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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 18:33

En cette veille de rentrée, je vous écris pour vous faire part de mon envie de militer activement pour une médecine plus écologique, plus humaine, plus intégrative et plus personnalisée.

En effet, la crise du COVID, le réchauffement climatique, les enjeux écologiques, les tensions entre les humains, le fait que l’on voit actuellement se développer dans le monde une épidémie d’obésité et de dépression, et beaucoup d’autres choses encore, sont autant d’indices qui nous informent que nous sommes probablement à un carrefour de compréhension de notre façon de vivre et de prendre soin de nous.

Pourtant, je crois qu’il n’y a pas de fatalité à tous ces maux. Les êtres humains ont de grandes capacités d’adaptation s’ils s’engagent fermement à faire ce qu’il faut pour prendre soin de soi en toute cohérence :

  • Que voulonsnous ?
  • Que faisonsnous concrètement, jour après jour, pour tendre vers ces souhaits ?
  • Notre façon de vivre estelle cohérente avec nos vœux ?

Je crois aussi que les changements d’aujourd’hui dépendront des choix de chacun et non de l’impulsion ou de l’injonction d’une quelconque autorité. Je crois que nous avons à choisir de devenir acteur de notre santé et de nous recentrer sur ce qui nous importe à travers nos choix. A nous, chacun dans notre coin, d’agir en bienveillance.

S’il existe des facteurs de vulnérabilité à certaines maladies et que nous sommes soumis à des risques externes, comme les agents infectieux, de nombreuses pathologies sont le fruit d’un déséquilibre intérieur. Ce déséquilibre se nourrit de facteurs prédisposants (terrain génétique, éducationnel, nos habitus de vie, notre terrain physiologique, etc.), de facteurs déclenchants et de facteurs d’entretien. Si nous ne sommes pas maitres des facteurs extérieurs déclenchants, nous pouvons être vigilants à ne pas entretenir des vulnérabilités pour faire éclore des pathologies.

Le gène de la dépression et de l’obésité ne sont pas apparus ces dernières années. Ces pathologies sont dues à tous nos choix comportementaux qui, jour après jour, mois après mois, année après année, aboutissent à ces troubles. A nous d’apprendre à choisir de faire différemment pour changer la donne de notre santé et prendre soin de nous à chaque instant. Se soigner s’est avant tout maintenir notre bonne santé pour ne pas tomber malade. De plus, selon le terrain prédisposant, on ne soignera pas la personne de la même façon, au risque de s’enliser à vouloir remplir une baignoire percée. Parfois la voie de sortie est ailleurs.

Le traitement d’une personne doit tenir compte de son histoire, de son contexte, de son mode de vie, etc. Pour toutes ces raisons, la médecine demande prendre le temps d’écouter nos patients pour percevoir tous les éléments qui constituent leur équilibre pour les accompagner à retrouver un équilibre. Finalement, un être humain est comme un mobile. Si on touche un élément, on prend le risque de modifier l’équilibre global. Il est donc plus aisé de prévenir que de guérir.

Ce dont je vous parle, aujourd’hui, est ce que l’on appelle la médecine intégrative. La médecine intégrative prend en charge l’individu dans son histoire et dans son écosystème, pour une approche globale. Pour restaurer, l’équilibre, elle s’appuie sur des outils multiples : médicaux, nutritionnels, activité physique, sociaux, psychologiques, motivationnels, etc.

Dans la boite à outil de la médecine intégrative, il existe de nombreux outils. Ceux-ci proviennent des avancées scientifiques mais aussi de connaissances millénaires. L’homme a eu l’intelligence de développer des moyens médicaux et pharmaceutiques fort utiles mais sait aussi s’enrichir des outils disponibles dans la nature (phytothérapie, etc.). Il n’y a pas de bons ou mauvais médicaments comme il n’y a pas de bons et mauvais outils ou de bons ou mauvais aliments. Tout dépend du contexte et de la façon dont on les utilise. L’intention est d’obtenir plus de bénéfices que d’inconvénients.

La médecine intégrative ne consiste pas qu’à guérir mais ouvre des perspectives pour prendre soin de soi et prévenir les maladies. Pour l’utiliser, elle demande ouverture, relation, bienveillance, écoute, curiosité, créativité et professionnalisme.

  • L’ouverture : c’est savoir s’ouvrir à une plus large connaissance.
  • C’est avant tout la qualité de la relation de soin qui bonifie tout outil thérapeutique, qu’il soit moderne ou traditionnel. Elle demande de la bienveillance envers son patient et de savoir l’écouter pour comprendre sa situation et ses besoins.
  • Curiosité et créativité car parfois le chemin s’effectue loin de ce que l’on a appris ou ce que l’on croit. Nos pensées et nos principes peuvent vite devenir une prison mentale.
  • Professionnalisme car tout travail demande évaluation. Tout ce qui est naturel n’est pas forcément « bon » et sans effets indésirables comme tout ce qui est fabriqué par l’homme n’est pas forcément une chimie toxique et peut avoir des vertus.

La médecine intégrative est une opportunité pour avoir une vision écologique de l’homme, au sein d’un écosystème, et qui est le produit de son histoire. Jardinons avec soin ce que l’on est pour être le moins malade possible !

Le COVID est une occasion d’appliquer cela. Certes, il serait intéressant de trouver des traitements et un vaccin pour nous protéger, certes il est intéressant de développer des comportements de prévention grâce à des gestes barrières, mais il est aussi intéressant de développer notre immunité et notre solidité. L’un ne va pas sans l’autres. C’est cela une approche globale.

La médecine intégrative ouvre de nouvelles perspectives que je souhaite développer.  A ce carrefour de notre humanité des choix et des engagements sont possibles. Agissons!

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