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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 12:55

Cette retraite dans notre domicile du au confinement imposé est éprouvante pour certains d’entre nous. Elle est source de douleurs. La difficulté à être en paix avec soi-même se traduit par une lutte avec soi, ses pensées, ses émotions et son corps. Parfois nous pouvons être tenter par des comportements anesthésiants pour ne pas être en contact avec notre intériorité : fumer, grignoter, consommation d’alcool ou de drogues, etc. Pourtant, une telle démarche n’aboutit à aucune victoire, uniquement, au final,  à de la souffrance. Si vous souhaitez prendre une autre direction que la souffrance, c’est comme tenter d’atteindre l’Everest, cela débute toujours par un premier pas. Commencez par un premier pas et vous verrez jusqu’où vous irez !

 

Notre vie et notre humanité sont comme des jardins. Pour s’engager dans ce processus de paix, une âme de jardinier est nécessaire. Ce travail s’inscrit dans le temps. Vous allez labourer, désherber, semer, tailler au rythme de vos saisons. Il y aura des hivers, des printemps, des étés et des automnes[1]. Ces propos semblent simples et naïfs mais ils m’apparaissent représenter au mieux l’état d’esprit nécessaire à un travail pour changer.

 

Le travail de jardinier suit le principe du hobby selon les Japonais :

  • Nous ferons ce travail personnel aussi sérieusement, sinon plus, que notre activité professionnelle ;
  • Le but de ce travail ne sera pas lucratif ;
  • Il n’aura pas forcément de spectateur (par cette démarche, nous n’alimenterons pas une théâtralité), ni d’auditeur (nous ne passerons pas notre temps à faire le récit de ce travail) :
  • Il participera à notre équilibre ;
  • Nous le développerons en secret avec l’espoir d’éveiller en nous des zones ensommeillées ;
  • Au final, le sens de ce travail sera d’œuvrer pour élargir notre Être que tant de forces tendent à rétrécir.

 

Cette saison confinée chez nous est l’occasion de nous recentrer. C’est l’opportunité de travailler à plus de fléxibilité intérieure, à jardiner notre intériorité pour l’élargir et pour nous sentir riche de ce que nous sommes. C’est l’occasion de sortir de la dépendance affective et matérielle pouvant faire l’objet d’une prison mentale. Bon jardinage.

Seznec JC et Le Guen S : Débranchez votre mental, trucs et astuces pour ne plus ressasser et profiter de la vie. Ed Leducs

 

[1] cf film Bienvenue Mister Chance avec Peter Sellers

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