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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 20:12

Le chemin, jusqu’au gain de la coupe du monde, est long. Il y a tout d’abord un tournoi qui permet à deux équipes de sortir de chaque poule puis une deuxième partie de compétition avec quatre matchs à élimination directe. Ce parcours en deux temps est semé d’embûches et d’épreuves qui forgent le caractère de chacun jusqu’à l’apothéose du trophée. Comme l’a dit Emmanuel Macron, une coupe du monde réussie et est une coupe du monde gagnée ! La gestion des différents temps de cette compétition est déterminante et permettra à une équipe de sortir vainqueur de cette compétition. Aussi, comme la fable de la Fontaine, le lièvre et la tortue, ce n’est pas forcément celui qui part le plus vite qui gagne. Au cours de certaines coupes du monde, on a vu des équipes brillées en poules pour disparaître rapidement en huitième ou quart de final. En effet, le long de ce chemin toute les équipes vont se fortifier et grandir pour donner le meilleur d’eux-mêmes lors de la finale. Les poules ne servent pas qu’à se qualifier mais permettent aux équipes et aux joueurs de mûrir. La différence se fera par l’éclosion de l’équipe qui aura le plus appris et aura grandi au cours des poules pour se lancer et traverser avec succès les matchs mortifères de la deuxième partie de la compétition.

Pour savoir quel pays va aller le plus loin, il est intéressant de regarder quelles équipes ont été éprouvées et lesquelles semblent avoir appris des matchs difficiles en poules. Le principal est d’être bon au bon moment et d’obtenir la victoire finale.

Cette discussion sur le parcours me fait penser aux lycéens qui passent le baccalauréat. Cette épreuve du bac évolue. A ma lointaine époque, l’important était d’être prêt le jour J, quel que soit le chemin qui précède l’épreuve du bac. En effet, les adolescents ne grandissent pas de façons rectilignes. Les adultes les plus compétents et les plus épanouies ne sont pas forcément ceux qui ont eu la meilleure scolarité. Leurs progrès se font en dent de scie, notamment pour les garçons. J’ai vu nombre de première de la classe se faire lâcher à l’approche de la finale (le bac) et des lycéens moyens, pendant toute leur scolarité qui se sont révélés très bon dans leurs études supérieures une fois le bac en poche.

Cependant, ces dernières années, la donne change avec l’introduction de plus en plus importante du contrôle continu. Actuellement, les orientations sont déjà jouées avant le bac, sur l’examen des dossiers, transformant le bac en une formalité où la mention se réduit à un problème d’orgueil. Alors quelle est le bon système ? Un système où il faut être bon le jour J ou un système avec une progression linéaire tout au long des études ? Le système du contrôle continue et de l’orientation sur dossier favorise très nettement les filles qui sont des bucheuses endurantes. En coupe du monde, préfère-t-on sélectionné pour la final des équipes qui ont bonne tout le temps ou des équipes qui ont réussi à passer tant bien que mal les différentes épreuves pour être grande le jour de la finale et gagner la coupe du monde ? Pour mémoire, en 1998, la France n’a pas été brillante pendant toute la compétition et a passé chaque étape sur le fil pour être étincelante le jour de la finale. Quel spectacle préférez-vous ? Une coupe du monde gagnée par l’Allemagne qui a été parfaite pendant les poules de sélection à la coupe du monde om la victoire d’une équipe qui se sera sublimé lors de cette épreuve ?

Qu’en pensez-vous ? Evidemment, moi qui suit un garçon, je préfère une épreuve où l’on est bon le jour J (baccalauréat ou coupe du monde) qu’une épreuve où l’on doit être bon tout le temps.

 

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