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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 15:10

« Voilà l’été » chantaient les Négresses Vertes. Une belle opportunité pour débrancher son mental et profiter de la vie.

Toute l’année, nous avons été en mode projet, à essayer d’atteindre des objectifs à essayer de résoudre des problèmes. Notre mental a tourné à plein régime au risque de s’enliser dans des ressassements ou des inquiétudes par peur d’être déborder par le quotidien. Le bien-être est aussi le fruit d’un juste équilibre entre notre temps mental et le temps de récupération mental en étant connecté à notre expérience sensorielle. Tout comme le cœur, notre cerveau a besoin d’alterner des moments d’activité avec des moments de repos pour récupérer. Cette inscription dans la contemplation de l’instant est l’un des axes majeurs de la pleine conscience. La méditation a montré ses effets bénéfiques sur le cerveau et sa connectivité. Par ailleurs, les pathologies comme le burn out sont des pathologies touchant les bons élèves qui, fort d’un certain perfectionnisme, s’épuisent mentalement à satisfaire leur entourage professionnel, à atteindre des objectifs, à essayer de plaire ou de mieux faire jusqu’à l’usure et l’épuisement.

Les vacances sont donc l’opportunité de ralentir pour s’arrêter dans l’instant présent, de laisser de côté notre mental pour se reconnecter à notre cerveau sensoriel et vivre avec simplicité et curiosité l’expérience qui s’offre à nous.

Alors, je vous propose de laisser votre cerveau au placard, de perdre votre téléphone, cet affreux outil si nécessaire dans l’année qui vampirise notre attention et nous coupe de la réalité, et d’ouvrir vos canaux sensoriels sans avoir à manger des psylos comme Billy ze kick[1].

Mangez-moi! Mangez-moi! Mangez-moi!
Mangez-moi! Mangez-moi! Mangez-moi!
C'est le chant du psylo qui supplie
Qui joue avec les âmes
Et ouvre les volets de la perception

Ouvrez-les portes de votre perception pour vivre le présent,  goutter à l’été  et le laisser s’écouler en pente douce. Il sera bien temps d’être à la rentrée. D’ici là chaque jour est une vie, une aventure, une gorgée de sensations. De toutes les façons, on n’en sort pas vivant de cette vie, alors accordons nous le temps de respirer et d’être juste là.

 

Chiche ? Et si on prenait le temps de ressentir le vent dans nos cheveux, la caresse du soleil… Et si on prenait le temps de ralentir pour goûter avec curiosité les aliments que l’on mange et les échos qu’ils procurent dans notre intériorité ? Et si prenait conscience des gens qui nous entourent pour entrer vraiment en relation avec eux, les écouter, les ressentir, échanger, partager et se laisser émouvoir… De rire, chanter, danser, peindre, nager, etc. Qu’importe ! Simplement parce que l’idée vous a pris comme dit Steve Mac Queen dans un film

Je vous propose de regarder et de vivre chaque chose comme si c’était la première fois avec un regard d’enfant. D’arrêter de juger, de commenter et de donner de l’importance pour vous autoriser à être léger et papillonner l’impermanence de ce moment estival.

N'est-ce pas cela les vacances ? Ouvrir les portes de la perception pour sortir de notre tête ?

Alors vive les vacances, faisant un reset de notre cerveau, offrons nous d’être de joyeux idiots, sans cervelle, pour jouer et profiter de la vie et de l’été.


Voilà l’été, j’aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s’éclaircit
Et dans ma tête qui bourdonnent?
Les abeilles!
J’entends rugir les plaisirs de la vie

C’est le retour des amours qui nous chauffent
Les oreilles, il fait si chaud
Qu’il nous pousse des envies
Qu’il le bonheur rafraichi d’un cocktail
Les filles sont belles et les dieux sont ravis.

Bonnes Vacances !

 

Seznec JC et Le Guen S : Débranchez son mental, trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie. Ed Leducs

Seznec JC et Carouana L. : Savoir se taire et savoir parler. InterEditions

 

 

 

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 08:34

Stop aux ruminations qui nous enlise dans la vie. Donnons un grand coup de balai dans notre tête pour nous libérer et oser vivre !

Le bonheur est souvent dans l’inconnu. Cela nous demande d’être créatif et d’inventer notre vie. Pour s’en rapprocher, cela demande de quitter notre zone de confort et traverser la peur. Cependant, au cours de chemin nous risquons de douter : Et si on avait mal fait, et si on n’avait pas fait le bon choix, et si on avait oublié quelque chose…

Pour cheminer dans notre vie personnelle et dans notre vie professionnelle, nous avons besoin d’une boussole composée de ce qui nous est précieux et qui nous donne le cap. Dans cette boussole, la curiosité et la créativité sont de bonnes directions pour structurer nos intentions.  La créativité nous aide à accomplir nos projets et nous épanouir. En outre, c'est en se trompant que l'on apprend et que l'on découvre de nouvelles opportunités. Les chercheurs de 3 M ont découvert le post-it en "merdant" dans la conception d'une colle qui ne collait pas beaucoup.


L’obstacle à cette créativité est nos inquiétudes qui peuvent tout doucement s’immiscer dans chaque recoin de notre être au risque de nous figer et de nous enliser dans le doute ou la procrastination. Donc, pour pouvoir avancer dans notre chemin personnel et professionnel nous avons à gérer nos inquiétudes. Pourquoi ? Parce qu’une inquiétude mal gérée devient ? Une rumination !

Vous savez, ces moments où l’on commence à se préoccuper de l’avenir, à imaginer les conséquences d’un événement malencontreux qui s’est produit dans notre vie.

Au lieu d’agir, on rumine en imaginant plusieurs scénarios négatifs qui finissent par tourner en boucle dans notre tête. Plus on y réfléchit, plus on devient émotionnel… et voilà que l’idée fixe s’installe.

Lorsque nous sommes émotionnels, cela nous empêche de prendre des décisions éclairées et de passer à l’action. Cette petite voix dans notre tête et les histoires que nous nous racontons nous enferment dans nos croyances. Cette voix qui nous dit que nous manquons de confiance et qui nous compare aux autres qui nous semblent si mieux que nous… La plupart du temps, la personne qui rumine ne s’en aperçoit même plus.


Les réflexions négatives tournent en boucle dans sa tête et colorent toutes ses décisions ou plutôt (devrai-je dire) ses indécisions. Que faire alors ?

Nos interprétations sont des constructions imaginaires comme l’explique le neuropsychologue, Bernard Anselem dans son ouvrage, Je rumine, tu rumines, nous ruminons. Qu’est-ce qui nous empêche de résoudre un problème ? Ruminer peut devenir l'obstacle majeur. Pour contrer la rumination, il faut déjouer nos émotions et apprendre à gérer nos inquiétudes. 

Le meilleur moyen d’y parvenir est de communiquer avec la source à l’origine de cette émotion négative. Si une personne nous transmet un message qui génère une inquiétude, il faut tout de suite poser des questions pour obtenir des précisions. L’incertitude est terrible, car si on n'essaie pas de clarifier... cela encourage la fixation de pensées négatives et l'inaction.

  • Si votre patron vous dit que votre projet ne sera probablement pas retenu, il faut tout de suite lui demander pour quelles raisons.
  • Si votre client vous dit qu’il n’est pas satisfait, il faut tout de suite tenter de comprendre pourquoi.

Comprendre permet de mieux décider et d’agir en conséquence. Si on ne le fait pas, notre cerveau reptilien a vite fait de se fixer sur les informations négatives... (pensant nous éviter le pire — mode de survie oblige).

Trois questions pour choisir et décider :

  • De qui j’ai envie ? Principe du plaisir
  • De quoi j’ai besoin ? Renvoi à ce qui est vital
  • Est-ce adapter à moi ? Renvoi à nos valeurs personnels, professionnels, culturels.

Trois questions pour pouvoir assumer ses choix.


L’indécision est un terreau fertile pour la rumination. Un plan d’action, basé sur des décisions rationnelles, est le remède. C’est le moment où la créativité peut nous venir en aide. Le chemin devient un jeu qui stimule nos énergies créatrices et non plus un problème. Regarder la vie comme un coucher de soleil et non pas un problème !

L’ennemi du voyageur et de la créativité est le perfectionnisme qu’il a pu cultiver en essayant d’être un « bon élève » à l’école ! Le burn-out est la maladie des bons élèves qui utilise une posture qui leur a été utile à l’école mais qui n’est plus adapté au monde de l’entreprise. La perfection n’existe pas sur terre. Heureusement ! Notamment car tout est contextuel. Comme dit Miles Davis, il n’y a pas de fausses notes, tout dépend de la note suivante !

L’un des soucis pour avancer est que nous pouvons avoir peur d’avoir oublié quelque chose en chemin qui sera lourd de conséquences et nous amènera à « merder » ! Pourtant, « merder » comme dans le film Zorba le grec peut générer de fabuleux moments !

Le perfectionnisme est insidieux, il s’infiltre souvent à notre insu. Vouloir essayer d’être parfait, c’est comme suspendre une épée de Damoclès au-dessus de sa tête qui fera fondre, dans la durée, notre détermination et notre confiance.

Faire de son mieux avec les ressources disponibles et se promettre de s’améliorer la prochaine fois, nous permet d’avancer… dans une ligne de temps… de petite victoire en petite victoire. Faire de son mieux est un des quatre accords toltèques. https://www.youtube.com/watch?v=9AmEbXcbPGE

Et se rappeler qu'il vaut mieux miser sur un esprit d’amélioration qu’un esprit de perfection selon la méthode Pete Sampras que j’expose dans mon livre « Débranchez votre mental, trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie ».

Alors osez, jouez de la vie et soyez créatif pour inventer votre vie !

 

Seznec jc et Le Guen S. : Débranchez votre mental, trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie

https://www.cahiersdelimaginaire.com/

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 14:30

"J'ai vécu beaucoup de tragédies, mais moins de la moitié ont été réelles" Mark Twain

 

Jouer avec soi est une voie possible vers l'auto guérison de nos maux psychologiques. En effet, changer de regard sur soi, finir par rire et faire rire de ses travers est un chemin vers plus de flexibilité psychologique et pour sortir de cette lutte avec soi à l'origine de nombre de nos souffrances.

 

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...

En variant le ton, —par exemple, tenez :

Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,

Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »

Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »

Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »

 

Cyrano de Bergerac a choisi de faire une tirade plutôt que de s'énerver ou de se cacher face à la raillerie et au jugement, mettant ainsi les rieurs de son coté.

Etre capable de rire de soi dans son discours intime ou avec d'autres montre que l'on a fait un chemin intérieur et que l'on a su prendre de la distance, se détachant ainsi de vains combats existentiels.

Mais attention, il ne s’agit pas là d'un comique moqueur, voire vengeur mais d'un sourire de tendresse. Le cynisme n'amène qu'au jugement, à une fausseté et un manque d'engagement dans la vie dont on devient toujours le perdant. Il ne s'agit pas non plus d'un rire de protection que certains utilisent pour « faire gondoler la galerie », distrayant leurs proches ou leurs collègues, prêts à tout leur pardonner, égocentrisme ou colère, simplement « parce qu’ils sont tellement drôles… ». Cette auto-dérision n’est pas non plus une auto-humiliation ou un accablement insistant. Non, pour être thérapeutique, cet humour là emprunte les chemins plus escarpés de l'authenticité, de l'humanisme et de la bienveillance.

 

Ce jeu avec soi n'enlève pas la souffrance de la vie, inhérente à celle-ci, mais il nous protège de la souffrance émotionnelle que l'on se rajoute en double peine aux aléas de la vie. Le jeu et l'acceptation de soi qu'offre l'humour a comme but de retrouver de la vitalité et de prendre de la hauteur pour ne pas s'agiter dans la vie tel une personne prise dans un sable mouvant.

 

 

           

La connaissance de soi

 

"Chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit". Mark Twain

 

Pour pratiquer ce jeu, il est nécessaire tout d’abord d'avoir une excellente connaissance de soi et de ses travers. Celui qui rit de lui-même sait combien il est râleur, ou peureux, ou même arrogant…Quelles que soient ses failles, il ne les dénie pas mais au contraire il les accueille et les conscientise. Woody Allen a fait son fond de commerce de sa névrose. Par contre, certaines pathologies ne permettent pas forcément cette distanciation nécessaire pour permettre ce jeu. Certaines maladies psychiatriques sont "aliénantes". C'est-à-dire qu'elle nous emporte comme la dépression mélancolique et la psychose. Lorsque l'on souffre de telles pathologies, nous n'avons pas la lucidité nécessaire pour faire ce travail de distanciation.

 

Cette lucidité sur soi, Audrey Elie, infirmière de 34 ans, y est parvenue grâce à deux années de formation à l’école du Clown du Samovar. « Au départ, je ne cherchais là rien de thérapeutique, confie-t-elle. Mais apprenant à faire rire de mes faiblesses, j’ai du aller fouiller au fond de moi…et j’y ai trouvé bien des singularités refoulées ». Sa lenteur, sa tendance à être distraite, son côté « bien sérieuse », elle en a fait les traits comiques de son clown, Doris, son « moi version burlesque » sur scène. Et comme ses compagnons apprentis clown que l’on voit progresser dans le formidable documentaire « Tout va bien !  Le premier commandement di clown », Audrey a appris pendant de longs mois à « montrer tout ce que l’on cache d’habitude dans la vie de tous les jours » et en apprécier le potentiel. Le jeu en valait ce prix : savoir émouvoir les autres avec ses failles peut devenir trésor. 

 

La vulnérabilité en partage

 

« Moi qui ais toujours eu beaucoup de tics, et qui ais passé mon adolescence à lutter contre eux, je me suis rendue compte que je touchais particulièrement le public lorsque je les accentuais, confie la comédienne. En exagérant un peu, ce qui me faisait souffrir est devenu un cadeau »

Pour atteindre cette transformation quasi- alchimique, et accepter ce que l’on rejetait de soi, rien de mieux que le partage permis par le rire. Il s'agit d'un raccourci émotionnel, comme le définissait Freud, à l'origine d'un formidable outil. Rire de soi avec un autre permet de toucher à la vulnérabilité de tous les humains. Le clown, et celui qui donne à voir sans barrière ses limites et fragilités, génère de la tendresse. C'est pour cela qu'on aime le clown et qu'on admire l'acrobate ».

On peut aussi favoriser ce jeu de soi (la flexibilité psychologique) en séance. Mais pour y parvenir, le thérapeute ne doit pas hésiter pas à montrer qu'il est lui aussi capable d'assumer ce qu'il est : « Cette chemise rouge criard que je porte ce matin, ou ma tignasse particulièrement décoiffée... Ce qui donne la gravité à une chose est le regard que l'on porte et non la réalité. On est libre de choisir un autre regard et d'assumer sa singularité et d'en jouer ». Ce jeu amène au détachement et à l'humour.

Un cadre rassurant est alors posé pour que l’humour déploie ses effets bienfaisants. En thérapie, j'invite mes patients à « faire l’hélicoptère », c’est-à-dire à prendre de la hauteur sur leurs objets de souffrance. « Je leur propose d’appeler par un prénom leurs personnages intérieurs symptomatiques, par exemple. Ainsi, je peux leur dire : « tiens, c’est le retour de Gérard l’obsessionnel aujourd’hui, ou Robert le plaintif » … Nous en rions ensemble et la séance peut avancer ».

 

Dans le film « Tout va bien ! », une longue scène, très émouvante, montre ainsi les apprentis clowns s’exercer à rentrer dans une pièce, chacun avec leur style, leurs spécificités. Ils doivent être capables de faire rire le public (les autres élèves et leur professeur). L’exercice demande beaucoup de courage, d’attention et d’humilité. C’est lorsqu’ils se « sont trouvés », enfin, chacun avec leurs spécificités, grosses fesses, gestuelle de girafe ou voix de nazillon, que la partie est gagnée. 

 

Lâcher sur son ego

 

Avoir partagé sans voile ses failles est la porte ouverte vers l’acceptation. Comme le clown qui, en mettant son nez rouge, est prêt à passer à une autre dimension de lui-même. Il redevient l’enfant, le poète du moment présent, l’être authentique bien ancré dans son corps. Il quitte tous les « il faut que », la rigidité psychologique qui nous mine - celui qui est capable d’autodérision lâche sur son ego et son image et ainsi, sait qu’il n’y a rien à perdre…ni à gagner. C'est ainsi qu'on l’aime !

           

L’autodérision et l’acceptation profonde de soi qu’elle amène opèrent enfin un réel « déformatage ». Celui qui ose dire sa vérité peut laisser tomber certaines normes qui l’entravaient…Charlie Chaplin avec Charlot, ce merveilleux clown qu’il incarne, montre que l'on peut s’appuyer sur ses souffrances pour renaître plus libre. Ce jeu avec soi peut être une direction que vous pouvez explorez avec tendresse et mansuétude. Et si on a plus le nez sur le guidon, il est plus aisé de faire des choix tenant compte du contexte et de ce qui nous importe. "Jour sans rire, jour fichu" chantait Henri Tachan : rien n’est-il plus important qu’une bonne tranche de rire pour avancer dans la vie ?

 

Seznec JC et Ouvrié-Buffet E.: Pratiquer l'ACT par le clown. Ed DUNOD

Seznec JC et Carouana L.: Savoir se taire, savoir parler. Ed InterEditions

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 13:45

 

Lundi 15 avril, les toits de Notre Dame se sont embrasés de façon brutales et inattendus, clouant sur place de stupéfaction, d’incompréhension et de tristesse la France entière. Ce drame a résonné dans le monde entier. En effet, tout autour de la planète, de nombreuses personnes, de nombreuses célébrités et de nombreux chefs d’Etats ont partagé leurs émotions devant ce feu destructeurs.

C’est souvent dans le drame que l’on perçoit l’importance d’une chose. Les réactions à ce terrible événement dans le monde nous a rappelé plus intensément la force symbolique de la cathédrale Notre-Dame pour beaucoup d’entre nous. A travers sa destruction, on a ainsi perçu que ce monument appartenait véritablement au patrimoine mondial et qu’elle avait une place particulière dans l’imaginaire de nombreux humains.

La flèche en feu de la cathédrale est venue, pour beaucoup, résonner avec l’image en feu du World Trade Center. Par la force de leur érection dans les cieux, ces monuments symbolisaient la toute puissance des hommes à différents temps de notre histoire. Notre Dame était le totem d’une histoire collective et de notre roman populaire, notamment avec Victor Hugo. Leur embrasement et leur affaissement, pour des raisons différentes, nous ont projeté brutalement contre une réalité cruelle : la fragilité de toute chose. Cet incendie nous a encore démontré que rien n’est éternel et que toute chose est vulnérable quelque soi sa force apparente. Face à ces images, nous avons fait l’expérience du cycle du deuil :

  • Le déni : on ne veut pas y croire
  • Du rationalisme morbide : c’est un coup de Macron, du diable, des gilets jaunes, de terroristes, etc.
  • De la colère : contre la vie qui bafoue notre désir de garder éternellement ce qui nous ai précieux.
  • De la tristesse qui nous informe de la nécessité de renoncer. La cathédrale que nous avons connue ne sera plus. Nous aurons une autre cathédrale désormais qu’il nous faudra apprivoiser.
  • Et peut-être l’acceptation de l’impermanence des choses pour faire de ce drame une opportunité de reconstruction et d’évolution

Notre cerveau nous avait raconté une histoire d’éternité la concernant, ce d’autant qu’elle a survécu à de nombreuses guerres, et même si on a oublié qu’elle a été pendant de nombreux siècles en évolution permanente. Pour beaucoup d’entre nous, comme le spectre de la deuxième guerre mondiale s’éloigne de plus en plus, les destructions massives n’ont pas lieur chez nous. En outre, notre siècle de consommateurs l’avait transformé en un produit touristique qui se devait ne pas bouger pour rester sagement à la même place dans l’imaginaire de chacun faisant fi de toute cette histoire de mouvement.

Nous sommes sensible à ce drame car nous arrivons à le voir, à le conceptualiser et à l'observer. Ce qui n'est pas le cas d'autres drames sur terre comme la pollution, l'extinction des espèces, etc. Peut-être parce que la solution est plus facile à se représenter : il suffit de reconstruire.  Comme si c'était si simple. Cet incendie nous informe aussi de notre capacité à percevoir.

A cette expérience de la vulnérabilité de toute chose et à l’impermanence de la vie, nous voilà collectivement confronter à l’expression de nos névroses. En effet, chacun essaie de trouver « une solution » pour réparer ou effacer cet incendie choquant. Tout le monde à son avis sur les causes et sur le remède à appliquer n’hésitant pas à batailler férocement avec son voisin comme on le faisait dans le village gaulois d’Astérix : comment il n’est pas frais mon poisson !

 

J’ai toujours été fasciné par les détenteurs de vérité qui, débarrassés du doute, peuvent se permettre de se jeter tête baissée dans tous les combats que leur dicte la tranquille assurance de leurs certitudes aveugles. Pierre Desproges.

Guillaume Meurice a fait un radio trottoir désopilant de bêtise sur les commentaires des personnes présentes devant notre Dame le 16 avril.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-moment-meurice/le-moment-meurice-16-avril-2019

Cette agitation mentale dans laquelle nous sommes collectivement happer nous amène à polémiquer à tord ou à raison. Comme si toute l’énergie que la colère et la tristesse de l’événement devait se purger dans ces polémiques qui trouvent un terreau particulièrement fertile et amplificateur dans les réseaux sociaux. Par exemple : des industriels ont choisis de donner de grosse somme d’argent pour la reconstruction de la cathédrale. Jusqu’à peu, on les reprochait de s’enrichir sur le dos de la population. Maintenant qu’ils choisissent de reverser de l’argent à un bien collectif, on leur reproche de chercher des avantages fiscaux, puis d’oublier de donner de l’argent aux misérables… La polémique gonfle et chacun va de son interprétation et de sa solution ce qui montre toute notre difficulté actuelle à vivre ensemble et à savourer ce qui se présente à chacun pour s’enliser dans les plaintes et râler sans cesse. Pourquoi est-il si difficile de voir le verre à moitié plein en se disant super de l’argent arrive pour cette reconstruction. Notre biais cognitif à voir le mal et le danger dans toute chose nous amène à voir plus facilement le négatif et tous les autres chantiers qui sont aussi à mener.

Voici ce que l’on trouve sur Facebook pour se gausser de tous ces râleurs :

  • Si vous êtes de gauche : Ha ça, pour reconstruire des bâtiments, y a du fric, mais pour les gens qui dorment dehors, hein...

 

  • Si vous êtes de droite : C'est un joyau du patrimoine ! Mon don devrait être déductible à 100%.

 

  • Si vous êtes catholique : Dio mio ! Vite, prions pour montrer la grandeur de notre Seigneur Tout Puissant.

 

  • Si vous êtes membre de Daesh : Paf ! Bien fait !

 

  • Si vous êtes complotiste : Ah ouais ? Juste au moment où Macron devait faire son discours / les gilets jaunes gagnent en nombre / PNL sort un album

 

  • Si vous êtes doué en Photoshop : Et là, j'ai mis un dragon et j'ai dit que c'était pour Game of Thrones.

 

  • Si vous êtes anticlérical : Ça fera des vacances aux enfants de chœur, sales pédophiles !

 

  • Si vous êtes Nationaliste : J'ai trouvé des commentaires d'arabes qui rigolent ! Foutez-moi tout le monde dehors. TOUT LE MONDE !

 

  • Si vous êtes BFM TV : Nous entrons dans notre dix-septième heure d'un toit qui brûle, sans autre info...

 

  • Si vous êtes écolo-vegan : A l'image de notre planète qui voit flamber sa faune, sa flore et ses ressources, contemplez la destruction de la grandeur de l'humanité.

 

  • Si vous êtes féministe : Voyez ce que subissent les Notre- Dame partout dans le monde, tout le temps, bande de porcs machistes !

 

  • Si vous êtes un touriste : ah merde qu’est-ce qu’on va visiter à Paris maintenant. Vite une ristourne sur le montant du voyage

 

  • Si vous êtes un parisien : Merde ça va faire chuter le tourisme 

 

  • Si vous êtes le pakistanais qui vend des magnettes devant Notre Dame : Putain mon stock est à refaire-

 

  • Si vous êtes comme moi : Continuez de dire des conneries de toutes façons y aura toujours quelqu’un pour s’en plaindre

 

Drôle de monde où à l’expérience de la vulnérabilité et de l’impermanence nous faisons aussi l’expérience de la bêtise. Yuval Noah Harari dans son livre « Sapiens » nous rappelle bien que ce n’est pas les meilleurs qui ont forcément survécu à l’évolution des hominidés. De même les empires qui se construisent et qui se développent ne sont pas toujours ceux attendus. Ma tête me raconte qu’après l’homo sapiens nous sommes rentrés dans l’ère de l’homo ralus. N’en suis-je pas la preuve à travers ce post ? Comme dirais Desproges, on vit une époque formidable !

 

Pierre Desproges est décédé un 18 avril. Par tous ces commentaires autour de ce terrible événement, le monde lui rend un brillant hommage ! C'est la cerise sur le gateau!

 

JC Seznec et Le guen Sophie : Débranchez votre mental, truccs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie. Ed Leducs

JC Seznec et L. Carouana : Savoir se taire, savoir parler. Ed InterEditions.

https://www.amazon.fr/s?k=seznec+jean-christophe&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&ref=nb_sb_noss

 

 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 08:54

Confronter à la vie, notre mental en voulant trouver des solutions et la clef du bonheur nous vampirise. Happé par notre tête, nous perdons du temps de vie et de la paisibilité. Il est donc nécessaire d’apprendre à être continent de notre cerveau pour ne pas être inondé par cette diarrhée de pensées qui souille bien souvent la beauté de l’instant.

Apprivoiser son esprit s’apprend tout comme nous avons appris à manger proprement ou à aller aux toilettes quandd il faut. Nelson Mandela ne s’est-il pas appuyé sur cette célèbre phrase du poème Invictus pour survivre à ces années de prison : Je suis le capitaine de mon âme et maître de mon destin ?

C’est pour cela que j’ai choisi d’écrire ce livre avec Sophie Le Guen, Débranchez votre mental ! Trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie, pour partager une façon pratique et fonctionnelle de gérer son intériorité que personne ne nous apprend.

 

 

 

Voici quelques premiers conseils avant la lecture du livre :

  • Ne pas perdre son énergie à se plaindre.
  • Accueillir le changement avec confiance et bienveillance.
  • Savoir tourner la page sans ressasser ce qui ne peut être changé.
  • Accepter ses échecs, ils sont sources d’apprentissages et d’opportunité, pour rebondir.
  • Réussir selon ses propres mérites, sans attendre à être privilégié.
  • Définir son cap dans la vie et ne pas le perdre en route.
  • Placer son énergie dans le présent et ne pas s’accrocher au passé et perdre son temps à anticiper un futur que vous ne connaissez pas (sinon jouez au loto !).
  • Persévérez, ne pas chercher des résultats immédiats. La vie est se jardine.
  • Faire preuve de bienveillance. Vous le valez bien !
  • Tolérez les situations inconfortables
  • Accepter ses sentiments sans de faire déborder par eux.
  • Faire un point d’étape régulièrement pour se situer sur son chemin de vie.
  • Se réjouir du succès des autres sans les jalouser.
  • Dépenser son énergie mentale à bon escient.
  • Prendre des risques intelligemment
  • Ne pas avoir peur de la solitude. C’est le gage de la liberté.
  • Se remettre en cause. Savoir s’adapter.
  • Evacuer les pensées négatives, penser de manière productive.
  • Savoir prendre position sans chercher à plaire aux autres
  • Accepter l’entière responsabilité de ses erreurs.
  • Renoncer à la comparaison. Vous être unique donc précieuse !

 

 

Pour bien vivre, nous apprenons à prendre soin des mots que nous disons en présence des autres pour ne pas parler pour ne rien dire ou blesser autrui. De la même manière nous avons à apprendre à prendre soin de nos pensées quand nous sommes seuls pour ne pas dériver dans des jugements et des commentaires qui nous ferons inéluctablement souffrir.

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 11:32

Voici, en cette Saint Valentin, la question que j’ai envie de partager avec vous.

Selon moi, l’équilibre d’une relation nécessite que trois piliers se mettent en place.

  • Le premier pilier est l’art du compromis. En effet, vivre à deux nécessite de savoir faire des compromis. Dans un couple, chacune des personnes a des envies, des contraintes différentes mais pour s’engager sur le même chemin, cela nécessite de pouvoir faire des compromis. Attention, faire un compromis n’est pas renoncer ! C’est plutôt comme lorsque l’on dort à deux avec une couette trop petite, si l’une des personnes prend toute la couette l’autre attrape froid. Faire des compromis est l’art d’être créatif à deux pour que personne n’attrape froid et soit plutôt satisfait et confortable par la situation. Cela demande aussi de sortir de l’égocentrisme pour considérer et entendre le besoin de l’autre et de choisir des actions qui tiennent compte de celui-ci malgré des besoins personnels différents.
  • Le deuxième pilier est de savoir accueillir la fragilité de l’autre. Nous sommes tous des êtres fragiles et vulnérables. Dans la vie et dans la société, nous mettons des masques et nous portons parfois des armures. Une vie de couple demande de pouvoir se mettre à nu en toute sécurité dans l’intimité. Personne n’est parfait mais l’autre doit être capable d’accueillir notre fragilité tout comme nous sommes capable d’accueillir la sienne.
  • Le troisième pilier est l’art de la complicité. Vivre ensemble demande à tisser une complicité ensemble comme on tricote avec une aiguille par personne un pull à nombreux motifs. Il s’agit de tisser une complicité intellectuelle, affective, sensuelle, sexuelle, etc. qui est propre à chaque couple selon ce qui leur importe et ce qu’ils ont envie de partager.

Ces piliers sont présents à tous les temps de la vie de couple. Dès les premiers moments d’une rencontre, on peut observer si ces piliers se mettent en place. Par exemple, est-ce que pour l’heure pour convenir d’un rendez-vous, c’est le résultat d’un compromis ou si c’est toujours la même personne qui s’adapte ?

La construction d’un couple est confrontée à trois obstacles :

  • Le premier est que le sentiment amoureux nous amène à nous raconter des histoires sur l’autre personne. Je me souviens d’une personne qui était amoureuse d’un homme taciturne, qui parlait peu. Elle trouvait très sexy ses silences. Elle le trouvait très intérieurs et fantasmait sur la profondeur de son monde intérieur. Au bout de quelque temps, elle s’est rendu compte qu’il n’était pas intérieur mais juste con ! Aussi, regardons bien si ce que l’on voit de l’autre est bien la réalité ou le fruit de notre imagination, de nos désirs ou de nos fantasmes pour ne pas nous cogner durement à une réalité quelque temps plus tard.
  • Le deuxième obstacle est que les humains sont comme des oignons. Ils sont fait de couches. Tout comme un oignon, il faut parfois goûter à plusieurs couches pour se rendre compte que les couches profondes sont pourries. Lorsque l’on a goûté à un fruit pourri, on a parfois peur d’en regouter à un autre. On voudrait être sur que la nouvelle personne que l’on va rencontrer sera la bonne. Cependant, bien souvent, il faudra trouver le courage de regouter aux couches superficielles pour savoir comment sont les couches profondes.
  • Le troisième obstacle est que le mode de communication pour exprimer son amour n’est pas forcément le même pour chacun. Certaines personnes apprécient les cadeaux quand d’autres apprécient des moments. Cette problématique est l’objet d’un célèbre libre : les langages de l’amour de Gary Chapman. Des quiproquos ou des disputes sont souvent dus au fait que l’on ne parle pas le même langage alors que les deux personnes s’aiment.

Construire et entretenir une relation de couple est un vrai travail. il ne suffit pas de ressentir de l'amour et du désir pour que cela advienne. C'est un jardinage de chaque instant qui fait mûrir et évoluer une relation de couple. Aimer, c'est savoir entrer dans le jardin de l'autre pour enlever les ronces et y faire pousser des fleurs. 

Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin. Ce n’est peut-être pas le bon moment pour répondre personnellement à cette question. C’est peut-être plus l’occasion de vivre pleinement ce moment selon ce qui vous importe. Cependant, à l’occasion, regardez comment sont en place vos trois piliers chez vous.

Bonne Saint-Valentin !

 

Jc seznec et L Carouana : savoir se taire, savoir parler. Ed Interéditions.

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:27

L’enfance nous projette dans la vie sans forcément que nous sachions comment nous y prendre pour négocier ce qui se présente à nous et gérer les échos intérieurs qu’elle procure. Les événements de vie auxquels nous sommes confrontés nous procurent des résonnances source d’angoisses, de ruminations et de souffrances, voire de pathologies (surcharge mentale, burn-out, trouble anxieux, dépression, etc.).

En effet, nous apprenons à lire, à compter, à marcher et à faire du vélo mais pas forcément à vivre.

  • Tout d’abord, la vie ne se passe jamais comme nous avions prévu. La plupart des personnes feront carrière professionnelle dans un métier différent de leur premier métier ou de leurs études. On souffre souvent à force de lutter, sans succès, pour que la vie soit comme on l’a décidé ou que l'aimerai au lieu d'apprendre à composer avec ce qui arrive et en faire des opportunités.
  • En outre, on ne nous apprend pas que la vie est parsemée d’incidents et d’accidents plus ou moins douloureux. Nous aurons tous des peines d’amour, des déceptions, des accidents, des vols, des décès autour de nous, voire des accidents et des agressions. La seule chose que l’on ne sait pas, c’est quand cela va arriver et dans quel ordre cela va se produire.
  • Par ailleurs, nous produisons tous des sensations physiques, des pensées et des émotions qui nous débordent et qui nous amènent parfois à « dérailler » en ressassant, en mangeant trop, en fumant et en buvant excessivement, etc. On apprend rarement à être « continent » de nos émotions et de nos pensées. Ces pensées et ces émotions qui nous happent dans la souffrance et qui débordent, polluent nos relations avec les personnes qui nous entourent dans notre vie personnelle comme dans notre vie professionnelle. Elles nous empêchent d’avancer et de construire notre chemin de vie.

Au final, dans ce monde moderne, nous sommes souvent libres mais bien seuls et démunis pour vivre. Aussi, j’ai décidé de créer des ateliers pour apprendre à jardiner sa vie. Ces ateliers sont ouverts à tous pour pouvoir réconcilier l’épanouissement personnel et l’efficacité professionnelle.
Je les propose aux collectivités, aux associations et aux entreprises qui le demandent. Dans ces ateliers, je serai votre sherpa pour vous accompagner dans cet apprentissage à jardiner votre vie pour la faire fleurir. Il s'agit d'ateliers expérientiels ludiques, vivants et bienveillants.

Je m’appuie sur une approche fonctionnelle et pragmatique issue de la thérapie ACT et la pleine conscience mais aussi sur le partage de la façon dont fonctionne un être humain.

Chiche ! On se met au jardinage ? Alors, contactez-moi pour organiser des ateliers « jardiner sa vie ».

Livres :

Seznec jc : J’arrête de lutter avec mon corps, Ed Puf

Seznec jc et Carouana L. : Savoir se taire, savoir parler. Ed InterEditions.

 

 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:09

Les événements de vie, agréables comme désagréables, sont comme des cailloux qui tombent dans l’eau. En tombant dans l’eau, ils font des vagues qui vont diffuser pour s’atténuer dans l’espace liquidien qui les réceptionne.

Selon les événements, la taille de la pierre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde…

Sur une grande étendue d’eau, les vagues ou les ondulations provoquées ont le temps de s’atténuer tranquillement et paisiblement. Par contre, la même pierre qui tombe dans une bassine d’eau éclaboussera partout.  Pour l’être humain qui n’a pas suffisamment d’espace en soi pour accueillir cet événement aura son cerveau « éclabousser » par celui-ci ce qui provoquera des pensées hameçons ou des ruminations pour « trouver une solution » et digérer cet événement.


Cela fonctionne de la même manière en nous. Les événements de vie créent des résonances et des vagues (ne sommes-nous pas fait de 70% d’eau ?). Cette mer intérieure se situe dans notre ventre. Notre travail est de respirer régulièrement avec notre ventre, lentement et profondément pour avoir une mer intérieure suffisamment vaste pour accueillir les événements de vie que nous rencontrons. Nous avons à respirer pour faire toute la place nécessaire pour accueillir telle ou telle situation et à expirer pour éloigner dans ce souffle toute la tension que nous procure celle-ci. Ce travail de respiration et de digestion prend plus ou moins de temps selon la taille et la lourdeur de l’événement. Par contre, si on lutte contre ces vagues, on risque de boire la tasse.

Parfois certains événements de vie traversent notre intériorité comme un hors-bord qui longe la côte. Ils provoquent de grosses vagues. Plusieurs possibilités d’offrent à nous :

  • Pester contre le chauffeur, crier après lui ou se plaindre, mais cela ne changera rien aux vagues. Nous aurons juste une double peine.
  • Faire de ces vagues une opportunité de jeu.
  • Se mettre à l’abri en reculant ou en remontant sur la berge.

L'ACT (thérapie de l'action et de l'engagement) est souvent comparer au surfeur qui négocie les vagues dans la direction qui lui importe. Chacun son style. Le clown est un surfeur free style qui a besoin des vagues (des émotions) pour exister.

Et vous, comment accueillez-vous les vagues de la vie ? Comment négociez-vous celles-ci ?

 

Seznec JC et Ouvrié-Buffet T: Pratiquer l'ACT par le clown. Ed Dunod

Seznec JC et al : ACT, applications thérapeutiques. Ed Dunod

 

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 09:39

 

Depuis trois mois la France vit un grand bazar où tout le monde se crêpe le chignon, hausse le ton, sur et convaincu de son point de vue, tout en agressant l’autre. Chacun hurle comme dans le film « La journée de la Jupe », avec Isabelle Adjani, son droit au respect et à la considération. Dans le film, c’était une enseignante qui braquait une classe, aujourd’hui ce sont des gilets jaunes qui tentent de braquer la république. Cette situation est la conséquence d’une déliquescence de notre société où nous ne savons plus vivre ensemble, s’écouter et se parler. Faut-il une thérapie familiale à la France pour vivre à nouveau ensemble en paix et sortir de cette crise ?

L’Etat Français a dérivé inexorablement vers un état administratif qui ne sait répondre à tout problème que par une nouvelle loi ou une nouvelle taxe qui vient s’empiler dans un mille-feuille administratif. On a parfois l’impression qu’il faut du courage en France pour vivre, innover et entreprendre sans se retrouver englouti par ce maelström réglementaire, digne du château de Kafka. Chaque acte est réglementé à l’absurde pour garantir l’égalité et la protection de tous quitte à créer des maux pires que le risque initial. A toute question ou demande, le citoyen reçoit une réponse froide, mécanique voire déshumanisé. L’Etat infantilise ses citoyens en les transformant en sujet dans une gouvernance jacobine pyramidale. Le citoyen a beau questionner, interroger voire revendiquer, l’Etat reste sourd. Par exemple, la Loire Atlantique vient de signer une pétition massive avec plus de 100 000 signataires pour demander son rattachement à la Bretagne, ou du moins pouvoir organiser un référendum sur le sujet. L’Etat et les élus locaux n'ont rien trouvé de mieux que d'écarter, de façon autoritaire et autocratique, cette demande, sans la considérer, en la déclarant irrecevable alors qu’en pleine manif des gilets jaunes de nombreux citoyens se plaignent de ne pas être suffisamment entendu!

  • Être un assujetti social nécessite un temps plein pour répondre à tous les formulaires, toutes les requêtes administratives pour bénéficier de ses droits.
  • Refaire sa carte d’identité est devenu un parcours du combattant et si vous avez eu le malheur d’avoir eu une usurpation d’identité, la machine étatique devient folle à votre égard.
  • A l'hôpital, vous passez plus de temps à remplir des documents pour justifier de votre activité que de soigner
  • Etc.

L’Etat et les administratifs pensent selon des règles qui ne tiennent pas compte du contexte et de la vie concrète des citoyens. Comme cela leur semble logique, ils déroulent contraintes sur contraintes comme un rouleau compresseur,sûr de leur bon droit. En outre, pour eux, chaque contribuable semble être un potentiel fraudeur. Ils passent leur temps à chasser et à rajouter de nouvelles contraintes pour être sûr que personne ne fraude au risque de faire chuter tout le monde devant la complexité de leur organisation. Ils dépensent l’argent publique dans des systèmes de contrôle qui donne encore plus envie de frauder pour sortir de cette nasse administrative. L’Etat fonctionne comme un parent rigide qui ne parle que par règle et des yakafokons. Il ne sait plus communiquer à des humains avec bienveillance et chaleur. D’ailleurs, la dématérialisation fait qu’il n’y a plus d’humain pour refaire faire ses papiers, porter une plainte, à la poste ou à la banque. Il n’y a plus personnes pour écouter. Comme l’Etat se méfie de tout le monde et de toute initiative, il a transformé progressivement les enseignants en employé d’éducation, les soignants en employé de santé, les agriculteurs en subventionné, etc. Le résultat de cela est que dans cette société devenue inhumaine. Ceux qui se suicide le plus sont ceux qui soignent, protègent, nourrissent et éduquent. Cela fait 20 ans que les soignants se plaignent des multiples réformes qu’on leur propose et cela fait 20 ans que l’on en rajoute d’autres complexifiant les précédentes et redistribuant l’argent vers des systèmes de contrôles plutôt que donner les moyens de soigner à chacun. Les médecins, les policiers, les agriculteurs et les enseignants sont en souffrance et vive une crise de vocation. Ces métiers si important pour la vie publique ne font plus envie.

De l’autre côté, les citoyens ont été transformés en consommateurs. Tout le monde veut tout, tout de suite, estimant qu’il en a le droit, s’en tenir compte des conséquences pour l’autre et la société. La société de consommation a excité, à rendre fou, le désir de tous dans l’objectif que tous les êtres humains sur le marché se gave de nouveaux produits jusqu’à l’écœurement de la planète. Les consommateurs ne savent plus parler mais exigent et revendiquent en permanence. Ils ont des droits mais oublient leurs devoirs de citoyens. Il est devenu difficile d’avoir une relation humaine avec eux, ce d’autant que les français ont un penchant pour la paranoïa. Ils pensent que l’autre est le mal et profitent d’eux ce qui les amènent à revendiquer, voire à tricher pour rééquilibrer selon eux la balance. Le manque d’explication sur la société actuelle et la cour de récréation que sont devenus les réseaux sociaux cultivent l’ignorance et font la part belle aux Fake News qui alimentent la théorie du complot. L’autre est vu de prime abord comme un opposant, un obstacle ou un ennemi à l’expression de ses désirs contre lequel il faut lutter. L’intolérance à la frustration engendre de plus en plus de violence relationnelle. Il est devenu désormais difficile d’exercer certains métiers comme enseignant, médecin ou policier sans se faire agresser et maltraiter ce qui entraîne une grave crise de vocation à exercer ces métiers. Même entre gilets jaunes, ils se menacent, ils s’insultent et s’excluent.

https://www.facebook.com/pcanton/videos/10155898062447690/

La France est devenue une jungle où chacun tire la couverture à soi. De nombreux français sont devenus des enfants qui n’arrivent pas, d’en cette crise des gilets jaunes, à couper le cordon ombilical. En plein conflit œdipien, ils semblent vouloir tuer le père (le président et les policiers) et baiser la mère (la France) pour répondre à leur droit de vivre et d’exister. Ils ont appris à se défouler sur les réseaux sociaux. Certains citoyens se plaignent du manque de médecins mais ils les maltraitent et n’honorent pas leur rendez-vous, sans prévenir, ce qui majore la diminution de l’offre de soin. Les réseaux sont devenus pires que la cour de récréation avec insultes, menaces, harcèlement, etc. A force de s’exciter et de s’invectiver sur internet, certains ont cassé la digue qui séparait le virtuel du réel. Ils se conduisent dans la vraie vie comme des trolls pour faire parler d’eux, sans savoir vraiment ce qu’ils ne veulent ni payer le coût de leur désir.

A côté de cela, les politiciens ont, pour beaucoup, déserter le contact avec la population pour s’enfermer dans la théâtralité médiatique fait d’emphase ou ils jactent en dénigrant l’autre et en étant contre tout ce qui ne vient pas d’eux. Leur besoin de survie, dans le monde politique, en se faisant réélire, leur ont fait oublier que pour vivre ensemble il était nécessaire de construire des compromis sociaux et non que des oppositions. On a l'impression que pour supporter toute la violence et l'agressivité qu'ils subissent que seuls des personnalités pathologiques insensibles au relationnel, peuvent survivre et poursuivre cette vie. Les survivants donnent l'impression d'être des narcissiques plus préoccupés par leur carrière et coupés de la réalité des personnes qu'ils doivent représentés. Ils ont oublié que désormais, lorsqu’ils tournent leur veste, nous le savons tous grâce à la mémoire d’internet qui nous montrent des images où ils ont dit l’exact contraire la veille. Ils paraissent de plus en plus comme des guignols. Les fake news sur les réseaux finissent par les achever en discréditant toute parole juste ou non. La chique coupée, ils ont de plus en plus de mal a exercé une quelconque autorité pour gouverner le pays.

Quant aux journalistes, ils ne font plus d’information pour des organes de presse mais produisent des news au kilomètre pour des industries médiatiques. Précarisés, ils sont de plus en plus des pigistes essayant de survivre dans ce monde capitalistique. Faute de conseil de l’ordre, ils se font manipuler par le besoin d’image et la rentabilité de cette industrie. A force de courir après internet, ils en finissent par dire des bêtises, porter un regard tronqué ou avoir une vision déformée de la réalité. Pour plaire au public ou à la tendance, ils mettent l’accent sur des fausses vérités qui attisent le peuple, les agitant parfois dans des mouvements illégitimes. Dans toutes les affaires récentes concernant des affaires touchant la médecine, ce qui était dit globalement par les médias étaient erronés, tinté de doc Bashing avec des raccourcis et du populisme mis en avant. On a pu aussi faire le triste constat dans la suspicion de viol du jeune Théo par les policiers qui a amené journalistes, politiques et population à s’embarquer dans cette fausse vérité pour découvrir ensuite, image à l’appui, que le fait colporté n’avait rien à voir avec la réalité. Il a juste été arrêté après une bagarre avec la police où il tentait de se soustraire aux forces de l’ordre. Il existe de nombreux cas semblables qui jettent le discrédit sur cette profession si nécessaire à la République. Les images médiatiques qui pervertissent la réalité font qu’un jour on idolâtre les forces de l’ordre comme après les attentats de Charlie Hebdo et un autre jour, on les conspue en leur reprochant les pires mots sans prendre le temps de savoir la réalité et les conditions de travail de ces personnes. Les médias en continus attisent la passion pour faire de l’audience au risque de tout faire exploser.

Il y a dans cette foire à l’empoigne, des syndicats qui ne représentent plus personne et qui sont financés par l’Etat, ce qui les asservis. Ils proposent du canada-dry de négociation mais ce qu’ils proposent est souvent très loin de la réalité des citoyens. Les syndicats de médecins sont financés par l'Etat en majorité. La condition à cela est de signer la convention. N'est-ce pas un conflit d'intérêt?

https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/2050097208413467/

Quand aux grandes entreprises, avec la mondialisation, elles donnent l'impression de faire comme elles veulent, faisant fi des législations et des besoins des pays pour croître et grandir aux dépends des populations.

Pourtant chacun d’entre, pris un à un, sont souvent de supers individus. Souvent, ils agissent à leur insu par ignorance ou par passion. Cette fièvre que les grecs redoutaient tant à l’époque car elle détruisait des cités.

  • Face à ce grand bazar, on se demande s’il ne faudrait pas une thérapie familiale à la France pour réapprendre à chacun à s’écouter, à se parler, à tenir compte du contexte de l’autre, à sortir d’une posture égocentrée et sortir du désir et de la règle, pour juste redevenir humain.
  • Il serait intéressant d’apprendre à chacun la bienveillance et l’empathie afin de construire un nouveau contrat social. Pour devenir une société mature, il serait intéressant que l’on sorte d’une relation parent enfant (une mère patrie nourricière qui éduque ses enfants de façon stricte avec des enfants rois) pour une relation de compromis où chacun contribue à la société, pour ne pas juste consommer, et connaitre un peu mieux la vie sociale et celle des autres.
  • Il serait utile d’avoir plus de pédagogie afin que l’on comprenne mieux les lois, les règles et les taxes pour ne pas les conspuer sans comprendre. Pourquoi n’existe-t-il pas de télévision citoyenne (ou d’état) qui expliquerait les lois et les choix possible sans tomber dans ces pugilats politiciens qui n’apprennent rien. Ne serait-il pas utile, lors des manifestations, d’avoir des personnes, comme dans les pays nordiques, qui expliquent les actions des policiers avec des portes voix afin que chacun s’ajuste à la situation, ce qui éviterai des quiproquos se terminant parfois dramatiquement ?
  • Pour gagner en justesse dans l’instauration de nouvelles mesures ou de loi, ne serait-il pas bon de demander l’avis de personnes concernées et représentatives tirées au sort pour mieux appréhender les conséquences des décisions sur la vie réelle des citoyens et éviter toutes les collusions entre syndicats, lobbying et l’Etat ? On y gagnerait e pragmatisme et en représentativité tout en responsabilisant les citoyens qui délègues trop facilement leurs responsabilités à leurs représentant pour mieux s’en plaindre ensuite.
  • Ne serait-il pas un bon investissement d’apprendre à tous les enfants à méditer pour gagner en paisibilité et en attention, ce qui leur bénéficierait dans la vie adulte ? Ne serait-il pas bon que toutes personnes faisant un métier en relation avec du public fasse elles aussi de la méditation afin de savoir vraiment écouter les personnes, ne pas être esclave de ses réactions, ne pas s’user dans son travail et se ressourcer si besoin ?

Plus que des solutions n'a-t-on pas besoin d’un psychiatre familial, un systémicien, pour faire évoluer notre système relationnel, mieux communiquer, mieux considérer l’autre et mieux écouter toutes les personnes qui vivent avec nous, pour gagner en bienveillance et en gentillesse et sortir, ainsi, de cette paranoïa qui nous amènent à voir le mal partout et à se méfier de tous, tout en l’agressant verbalement et physiquement parfois? Comment retrouver un peu de paix pour construire ensemble les compromis sociaux pour vivre ensemble? Ne serait il pas temps que la société mûrissent et s'émancipe du désir pulsionnel de chacun?

 

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 16:10

Un être humain est un être émotionnel par essence. Le jour où nous n’aurons plus d’émotion sera le jour de notre mort. Pourtant, beaucoup de personnes sont embêtées et empêtrées par leurs émotions. Certaines deviennent presque « allergiques » aux émotions et aux pensées ou sensations corporelles qu’elles induisent, faute de les comprendre ou savoir les gérer. On a parfois l’impression qu’elles voudraient vivre comme des cadavres : des personnes qui ne ressentent pas et qui ne pensent pas ! Pour bien vivre, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne nos émotions et à quoi elles servent.

Les émotions servent à nous informer sur nos besoins et à nous fournir de l’énergie pour nous adapter. Par exemple, la peur nous informe de notre besoin de sécurité, la colère que nos droits sont bafoués et la tristesse que nous avons à renoncer. Les émotions s’expriment par des sensations physiques pour pouvoir les percevoir et en tirer l’information qu’elles portent et par des pensées pour nous aider à agir. Elles trouvent leur origine dans l’époque où nous étions des hommes préhistoriques et qu’il fallait anticiper les dangers pour ne pas mourir. Elles participent à notre système d’alerte pour nous ajuster et survivre. Si à cette époque, on vivait plutôt en petit groupe dans de grands espaces, on vit actuellement à 500 dans le métro. Du fait de cette évolution rapide, nous rencontrons nettement moins de dangers mortels mais nous sommes plus souvent stimulés par notre environnement, ce qui nous impose à pratiquer en permanence un tri entre les émotions utiles et celles inutiles, pour ne pas être déborder par elles. Une façon crue d’appréhender cette production, est de se dire que notre organisme produit des émotions et des pensées comme nous produisons de la salive, de l’urine, de la transpiration ou des selles. Même si nous en produisons, nous ne sommes pas notre salive, etc.

 

La digestion des émotions s’effectue par la respiration ventrale qui est apaisante. Pourtant peu de personnes savent respirer ainsi. La plupart d’entre nous vivons en apnée ou respirons avec le thorax, aveugle aux mouvements abdominaux. Il est souvent efficace d’inspirer avec son ventre en se disant que l’on fait toute la place nécessaire pour notre ressenti émotionnel et que l’on expirer pour expurger toutes les tensions qu’elles procurent.

Malheureusement personne ne sous apprend à faire ce travail de digestion émotionnelle au fil de la journée. En reprenant l’image de la salive, c’est un peu comme si nous étions invités chez quelqu’un qui cuisine bien. Sensible à ce repas appétissant qui s’annonce, nous salivons de façon continue en oubliant de régurgiter cette salive jusqu’au fameux repas. Arriver chez cette personne, dès que l’on ouvre la bouche pour parler, nous nous retrouvons à déborder de toute cette salive non digérer, ce qui n’est guère élégant et surtout incommodant. C’est le même mécanisme qui arrive chez les anxieux. Ils s’inquiètent à l’avance d’une situation ce qui génère des émotions. Ils ne font pas ce travail de digestion ventrale et les émotions s’accumulent. Une fois au contact de la situation anxiogène (transport, prise de parole, etc.), ils se retrouvent déborder par les émotions et font une crise panique.

Fort de cette image, il est nécessaire d’apprendre à être continent de ses émotions et de savoir les digérer au fur et à mesure. La salive est utile pour notre comportement alimentaire tout comme les émotions nous sont utiles pour réfléchir et nous adapter. Le tout est de comprendre comment cela fonctionne. Antonio Damasio, un célèbre neurologue, a montré dans son livre « L’erreur de Descartes ou la raison des émotions » que l’on raisonnait mieux grâce aux émotions même pour effectuer un problème de math.

Les émotions servent à sentir la vie, à se préparer, à s'adapter, à aimer la vie, à s'ajuster, à savourer, à aimer, etc. Soyons curieux des émotions pour les explorer plutôt que de s'en méfier et de les craindre.

Faisons la paix avec nos émotions ; Apprenons à apprivoiser et à domestiquer ce formidable outil physiologique pour vivre une vie riche et épanouissante.

 

JC Seznec : J'arrête de lutter avec mon corps. Ed PUF

Russ Harris : Le piège du Bonheur. Ed de l'Homme. Version illustrée

JC Seznec et L Carouana : Savoir se taire, savoir parler; Ed InterEditions.

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