Espace de créativité, d'échanges et de palabres sur la vie, les humains et la psychologie. Boite à trucs et astuces mais aussi à réflexions

Ce confinement et cette pandémie sont des événements nouveaux qui nous ont surpris dans notre mode de vie consumériste. Il nous a fallut ajuster notre mode de vie pour nous protéger et développer des apprentissages. Cet ajustement est source d’émotions. En effet, les émotions sont des outils physiologiques pour nous adapter en nous informant de nos besoins et en nous donnant l’énergie pour générer les actions nécessaires. Lorsque l’on a plus d’émotions, c’est que l’on est mort alors félicitons nous d’avoir des émotions ! Si on ne sait pas surfer ces vagues émotionnelles, le risque est d’être débordé et de boire la tasse en étant anxieux et angoissé.
Le stress est une proto émotion. Il est utile pour nous adapter en augmentant notre vigilance et en préparant notre corps à la réaction. Ce n’est pas le stress qui est un problème mais c’est la difficulté à en tirer parti ou l’excès de son impact sur notre mental (idées anxieuses), sur nos émotions (peur) ou sur notre corps (angoisses, nausées, etc. médiés par le système neuronal sympathique). Alors comment faire ?
Revenir dans le présent qui est le seul endroit où nous pouvons agir. Pour commencer, il est nécessaire d’accueillir cette expérience qui s’impose à nous pour sortir de la lutte contre toutes choses dont nous n’avons pas contrôle. Cela nous demande probablement à de l’acceptation et à des renoncements pour négocier au mieux cette vague épidémique comme un surfeur négocie la vague qui se propose à lui.

Reprendre le contrôle sur sa respiration. Le stress nous fait accélérer notre respiration et respirer avec le haut des poumons. La respiration apaisante est une respiration lente et ventrale :
Trouver un endroit de sécurité en vision mentale : Le cerveau ne fait pas la différence entre un événement imaginaire et réel.
Ne ratez pas une occasion de rire. Henri Tachan disait dans une célèbre chanson qu'un jour sans rire est un jour foutu. Le rire est un bon médicament. Roberto Begnini nous a montré que nous pouvions rire de tout même de la Shoah dans ce merveilleux film qu'est "la vie est belle".
Faites la différence entre soi et ses pensées. Nous produisons des pensées avec notre cerveau comme d’autres organies produisent de la salive ou de l’urine. Le risque est de se laisser hameçonner par notre cerveau émotionnel qui panique de ne pas avoir le contrôle de la situation. Ne lui laisser pas prendre le pouvoir sur vous. Nelson Mandela a survécu au confinement de la prison en se répétant « je suis le maitre de mon destin, je suis le capitaine de mon âme » du poème Invictus.

Utilisez l’énergie émotionnel pour donner du sens à cette retraite chez vous, pour approfondir ce qui vous importe et faire chaque jour des réalisations. L’être humain est comme un jardin. Si on ne le jardine pas, il y pousse des mauvaises herbes comme l’anxiété et le stress.
Ne confondez pas distance physique et isolement social. Cultivez de façon créative votre réseau sociale et ne ratez pas une occasion d’aider quelqu’un, c’est bon pour le moral.
Nous vivons tous une aventure de vie exceptionnelle comme d’autres l’on vécut à d’autres moments (conquête de l’ouest, immigration, etc.). Cette aventure est éprouvante car elle nous fait vivre des drames et le futur est particulièrement incertain. On ne peut l’anticiper et le contrôler. Alors faisons comme le marin en mer qui est pris dans la tempête ou dans la brume : réduisons la voilure, avançons vague après vague et nous arriverons tous quelque part. Commenter un événement c’est comme commenter un match, cela n’aide pas à gagner. Aussi, je vous encourage à vous concentrer sur le présent et à le vivre avec créativité pour ne pas vous laisser emporter par le stress. Bon courage.

