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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 19:06

J’ai beau chercher, je ne retrouve plus de rêves collectifs à partager. Ce genre de truc qui nous donne envie d’avancer tous de concert, qui noue une appartenance et qui forge un élan commun. Pouvoir se sentir bien tous ensemble sans se perdre dans des crêpages de chignons.

 

 

 

Depuis la pandémie du COVID-19, nous passons à nous défendre : contre le COVID, la variole du singe, le

réchauffement de la planète, la guerre en Ukraine, la menace nucléaire, la violence faite aux femmes, le droit à l’IVG, le droit des femmes en Iran, la disparition des espèces, etc et etc.

Notre système de santé s’écroule. Des services d’urgences ont dû fermer cet été faute de personnel. Les médecins libéraux vont se mettre en grève, ce qui arrive très rarement. A la rentrée, on avait des difficultés à trouver des enseignants… Grosse fatigue !

Même la coupe du monde de football, qui était l’événement qui arrivait à rassembler tout le monde, pour nous faire vibrer et rêver, est devenu polémique et source de bataille : pas le droit à l’alcool, pas le droit aux tenues que l’on veut (couleur arc en ciel, tenue de chevalier, expression d’idées, etc.).

La politique, au sens noble du terme, servait à nous questionner pour nous proposer des projets d’avenir. Désormais, ils ne font que faire le buzz pour tenter d’exister plus qu’une mandature. Ils sont devenus des influenceurs avec des followers sans structure politique qui construisait des idées politiques ou des convictions pour emporter un pays.


La disparition des rêves est tellement patente que le discours d’Obama aux élections des midterms à Philadelphie a été de dire que les Américains avaient besoin de retrouver des rêves.

Après, on raconte dans les journaux que les jeunes sont devenus flemmards et qu’il est devenu difficile de recruter du personnel dans les métiers de labeurs. Il semble que les jeunes ne croient plus aux plaisirs différés. Ils veulent argent comptant de leurs efforts. Ils semblent ne plus croire aux promesses dans cette société qui est devenue récréative faute de projet. Il semble que de plus en plus de personnes veulent soient gagner beaucoup d’argent ou sinon vivre de petits jobs porteurs de sens. Il est difficile de recruter dans le bâtiment, l’éducation nationale, des soignants, dans les banques, etc. et même des coiffeuses !

Le danger est que si on a plus d’espoir, on risque le désespoir. Il est source de trouble de l’humeur ou d’agitation, voire de violence.

On s’étonne que dans cette société individualiste et consumériste, la dépression est en train de devenir la première pathologie au monde et qu’elle est corrélée à l’obésité.

Nos politiques ont oublié que si on veut motiver des personnes à construire un bateau, on a besoin de savoir quel voyage on va faire avec !

Il me semble que nous avons besoin de retrouver du lien avec soi, avec les autres et avec la nature pour retisser un projet de vie. Une nouvelle écologie de soi dans un projet commun ?

J’ai envie de rêver, d’avoir du désir… Pas vous ?

 

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