effectuer un problème de math.

Les émotions servent à sentir la vie, à se préparer, à s'adapter, à aimer la vie, à s'ajuster, à savourer, à aimer, etc. Soyons curieux des émotions pour les explorer plutôt que de s'en méfier et de les craindre.

Faisons la paix avec nos émotions ; Apprenons à apprivoiser et à domestiquer ce formidable outil physiologique pour vivre une vie riche et épanouissante.

 

JC Seznec : J'arrête de lutter avec mon corps. Ed PUF

Russ Harris : Le piège du Bonheur. Ed de l'Homme. Version illustrée

JC Seznec et L Carouana : Savoir se taire, savoir parler; Ed InterEditions.

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 12:14

Il existe des centaines de sorte de psychothérapies. Chacune propose une façon de gérer sa souffrance (sa merde). Pour ma part, je pratique la thérapie ACT que je trouve plus fonctionnel et plus pragmatique. Elle correspond plus à mes valeurs et mon état d’esprit. C’est mon choix.

Je dis souvent à mes patients que notre cerveau produit des pensées, comme nos glandes salivaires de la salive, nos reins de l’urine et notre intestin de la merde.

Approfondissons, cette comparaison crue :  lorsque je vais aux toilettes, si je passe la journée à regarder, à examiner et à commenter ma merde, j’aurai l’impression que ma vie pue et que ma vie est merdique. Comme beaucoup de gens, je tire la chasse d’eau et je change de pièce pour vaquer à mes occupations et, si possible, à ce qui m’est précieux.

Nous avons le choix de faire de même avec les pensées que nous propose notre cerveau émotionnel. C’est-à-dire choisir de ne pas rester focaliser sur certaines pensées en les triant et en choisissant celles qui nous sont utiles.

Notre cerveau émotionnel est un  système d’alerte issu de notre passé d’homme préhistorique qui nous propose en permanence des pensées pour gagner du temps de réflexion. Il est programmé pour l’urgence et repérer tout ce qui ne peut ne pas aller. Il possède un biais de négativité. Sauf que le contexte de l’homme préhistorique n’est pas le même que le nôtre. En effet, nous pouvons être confronté à plein de choses désagréables, frustrantes, embêtantes, inconfortables mais rarement à des choses graves (mortelles ou handicapantes) qui nécessite un emballement de notre cerveau émotionnel. Aussi, nous avons le choix de passer la journée à examiner des pensées désagréables, embêtantes ou qui puent, au risque de trouver notre vie merdique, ou de tirer la chasse d’eau dans notre tête et porter notre attention sur l’expérience sensorielle du présent (principe de la pleine conscience), d’autres pensées plus agréables ou plus fonctionnelles, ou sur des actions pour mener des projets qui ont du sens pour nous ou qui nous sont plus précieuses.

Faire la différence entre soi et ses pensées s’appelle en thérapie ACT : la défusion.

En thérapie ACT, nous disons que la merde fait partie de la vie. En langage moins châtié que la douleur fait partie de la vie mais que la souffrance est optionnelle. C’est-à-dire que nous vivrons tous des événements de vie désagréables (maladie, frustration, peine d’amour, décès, accidents, vols, etc.). Ce que l’on ne sait pas c’est quand cela va arriver et dans quel ordre. Par contre nous avons le choix de lutter contre ces événements, au risque de nous provoquer une double peine source de souffrance, ou de choisir de négocier ces événements de vie, tel le surfeur négocie les vagues, pour en faire une opportunité. Et vous, comment négociez-vous votre merde ?

C’est à chacun de faire le choix de la psychothérapie qui lui convient tout dépend de ce qu’il en attend et de ce qu’il veut faire de sa merde !

 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 16:01

 

Depuis de nombreuses décennies, nombre de politiques et d’administratifs sont engagés pour faire évoluer notre pays et améliorer notre pays. Malgré tout cet engagement et cette énergie déployée, on a souvent l’impression que les choses empirent au lieu de s’améliorer et que notre quotidien est de plus en plus entravé par de nouvelles contraintes, rendant la vie impossible. Je me demande donc si notre société ne souffre pas du syndrome de la tranche de jambon!

 

 

Qu’est ce que le syndrome de la tranche de jambon?


Imaginez une tranche de jambon commercialisée pour répondre aux besoins alimentaires de nos concitoyens. Face à la consommation de cette tranche, des politiques se sont penchés sur ce produit afin d’en améliorer la qualité, répondre à l'égalité des droits et garantir la sécurité alimentaire. Juste cause!

  • Un politique s’est dit que l’on ne pouvait pas vendre de la couenne avec le jambon et qu’il était nécessaire que la composition de la tranche de jambon soit égale quelque soit l’endroit du produit. Aussi, il a demandé que l’on retire la couenne de la tranche de jambon pour homogénéiser le produit et qu’il réponde à des normes de qualité
  • Le ministère de la santé a remarqué que dans la tranche de jambon, il y avait des zones de gras entre les morceaux de viande. L’excès de gras étant néfaste à la santé, il a exigé que l’on découpe chaque tranche de jambon pour en retirer les nervures de gras afin de ne pas être responsable d’un scandale sanitaire du fait d’un excès de consommation de gras par les français.
  • Un haut fonctionnaire a pointé du doigt que tout le monde n’était pas équipé de la même dentition en France. Alors, afin que l’égalité d’accès à la tranche de jambon soit respectée, il a imposé que les tranches soient vendues mixées.
  • Le ministère des personnes âgées a voulu aller plus loin en demandant que ces tranches mixées soient vendues liquides pour permettre de ne pas exclure les sans dents.
  • Elise Lucet fait une émission spéciale sur le scandale du jambon trop gras et trop salé. Elle stigmatise ces producteurs qui tente de vendre du gras au pris de la viande sur le dos de consommateurs abusés.

Toutes ces personnes bienveillantes, s’appuyant sur des principes égalitaires et sanitaires ont transformé la tranche de jambon en un produit immangeable. Le syndrome de la tranche de jambon ne s’arrête pas là car le droit au travail s’en est mêlé. On a exigé que toutes les personnes intervenant sur la tranche de jambon ai une patente qu’ils devront acheter en préfecture. En outre, ils devront payer une formation continue afin que l’on vérifie régulièrement leur niveau de formation afin de garantir la qualité de la tranche de jambon au fil du temps. Pour surveiller tout cela, l’Etat a décidé de créer un ministère de la tranche de jambon et de mettre en place un corps de fonctionnaires vérifiant toutes les étapes de fabrication et de commercialisation de la tranche de jambon.

Tout ces mesurent coûtent des sous, il a donc fallu créer de nouvelles taxes pour financer l’action de l’Etat. Par ailleurs, le prix de la tranche de jambon mixée et liquide a doublé pour payer toutes les personnes intervenant sur cette tranche de jambon désormais chère, infecte et immangeable.

 

Le syndrome de la tranche de jambon au quotidien

On a parfois l’impression que beaucoup de situations sont traitées dans notre pays comme cette tranche de jambon. Les solutions trouvées partant d’une bonne intention aboutissent à des situations pires que celle du départ. L’Etat et les politiques ne comprennent pas pourquoi les français se mobilisent contre la tranche de jambon qui est proposée après tous les efforts fournis pour répondre aux droits de chacun.

Ce syndrome de la tranche de jambon, je l’ai initialement développé au sujet des multiples réformes de notre système sanitaire dans mon livre "Médecine en danger, qui va nous soigner demain?". Cela fait 20 ans que les soignants subissent les actions de l’Etat, toute apparemment bien intentionnées, mais qui ont mis en pièce notre système de santé. Il coûte de plus en plus cher, il est de moins en moins efficace, les soignants souffrent de plus en plus et les patients sont devenus des consommateurs de santé de plus en plus insatisfaits. Les soignants manifestent depuis plusieurs années leur mécontentement et leur souffrance sans être entendus ni considérés. Les institutions décident pour les soignants de leur façon de travailler alors qu'ils ne connaissent pas leur travail. La colère et le désespoir gagne beaucoup d'entre nous de voir de si beaux métiers maltraités et détruits. On a l'impression que l'on veut faire de nous des employés de santé alors que c'est la relation humaine qui soigne.

Le syndrome de la tranche de jambon est une suite de mesures réglementaires et administratives qui déshumanisent la société pour la rendre indigeste. On a parfois le sentiment que le pouvoir législatif s'est fait happé par le syndrome de la tranche de jambon. 

Quel traitement?

Le traitement ne commencerait-il pas par écouter et considérer chacun? De ne rien décider sans tenir compte de l'impact de ces mesures sur les principaux concernés? Ne faut-il pas plus de communication et retrouver une politique porteuse de sens et non vivre des rafales de mesures ne suivant qu'une logique administrative et comptable? Sortons de cette violence administrative sans la remplacer par une autre violence en retrouvant le pouvoir de la communication.

Que pensez vous de ce syndrome de la tranche de jambon dans les sujets qui vous concernent ?

Question subsidiaire; est ce que l'on ne nous prend pas parfois pour des jambons?

 

 

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 09:26

On aimerait bien, peut-être, demain, on n'est pas sur...

On se dit que ce n'est pas pour nous, que nous ne sommes pas à la hauteur et que nous ne sommes pas sur que cela va marcher, sans compter ce que vont penser les gens... Tout cela est la mélodie de la névrose du quotidien qui nous hypnotise comme un lapin dans les phares! 

"J'voudrais bien mais j'peux point

C'est point commode d'être à la mode
Quand on est bonne du curé
C'est pas facile d'avoir du style
Quand on est une fille comme moé
Entre la cure et les figures
Des grenouilles de bénitier
La vie est dure quand on aime rigoler "

Disait la bonne du curée

Une petite voix nous dit que ce n'est pas le moment, qu'on ne va pas y arriver. Charles R. Swindoll a écrit : « Plus je vis, plus je réalise l'impact de l'attitude sur nos vies. L'attitude est plus importante que le passé, l'éducation, l'argent, les circonstances, les échecs, les succès et —beaucoup plus que — ce que les autres pensent, disent ou font. » Même nos talents n'ont pas autant d'impact sur notre vie que notre attitude.

Contrairement aux autres aspects de notre vie, nos attitudes sont quelque chose que nous pouvons contrôler et, si nécessaire, changer chaque jour de notre vie en fonction de ce que nous affrontons ce jour-là.

Nous ne pouvons pas changer notre passé, prédire notre avenir, changer la manière dont les autres agissent et réagissent envers nous ; en d'autres mots, ce sont des questions indépendantes de notre volonté, nous ne pouvons pas changer l'inévitable. Comme Swindoll l'écrit : « Je suis convaincu que la vie est faite de 10% de ce qui m'arrive et de 90% comment je réagis à cela. »

Je suis responsable de mes attitudes, de mes rêves et de mes objectifs. 
Lorsque nous associons ces trois éléments, nous vainquons nos résistances.

Les exemples sont multiples. Deux entrepreneurs-inventeurs qui ont eu un fort impact dans l'histoire de l'Amérique du Nord, Henry Ford et Thomas Edison, avaient plusieurs traits de caractère en commun. Pas étonnant que ces deux-là aient été amis. Les deux ont commencé leur vie dans la pauvreté, avec peu d'instruction. Les deux étaient déterminés à réaliser leurs rêves et leurs objectifs. Pour le premier, permettre aux Américains de classe moyenne de posséder une automobile, pour le deuxième, vendre ses inventions au plus grand nombre. Deux pionniers de la production en série qui a révolutionné le monde.

Définir ce qu'est une vie réussie pour nous. 

Une des choses les plus impressionnantes dans la nature, c'est la diversité de la faune et de la flore. Que chacun d'entre nous soit unique à ce point est fabuleux. Oser miser sur notre créativité est primordial.

J'adore les histoires qui sortent un peu de l'ordinaire. Celle que je vais vous raconter aujourd'hui en fait partie. J'aimerais vous parler d'un homme que j'apprécie beaucoup. Vous le connaissez peut-être. Il s'agit du photographe Brandon Stanton. 
 

Êtes-vous l'un de ses 20 millions followers ?

Brandon a quitté la Géorgie, après des études en histoire, pour un emploi de courtier à Chicago qui lui a été offert suite à un pari gagné sur l'élection de Barak Obama. Son objectif était d'accumuler des économies au plus tôt pour ensuite faire un travail créatif qui l'intéresse vraiment. Après deux ans, il avait gagné et reperdu tout ce qu'il avait gagné !

Il a donc changé d'objectif et d'attitude. 

Il a décidé qu'il voulait, désormais, faire ce qu'il aime chaque jour de sa vie. Il a déménagé à New York, dans une chambre louée, avec un matelas au sol et une valise. Aucun mobilier. Des murs dénudés. Et pas de quoi s'offrir des repas au restaurant.

 Il s'est fixé l'objectif de photographier 10 000 New-yorkais !

Jour après jour, il photographiait au moins 4 personnes. Vous imaginez le travail, il faut entrer en relation avec la personne, accepter qu'elle se laisse photographier, écouter son histoire et faire une photo qui reflète l'essence de cette personne. C'est ainsi qu'ont commencé le site et le blog Humans of New York. Il a tenu sa promesse, 4 séances photo tous les jours, samedi, dimanche et fêtes incluses.

En prenant des photos, il a commencé à ajouter une phrase de la personne, puis à écrire son histoire en quelques lignes. Aujourd'hui, Brandon est une célébrité qui cultive l'humilité.

Son pouvoir réside dans sa force et son talent de donner la parole à l'autre et, par ce geste, de relier des personnes dont les histoires de vie ne se seraient jamais croisées. Lorsqu'on se promène avec Brandon, les personnes viennent lui faire des câlins et lui disent à quel point l'histoire de x les a aidés à vivre.

Aujourd'hui Brandon est aussi connu au Pakistan qu'en Iran. Ces rencontres avec les gens de la rue sont thérapeutiques pour ceux et celles qu'il rencontre. Il a ce magnétisme. D'avoir réussi cela à une époque où nous sommes saturés d'images et d'histoires est éloquent. Il a trouvé son ton, sa voix, son projet de vie. Ce qui également intéressant, à l'ère des selfies et de l'autoproclamation, Brandon ne se met jamais de l'avant. Il demeure en arrière-scène, laissant toute la place à ceux qu'il interviewe.

Brandon Stanton réunit les trois conditions :
Une attitude. Un rêve. Un objectif.


Voilà, pour moi, une illustration spectaculaire de réussite. Chacun de nous définit le bonheur à sa façon. Chacun de nous est unique. Ce qui est terrible, c'est de se priver de la vie de nos rêves parce qu'on ne prend pas le temps de clarifier nos désirs et de mettre en place un système qui nous permettra d'atteindre des objectifs spécifiques.

Osez! Soyez!

 

Texte d'après Sylvie gendreau

https://www.cahiersdelimaginaire.com

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 09:20

L’Homme a besoin d’être un centre d’attention. C’est l’un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains. Si on ne prend pas soin de lui, l’être humain meurt. S’il ne sent pas qu’il est important pour quelqu’un, au moins pour quelqu’un, toute sa vie devient insignifiante.

Aussi, l’amour est la plus grande thérapie qui soit. Le monde a besoin de thérapie parce que le monde manque d’amour. Dans un monde vraiment vivant d’amour, aucune thérapie ne serait nécessaire, l’amour serait suffisant, plus que suffisant.

Le câlin est simplement un geste d’amour, de chaleur, d’affection. La sensation de chaleur qui se déverse de l’autre personne fait dissoudre de nombreuses maladies en vous, fait fondre l’ego froid comme de la glace. Cela vous fait retrouver l’enfance.

De nos jours, les psychologues sont bien conscients du fait que si un enfant n’est pas étreint, embrassé, il va manquer d’une certaine nourriture. Tout comme le corps a besoin d’aliments, l’âme a besoin d’amour. Vous pouvez satisfaire à tous les besoins matériels de l’enfant, lui donner tous le confort matériel, si les câlins manquent, l’enfant ne deviendra pas un être en pleine santé. Au fond de lui, il restera triste, ignoré, négligé, abandonné. Il aura reçu de bons soins, mais il n’aura pas été materné.

Il a été observé que si un enfant ne reçoit pas de câlins, il commence à se replier sur lui-même — il peut même en mourir — bien que tout le reste soit à sa disposition. Sur le plan corporel, il reçoit tous les soins, mais aucun amour n’entoure l’enfant. Il devient esseulé, il devient déconnecté de l’existence.

L’amour est notre connexion, l’amour est notre racine. Tout comme vous respirez — pour le corps, c’est absolument essentiel : arrêter de respirer et vous n’existez plus — de la même manière, l’amour est le souffle intérieur. L’âme vit par l’amour.

L’analyse n’y parviendra pas. L’esprit et la clarification, la connaissance et l’érudition n’y parviendront pas. Vous pouvez savoir tout ce qu’il faut savoir sur la thérapie, vous pouvez devenir un expert, si vous ne connaissez pas l’art d’aimer, vous restez uniquement à la surface du miracle de la thérapie.

(…) Le câlin est un simple geste d’unité — même le geste apporte une aide. Si ce geste est vrai — pas seulement un geste, mais votre cœur y est aussi présent — il peut être un outil magique, il peut faire des miracles. Il peut transformer une situation dans son ensemble, instantanément… Le câlin est tout simplement l’une des choses les plus importantes.

(…) Quand vous aimez une personne, la seule verbalisation n’est pas suffisante, les mots ne suffisent pas, quelque chose de plus substantiel est nécessaire, les mots ne sont qu’abstraits. Vous devez faire quelque chose. Tenez la main, étreignez la personne, embrassez-la, prenez-la dans vos bras. Cela vous aidera tous les deux — si vous pouvez vous fondre tous les deux dans l’embrassade, vous allez redevenir plus jeunes, plus frais, plus vivants. C’est tout le processus de la guérison.

L’analyse est la voie du mental, le câlin est la voie du cœur. Le mental est la cause de toutes les maladies et le cœur est la source de toute guérison.

– OSHO

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