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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 11:32

La mort Blanche de Franck Herbert résonne particulièrement à l’épreuve du covid 19 et du confinement qui en résulte. En effet, dans ce livre, Franck Herbert avait imaginé un virus qui tue toutes les femmes. Cette « peste blanche » a obligé tous les pays du monde à confiner leurs femmes pour éviter l’extinction de leur peuple, faute de pouvoir se reproduire et en l’absence de solutions. 
Dans ce livre, Franck Herbert décrit avec précision comment chaque pays, selon sa culture, va faire des choix différents pour résister à cette peste blanche et comment l’organisation sociale va se modifier. La pyramide de pouvoir et d’influence va se modifier face à ce nouveau danger. De petits chefs vont émerger et vont imposer de nouvelles règles plus ou moins efficace.
La Mort Blanche est l’avant dernier livre de Franck Herbert qu’il a écrit en 1982. Il imagine un homme, John O’neil, qui perd la tête en voyant sa femme et ses enfants mourir dans un attentat terroriste en Irlande. Pour se venger de la perte de sa femme, ce chercheur invente une arme bactériologique qui va contaminer toutes les femmes en se diffusant aux quatre coins du monde. 
Pendant longtemps, les médias ont imaginé une guerre bactériologique en s’inquiétant des virus et des bactéries que détiennent certains laboratoires dans le monde. On s’est souvent demandé quelles seraient les conséquences du relargage de  variole dans la population. Les USA, l’URSS et la Chine se sont intéressés à ce type d’armement (https://theconversation.com/le-secret-autour-des-armes-biologiques-amplificateur-de-tous-les-fantasmes-132339). Il y a eu après le 11 septembre, une série de lettres piégées à l’anthrax qui a réactivé nos peurs autour d’une guerre bactériologique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Enveloppes_contamin%C3%A9es_au_bacille_du_charbon).
Ne tombons pas dans la théorie du complot, le COVID 19 n’est pas issu de la guerre bactériologique. Il ne tue pas les femmes. Il tue d’ailleurs plutôt les hommes (60 à 70% des mors du corona virus sont des hommes). Par contre il est passionnant de lire comment Franck Herbert a imaginé l’impact social et politique d’une pandémie meurtrière. Il est l’un des auteurs qui décrit le mieux les dédales géopolitiques des différentes nations existantes ou non face à une situation tout comme il l’a fait auparavant dans sa célèbre saga Dune. Il est intéressant d’observer que l’imaginaire des scénaristes et des auteurs ont imaginé de nombreux scénarios catastrophes et que nous semblons aussi peu préparer pour les prévenir et les gérer. Voici le genre de commentaire que l’on retrouve dans Babelio : « Voilà bien un livre perturbant à chroniquer. A la fois très bien écrit livre boursouflé. Véritable page-turner à l'intrigue plus qu'improbable. »
Pourtant, une pandémie nous arrive ce jour de façon toute aussi improbable. Il sera intéressant de voir comment notre civilisation amortira cette épreuve et nous évitera de basculer dans une autre épidémie comme celle des morts vivants de Walking Dead. En effet, dans cette bande dessinée et cette série télévision, le plus intéressant n’est pas cette histoire de morts vivants mais comment la société des humains s’organise face à ce fléau et comment elle s’entretue pour se protéger. Le vrai danger dans cette série n’est pas les morts vivants mais les autres humains. La littérature a encore un temps d’avance et nous a prévu d’autres cauchemars. Pouvons-nous les éviter !

 

La mort blanche, un livre à relire?

 

"We must learn to speak climate"
Dune, F. Herbert
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